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A la ménopause, de bonnes nuits pour une sexualité épanouie

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Les problèmes de sommeil ne sont pas rares lors de la ménopause. Si ce changement hormonal peut être à l’origine de maladies cardiovasculaires et de dépression, il pourrait donc aussi interférer sur la qualité des rapports sexuels. C’est ce que viennent de montrer des chercheurs américains.

Des scientifiques de la North American Menopause Society (NAMS) ont recruté 93 668 femmes âgées de 50 à 79 ans. Ils les ont questionnées sur la survenue d’éventuelles insomnies, ainsi que sur leur vie sexuelle. La prévalence d’insomniaques était de 31%. Plus d’une femme sur deux avait eu des relations sexuelles au cours de la dernière année. Parmi elles, 50% en étaient satisfaites.

Les chercheurs ont observé qu’une courte durée de sommeil (moins de 7 à 8 heures par nuit) était associée à une moindre probabilité de satisfaction sexuelle. Une relation qui varie d’un groupe d’âge à l’autre.

Ainsi, les femmes âgées, étaient moins susceptibles d'être sexuellement actives si elles dormaient moins de 7 à 8 heures par nuit comparativement aux femmes plus jeunes.

Autre donnée, les septuagénaires ayant dormi moins de 5 heures étaient moins actives que leurs homologues qui dormaient de 7 à 8 heures.

« Les femmes et les professionnels de santé devraient connaître ce lien entre les troubles du sommeil et la satisfaction sexuelle lors de la ménopause » lance le Dr JoAnn Pinkerton de la NAMS. « Il existe des traitements efficaces pour lutter contre la privation de sommeil et être satisfaites des rapports intimes. » Il cite ainsi « l'hormonothérapie, efficace pour les femmes symptomatiques. »