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Cancer du col de l’utérus : indispensable frottis

Cancérologie
Ce dimanche débutera la semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus. A cette occasion, l’Institut national du Cancer (INCa) lance une campagne d’information et de sensibilisation centrée sur le dépistage de ce cancer.
Du 22 au 28 janvier 2017, la Semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus permettra aux autorités sanitaires françaises de mobiliser les femmes sur l’importance du frottis. En effet l’objectif de la campagne initiée par l’INCa, le ministère en charge de la santé et l’Assurance-maladie vise à toucher les 40% de femmes concernées par le dépistage mais qui ne le réalisent pas.
Cette opération s’inscrit dans la perspective de la mise en œuvre du programme national de dépistage organisé. Lequel a pour objectif la réduction de 30% à 10 ans de l’incidence et du nombre de décès par cancer du col de l’utérus. Pour y parvenir, il convient « de lutter contre les inégalités d’accès et de recours au dépistage », indique l’INCa.
En réalité, le cancer du col de l’utérus pourrait presque être éliminé en France. Et ceci grâce à deux leviers complémentaires : la vaccination contre les HPV pour les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans et le frottis pour les femmes de 25 à 65 ans.
Le rôle essentiel des gynécologues, médecins et sages-femmes
L’INCa rappelle que près de 9 frottis sur 10 en France sont réalisés par des gynécologues. Pourtant de nombreuses femmes n’ont pas de suivi gynécologique régulier. Notamment celles âgées de 50 à 65 ans et les femmes des catégories socioéconomiques les moins favorisées. S’ils ne pratiquent pas eux-mêmes le frottis, les médecins généralistes peuvent orienter leurs patientes vers un autre professionnel de santé ou une autre structure de soins. A noter que les sages-femmes peuvent réaliser cet examen. Pourtant un quart des femmes enceintes ne bénéficieraient pas d’un frottis pourtant recommandé durant la grossesse.