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Passage à l’heure d’été : quel impact sur la santé ?

Santé Publique

C’est désormais une tradition : le dernier weekend de mars marque le passage à l’heure d’été. Ainsi, dans la nuit de samedi à dimanche, à 2h, il sera 3h. Bref, nous dormirons une heure de moins. De quoi inquiéter ceux qui tiennent à conserver leur quota de sommeil. Qu’ils se rassurent. Cette privation de sommeil ne semble présenter qu’un impact mineur sur la santé. Et il en faut peu pour se recaler.


Il y a quelques temps, René Clarisse, chronopsychologue et maître de conférences en psychologie du développement à l’université de Tours nous expliquait qu’il faudrait « 5 à 6 fuseaux horaires, comme dans le cas d’un voyage transatlantique pour ressentir une désynchronisation sur le plan biologique. » En clair, l’heure de sommeil que nous perdrons ce week-end « ne fait courir aucun risque sur le plan chronobiologique. » Si vous avez peur de ne pas être au top le lundi venu, une courte sieste le dimanche après-midi devrait faciliter la transition.


En fait, ce qui peut se montrer dommageable, ce sont les pièges inhérents à l’allongement des journées. Terrasses ou soirées qui s’éternisent risquent de retarder l’heure du coucher… mais pas celle du réveil, le lendemain matin. Une dette de sommeil a donc de grandes chances de s’installer.


Les études se suivent… et ne se ressemblent pas


Avis partagé par la Commission européenne. Après avoir passé au crible plusieurs études, celle-ci concluait en 2007 que « les spécialistes, en l’état actuel de la recherche et des connaissances, s’accordent à constater que la plupart des troubles éprouvés (lors d’un changement d’heure, ndlr) sont de courte durée et ne mettent pas la santé en danger ».


Ce qui n’empêche pas certains chercheurs de faire le constat inverse. Ainsi, en 2014, une équipe américaine avait observé que les accidents cardiovasculaires faisaient un bond de 25% les jours suivant ce changement d’heure ! Sans pour autant prouver un lien de cause à effet.


Et pour les enfants ?


Les enfants ont une capacité à pouvoir s’adapter facilement. Pourtant, certains auront besoin d’un peu de temps pour s’adapter à leur nouvelle routine de sommeil (par exemple se coucher alors qu’il fait encore jour). Pour y remédier, effectuez une transition en douceur. Dès ce soir, bordez-le 10 à 15 minutes plus tôt que son heure habituelle. « Ainsi, son horloge biologique aura déjà apporté quelques ajustements », explique l’Hôpital pour enfants de Montréal. « Votre bambin ne s’endormira peut-être pas avant son heure habituelle, mais en procédant ainsi, vous incitez son organisme à se relaxer un peu plus tôt qu’à l’habitude, ce qui l’amènera à s’endormir plus tôt. »