Ai-je un risque de devenir diabétique et comment m’en protéger ? Medelli
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Ai-je un risque de devenir diabétique et comment m’en protéger ?

Méconnu et silencieux, le diabète de type 2 est une maladie chronique, souvent découverte tardivement. Cependant, il est possible dans de nombreux cas de prévenir, ou du moins retarder, son apparition en adoptant de bonnes habitudes alimentaires, en perdant du poids et en faisant régulièrement de l’exercice.

Quels sont les facteurs de risque du diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 est d’origine génétique et largement influencé par l’environnement.

Si l’un des deux parents a développé un diabète de type 2, le risque de devenir diabétique est d’environ 40 % ; il monte à 70% si les deux parents sont atteints. Des facteurs liés au mode de vie comme la sédentarité, le surpoids et l’obésité (avec une surcharge graisseuse abdominale) favorisent l’apparition du diabète de type 2 chez les personnes génétiquement prédisposées.

D’autres facteurs peuvent également intervenir : ainsi, dans le cas d’un diabète gestationnel, c’est-à-dire un diabète qui apparaît au décours de la grossesse et qui disparaît après l’accouchement, la mère présente un risque supérieur de développer un diabète de type 2 par la suite.

Et si je suis à risque, quelle sera ma surveillance ?

Si vous avez un ou plusieurs des facteurs de risque décrits ci-dessus, votre médecin vous recommandera des mesures qui permettront de prévenir ou du moins retarder l’apparition du diabète. Il réalisera aussi un dépistage du diabète en dosant votre glycémie à jeun. Ce dépistage doit être systématique à partir de 40 ans chez les personnes ayant un ou plusieurs facteurs de risque de daibéte de type II.

Si votre glycémie à jeun est

Si votre glycémie est supérieure à 1g et inférieure à 1,26g, la surveillance devra être plus rapprochée. 

Pour rappel, on parle de diabète quand la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26g.

Comment peut-on prévenir le diabète de type 2 ?

Il est tout à fait possible de prévenir ou de retarder l’apparition d’un diabète de type 2, surtout si vous savez faire partie des personnes « à risque ». Il est pour cela essentiel de connaître votre « capital santé » : hérédité, poids actuel et poids à la naissance…

Pour mémoire, une perte de poids de 7% accompagnée de 2H30 de sport par semaine, et d’une alimentation riche en fibres et à faible teneur en graisses notamment en graisses saturées, permet une réduction de 58 % du risque d’apparition du diabète.

La mise en place des mesures hygiéno-diététiques correctives peuvent être nécessaires. Celles-ci impliquent notamment de :

  • Surveiller votre poids : un tour de taille élevé (102 cm chez l’homme, 88 cm chez la femme) augmente les risques de développer un diabète de type 2. Maîtriser votre poids est donc nécessaire. Cela vous permettra également de réduire votre hypertension, votre taux de cholestérol ainsi que les risques d’arthrose et d’accidents cardio-vasculaires...

  • Bouger : une activité physique régulière réduit les risques de développer un diabète de type 2. En outre, faire régulièrement de l’exercice physique est également bénéfique sur le plan cardio-vasculaire ; cela limite le stress, permet de combattre la déprime et améliore votre condition physique générale. Actuellement, il est recommandé de faire 2h30 de sport par semaine, réparties en plusieurs séances d’au moins 30 minutes.

  • Éviter les graisses (lipides) : elles interfèrent avec le métabolisme des sucres (glucides). Aussi, pour prévenir le diabète, il est préférable d’en consommer peu. Il est préférable de diminuer :

    • les graisses d’origine animale (viandes rouges, œufs, charcuteries, fromages, beurre, crème fraîche),

    • mais aussi les aliments frits, les cacahuètes et autres oléagineux(les chips, les chocolats, les glaces, les pâtisseries, viennoiseries ou biscuits apéritifs).

  • Éviter les sucres rapides : gâteaux, bonbons, glaces, boissons sucrées, jus de fruits, sodas, sucre en morceaux et en poudre augmentent les risques de développer un diabète de type 2.

  • Privilégier les sucres lents et les fibres alimentaires : pâtes, pommes de terre, riz et légumes secs (lentilles, pois chiches…). Les fibres alimentaires présentes surtout dans les légumes cuits et les fruits présentent de nombreux avantages : absorbées par l’intestin, elles captent une partie des sucres et des graisses alimentaires, ralentissent l’absorption des sucres rapides et évitent les pics glycémiques qui épuisent le pancréas.

Pour vous aider, vous pouvez noter vos progrès : cela vous motivera pour continuer . Aussi, n'hésitez pas à demander de l’aide à votre médecin.

 

Si vous avez plus de 40 ans, que vous êtes en surpoids et que vous avez des antécédents familiaux de diabète de type 2, vous êtes à risque de développer cette maladie à votre tour. Souvent, les symptômes se manifestent lorsqu’il est trop tard. Vous pouvez préserver votre qualité de vie et prévenir ou retarder l’apparition du diabète de type 2 en apportant de petits changements à vos habitudes quotidiennes. N’hésitez pas à en parler à votre médecin. Vous pouvez également vous rapprocher d’une association de patients pour obtenir plus d’informations, par exemple l’Association Française des Diabétiques (AFD) : http://www.afd.asso.fr/ - 01 40 09 24 25.

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Comment je dois m'alimenter pour contrôler mon diabète Medelli
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Comment je dois m'alimenter pour contrôler mon diabète

Votre alimentation doit vous permettre d’éviter de prendre du poids et d’atteindre un taux de sucre normal dans le sang. Il ne s’agit pas de tout changer d’un coup, mais d’intégrer progressivement des modifications. Quelques règles simples vous permettront d’y arriver facilement, sans renoncer au plaisir.

Les repas

Prenez toujours trois repas par jour pour bien répartir l'énergie et les apports de sucre, afin d'éviter les variations importantes du taux de sucre dans le sang. Dans chaque repas, vous devez trouver votre ration de lipides, de glucides et de protéines.

Allez faire les courses avec une liste et l'estomac plein : la tentation sera moins forte. N'hésitez pas à lire les étiquettes, en recherchant la teneur en sucre (glucides) et gras (lipides) des aliments.

Au cours d'un repas, associez toujours les légumes et les féculents (pain, riz, pâtes, semoule, pommes de terre, légumes secs) : les fibres des premiers ralentissent l'absorption des sucres des seconds. Ajoutez-y un morceau de viande ou de poisson, cuit avec le moins de matières grasses possible.

Mangez du poisson trois fois par semaine, si vous pouvez.

Retirez le gras visible de la viande avant de la faire cuire.

Pensez aux édulcorants pour sucrer vos yaourts.

Mangez 30 g de fromage de votre choix une fois par jour.

Les boissons

L'eau est la seule boisson indispensable. Un litre et demi par jour est le minimum, n'attendez donc pas d'avoir soif pour boire. Vous pouvez aussi consommer des sodas light : la plupart ne contiennent pas de sucre. Mais méfiez-vous des jus de fruits et lisez bien les étiquettes.

Sauf contre-indication, vous pouvez consommer un peu de vin à table, mais toujours avec modération.

A l'apéritif, si vous optez pour un verre d'alcool, mangez toujours quelque chose en même temps, en évitant les chips...

Le gras

Charcuterie, friture, cacahuètes, mayonnaise... pas plus d'une fois par semaine, mais sans culpabilité ! Et si vous faites un excès un jour, faites un peu plus d'exercice physique le même jour.

Variez les huiles et dosez-les à l'aide d'une cuillère à soupe : c'est plus fiable que le fameux «filet d'huile». Préférez les matières grasses végétales (huiles, margarines molles).

Pour les vinaigrettes, jouez avec les herbes fraîches, le citron, la moutarde, les épices.

Le sucre

Réduisez votre consommation de produits sucrés (pâtisseries, confiture, miel) : vous pouvez en consommer une fois par semaine en fin de repas, mais jamais en dehors des repas (sauf en cas d'hypoglycémie).

Prenez un dessert plaisir en fin de repas, une ou deux fois par semaine.

Mangez deux ou trois fruits par jour, mais attention : certains sont plus sucrés que d'autres. Il faudra donc en consommer moins. Votre diététicienne vous fournira les équivalences, par exemple entre les pommes, le raisin et les cerises.

Collation ou grignotage ?

Evitez le grignotage, pour cela faites vos trois repas par jour, sans en sauter un.

Une collation est autorisée dans certaines situations : si vous n'avez pas suffisamment mangé au repas précédent, si vous avez fait davantage d'exercice physique... Mais elle ne doit jamais être systématique.

Pour la collation, choisissez : un produit laitier, un fruit, votre portion de fromage de la journée. Méfiez-vous des biscuits de régime, trop riches en sucre.

Dans tous les cas, la collation doit être raisonnable et prise à table.

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11 idées pour une alimentation qui convient à une personne qui a du diabète. Medelli
Les signes d'une hypoglycémie: un schéma pour comprendre Medelli
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Les signes d'une hypoglycémie: un schéma pour comprendre

Ce schéma permet de visualiser simplement les signes d’une hypoglycémie. L’hypoglycémie correspond à un manque de sucre dans le sang. Elle est fréquente chez les diabétiques traités par insuline ou par certains médicaments. Voici certains signes qui doivent vous alerter. Votre médecin pourra le commenter avec vous.
www.afrh.fr

 

  • A ce stade, et surtout si vous êtes diabétique, vous devez immédiatement manger du sucre ou boire une boisson sucrée et arrêter toute activité physique, afin d’éviter une aggravation.

  • Vous ne devez vérifier votre glycémie capillaire avec votre lecteur de glycémie, qu’après avoir pris du sucre.

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