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Consommation de fromage et mortalité prématurée : aucun lien !

Nutrition

Souvent accusé d’être trop riche en sel et en graisse, le fromage augmente-t-il le risque de mortalité prématurée ? Cette question, de nombreux scientifiques se la sont posée. Problème, leurs conclusions diffèrent parfois. Pour en avoir le cœur net, une équipe chinoise a compilé diverses études conduites sur ce thème. Et leur constat est sans appel : s’il est consommé raisonnablement, le fromage n’interfère en rien sur la durée de vie. 


Consommé par des millions de personnes à travers le monde, le fromage entre dans la composition du désormais traditionnel « régime méditerranéen ». Problème, les travaux pour déterminer son impact à long terme sur la santé se succèdent… mais ne se ressemblent pas. Ainsi, des études – notamment une parue en 2012 dans The American Journal of Clinical Nutrition – ont déjà attribué au(x) fromage(s) des vertus protectrices contre le diabète de type 2 ou encore contre certains cancers. A l’inverse, certains chercheurs voient dans la teneur en sodium de certains produits un risque accru de maladies cardiovasculaires.


Dans ces conditions, difficile de s’y retrouver. Il est en outre légitime de s’interroger sur l’impact de la consommation de fromage sur la santé en général. En effet, compte tenu de la quasi-généralisation de ce type de produits dans le monde, établir un éventuel lien de cause à effet pourrait représenter d’énormes conséquences sur la santé publique.


Des chercheurs chinois (Université de Suzhou) se sont donc attelés à la tâche. Leur objectif : établir si la consommation de fromage est corrélée à un risque accru de mortalité toutes causes confondues. Ils ont ainsi passé en revue 9 travaux conduits sur le sujet : 3 menés en Hollande (« l’autre pays du fromage »), 2 au Royaume-Uni, 2 aux États-Unis, 1 en Italie et 1 en Australie. Au total, 177 655 participants ont répondu à des questionnaires. Au cours du suivi, 21 365 décès ont été répertoriés.


Après mise à l’écart d’éventuels facteurs confondants, les chercheurs n’ont trouvé « aucune association significative entre la consommation de fromage et la mortalité prématurée ».


Voilà qui est dit. Mais alors comment expliquer que d’un côté des travaux vantent les bienfaits du fromage tandis que d’autres alertent sur d’éventuels aspects néfastes ?


Avec une consommation raisonnable, pas de danger


Pour ce qui est des vertus, les scientifiques rappellent que le fromage renferme de nombreux éléments nutritifs bénéfiques comme le calcium, les protéines, la vitamine K 2 qui joue un rôle non négligeable dans la prévention des maladies cardiovasculaires.


Concernant les risques d’hypercholestérolémie ou de maladies cardiovasculaires (liés à la présence d’acides gras saturés et de sodium », les chercheurs n’ont pas relevés de lien.


Ils rappellent en outre – comme bien souvent et pour de nombreux produits – que « c’est la consommation excessive qui est préjudiciable ».