Actualités

Le « tabagisme ultra-passif » affecte notre système immunitaire

tabac
Les ravages du tabagisme passif sont aujourd’hui bien documentés. Mais connaissez-vous le « tabagisme ultra-passif » ? Il s’agit de l’exposition aux résidus de fumée accumulés sur les meubles ou encore les rideaux d’une maison. Plusieurs travaux ont déjà montré que ce phénomène n’est pas sans danger. Des chercheurs américains pointent aujourd’hui du doigt ses effets sur notre système immunitaire.
Nommé « Thirdhand smoke » en anglais, le « tabagisme ultra-passif » n’est pas sans risque. En 2016, des scientifiques californiens avaient montré qu’il serait susceptible d’augmenter le risque de développer un diabète de type 2. Toujours en Californie (Université de Berkeley), des chercheurs viennent d’accorder de nouveaux méfaits à cette exposition. Pour leur expérience, ils ont placé dans les cages de souris « enfants » et « adultes », des tissus préalablement traités à la fumée de cigarette.
Les nourrissons en première ligne
Résultat, les souriceaux « nouveau-nés » exposés pendant 3 semaines ont présenté un poids corporel plus faible que ceux du groupe témoin. Notons que cet effet s’est révélé temporaire, puisque, quelques semaines après l’exposition, les petites souris ont repris du poids.
Autre observation : des changements dans le nombre de globules blancs associés aux réactions inflammatoires et allergiques. Et ce, quel que soit l’âge des rongeurs. Des variations qui ont perduré dans le temps.
« La recherche sur le ‘tabagisme ultra-passif’ n’en est qu’à ses balbutiements », précisent les auteurs. « Mais il est évident que les résidus persistants sur les surfaces intérieures pourraient être tout aussi nuisibles - sinon plus - que le tabagisme passif. » Ils notent enfin que « les bébés sont sans doute plus à risque dans la mesure où ils entrent plus facilement en contact (notamment en rampant) avec des surfaces contaminées. »