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AVC : encore des progrès à accomplir

Neurologie

Entre 2008 et 2014, le taux d’hospitalisation pour accident vasculaire cérébral (AVC) dans des unités neuro-vasculaires a globalement augmenté. Cette évolution, couplée à une baisse de la mortalité, est encourageante. Toutefois, des progrès sont encore nécessaires pour permettre au maximum de patients de bénéficier d’une prise en charge précoce. C’est le constat des rédacteurs de la dernière livraison du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). 


De 2008 à 2014, le taux de patients hospitalisés pour un AVC ischémique a augmenté de 14,3% chez les moins de 65 ans et baissé de 2,1% chez les 65 ans et plus. En revanche, pour les AVC hémorragiques, le taux a peu évolué. En parallèle, le taux de mortalité par AVC a diminué de 13,1% entre 2008 et 2013. « Cette diminution concernait les deux sexes et les différentes classes d’âge, excepté les femmes de 45 à 64 ans et les personnes de 85 ans et plus », précisent les rédacteurs du BEH.


Des disparités régionales


« L’augmentation encourageante de la proportion de patients hospitalisés en unités neuro-vasculaires et la baisse de la létalité hospitalière ne doivent pas faire oublier trois constats préoccupants », notent-ils toutefois. « Le contexte de vieillissement de la population, l’augmentation des taux d’adultes jeunes hospitalisés pour AVC ischémique et l’existence de fortes disparités régionales des taux de patients hospitalisés pour un AVC ».


En effet, « les taux de mortalité en 2013 varient du simple au double en fonction des régions. Les quatre régions d’Outre-mer, les Hauts-de-France et la Bretagne présentaient les taux les plus élevés et l’Île-de-France le plus bas ».


« La rapidité de prise en charge étant un élément essentiel pour limiter le risque de décès, les campagnes de sensibilisation aux premiers signes de reconnaissance de l’AVC doivent être répétées », concluent-ils. Objectif, « permettre au maximum de patients victimes de bénéficier d’une prise en charge précoce ».