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L’EMDR au secours des troubles sexos

Cancérologie

Le sexologue est un interlocuteur de choix quand un couple est confronté au vaginisme, à la dysfonction érectile, à l’éjaculation prématurée… Parmi les approches thérapeutiques possibles : l’EMDR, ou thérapie par stimulation sensorielle. 


Si le grand public connaît aujourd’hui l’EMDR, c’est essentiellement pour son efficacité dans la prise en charge des stress post-traumatiques liés aux récents attentats. Mais le champ d’application de cette technique dont l’intérêt a été reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2013 est très vaste. Dans le cadre d’une sexothérapie, l’EMDR peut ainsi aider les patients à surmonter le traumatisme à l’origine de leurs difficultés, traumatisme dont ils n’ont le plus souvent même pas conscience. Il peut s’agir d’abus dans la petite enfance, d’une première fois qui s’est mal passée, de moqueries lors d’une précédente relation… 


Le principe de l’EMDR repose sur la stimulation bilatérale sensorielle alternée : soit le praticien demande à son patient de cligner des yeux, soit il lui tapote le genou, soit encore il peut lui faire entendre des bips. Dans tous les cas, on sait que ce type de stimulation neurologique favorise la production d’un neurotransmetteur, l’acétylcholine, connu pour abaisser le niveau d’angoisse et de tension interne. Pour résumer, l’EMDR aide à traiter et digérer un événement traumatisant. Chaque séance dure entre 60 et 90 minutes et la durée du traitement dépend en grande partie de l’intensité du choc initial. Attention, pour que l’EMDR porte ses fruits et ne réactive pas le traumatisme, elle doit être dispensée par des praticiens rigoureusement formés. Vous trouverez leurs coordonnées sur le site de l’Association EMDR France ou sur le site de l’Association inter-hospitalo-universitaire de sexologie.


A noter : les séances d’EMDR sont prises en charge si le praticien est médecin.