Aidants : donner sans s’oublier Medelli
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Aidants : donner sans s’oublier

Au total 70% des Français s’estiment naturellement responsables de leurs aînés. Ainsi, lorsqu’une aide quotidienne devient indispensable, 90% d’entre eux privilégient un maintien à domicile plutôt qu’un hébergement en établissement adapté. Mais accompagner les proches dans les gestes du quotidien prend du temps et s’avère parfois épuisant. Comment alors préserver une bonne communication entre aidants et aidés ?

Bien entendu, les hommes comme les femmes sont confrontés au vieillissement de leurs parents. Mais « l’implication de la femme dans les liens familiaux reste supérieure à celle de l’homme, surtout lorsqu’il s’agit de s’occuper de parents dépendants », relaie Vitalliance, société d’aide à domicile spécialisée dans la dépendance des personnes âgées et handicapées. Ainsi, 56,2% des femmes accompagnent leurs parents âgés pour les tâches du quotidien, contre 43,8% des hommes. Une répartition plus égalitaire comparée au passé. Mais la femme « occupe toujours la position pivot dans la famille ».

Évitez les situations anxiogènes

En dehors de l’aspect pratique, devenir les parents de ses parents est psychologiquement déroutant. « Voir ses parents vieillir, c’est entrevoir sa propre vieillesse. On est alors confronté à des réflexions sur nous-mêmes : « Est-ce que je suis capable de m’occuper de mes parents ? Est-ce que mes enfants le feront pour moi ? Est-ce que je serais dans la même situation ? », interroge Alexandra Horst, psychologue chargé de coordination pour Vitalliance. Toute situation étant particulière, il n’existe évidemment pas de code de « bonne conduite ». Cependant veillez autant que possible à :

  • Installer un dialogue. Chez la personne âgée, l’orgueil est atteint, la vieillesse peut relever d’une véritable blessure narcissique. Certains symptômes apparaissent souvent comme le repli sur soi ou l’agressivité. Pour que la personne accepte de se faire aider, elle doit d’abord accepter sa dépendance. « Pour cela il faudra l’écouter, dialoguer et lui proposer des solutions d’accompagnement ».
  • Aider sans forcer. Même avec la meilleure volonté du monde, le rapport à l’intimité avec ses parents peut gêner. « Cette aide comprend des gestes comme la toilette, le lever, le coucher… qu’il est très difficile et délicat de partager avec ses parents. Ces actes, s’ils sont trop perturbants, doivent être réalisés par une tierce personne. »
  • Poser des limites. C’est souvent à cette période de la vie que survient la fameuse dette que l’on a envers ses parents. « Inconsciente envers les personnes qui nous ont donné la vie, elle s’apparente au devoir filial qui constitue la relation parents-enfants. On ne peut pas la nier ». Cette dette refait surface et actionne ce sentiment de culpabilité. L’ « aidant » est alors tiraillé entre le sentiment de ne jamais en faire suffisamment alors que dans le même temps, il ressent cette obligation filiale. Faîtes preuve d’empathie et de présence. Mais dans le même temps, essayez de trouver l’équilibre entre disponibilité et assistance auprès de vos parents.


Pour accéder à un service d’aide à domicile, parlez-en à votre médecin traitant, à la mairie ou auprès des services sociaux. Vous trouverez aussi des informations du côté du Centre Communal d’Action Sociale.

Source : Vitalliance, le 11 juin 2016
Document rédigé par Destination santé.

Crédit photo : oneinchpunch/shutterstock.com

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