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Ostéoporose : Calcium et vitamine D pour faire des économies

Nutrition

Avec l’allongement de l’espérance de vie, l’ostéoporose et les fractures qui lui sont associées représentent un problème de santé publique majeur. L’entretien du squelette constitue une question de première importance. Le congrès mondial sur l’ostéoporose qui s’est récemment tenu à Florence (Italie) fut l’occasion d’aborder ce thème de la prévention, et de parler de l’importance du calcium et de la vitamine D dont l’impact sur la santé osseuse à maintes fois été documenté.


Les chiffres inhérents à l’ostéoporose sont alarmants. Chaque année en France, 377 000 nouvelles fractures dues à l’ostéoporose sont à déplorer. La hanche est particulièrement touchée : plus de 50 000 fractures du col du fémur sont recensées chez des femmes de plus de 50 ans. Et 15 000 chez les hommes. A l’échelle européenne, ce phénomène a un impact financier puisque l’ostéoporose représente un budget de plus de 4,8 milliards d’euros annuels ! Il s’agit bien là d’un problème de santé publique, tant sur le plan humain qu’économique. Et avec le vieillissement de la population – ces données ne risquent pas de s’arranger.


Et si la prévention se trouvait dans l’assiette ? Il est désormais bien connu que les produits laitiers ont leur rôle à jouer dans la santé osseuse. Mais sont-ils facteurs d’économies de santé ? Une étude française publiée dans la revue Osteoporosis International en février 2017 a analysé l’impact de l’association calcium-vitamine D contenue dans les produits laitiers sur la prévention des fractures liées à l’ostéoporose.


65 000 fractures évitées


En s’appuyant sur les recommandations officielles, à savoir 3 produits laitiers enrichis en vitamine D par jour (les Français n’en consommant en moyenne qu’un), les chercheurs ont établi un modèle mathématique permettant d’évaluer notamment le nombre éventuel de fractures évitées ainsi que la valeur économique associée.


Et les résultats sont probants. Dès la première année d’intervention, « 10 500 fractures de la hanche (8 000 chez la femme et 2 500 chez l’homme) pourraient être évitées, soit un coût d’hospitalisation de 126 millions d’euros (pour un investissement de 0,54 euros par personne et par jour- ndlr) ». Mieux, au total, toutes localisations confondues, la mise en place de ces recommandations empêcherait la survenue de 65 000 fractures !


« Cette approche présente donc un double intérêt », lance le Pr Jean-Yves Reginster (Unité d’Exploration du Métabolisme de l’Os et du Cartilage, CHU de Liège). « Celui d’éviter des fractures et d’améliorer la qualité de vie des patients, mais aussi de diminuer les dépenses de santé publique supportées par la collectivité. Un résultat que les décideurs devraient entendre ».