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AMP : un transfert d’embryon(s) congelé(s) est prévu

Plus de 23 000 enfants naissent chaque année en France grâce à l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP). Tous ne sont toutefois pas issus de la même procédure. Trois techniques sont utilisées : l’insémination artificielle, la fécondation in vitro, la fécondation in vitro avec ICSI. Les protocoles commencent par une stimulation ovarienne.

Vous avez bénéficié d’une FIV ou d’une FIV avec ICSI et plusieurs embryons de « bonne qualité » ont été obtenus. Les embryons surnuméraires ont été congelés avec votre accord. La réimplantation de ces embryons après décongélation ne nécessite pas la même préparation que lors d’une FIV. En effet, l’étape « ponction des ovocytes » n’est plus nécessaire.

  Quelle préparation avant le transfert ?  

 Vous recevrez un traitement afin de préparer votre muqueuse utérine (endomètre) à la nidation. Ce traitement consistera en une stimulation hormonale (à base d’auto-injections) ou en la prise d’un traitement hormonal substitutif par voie orale ou en percutanée et voie vaginale.

 Le transfert d’embryon congelé vous sera proposé soit dès le cycle suivant l’échec du transfert d’embryon frais, soit à distance.

  Comment se déroule le transfert ?

 Les embryons sont décongelés le jour même ou la veille du transfert. Le conjoint doit être obligatoirement présent car il doit signer l’accord de décongélation des embryons et choisir avec sa conjointe le nombre d’embryons à transférer. S’il ne peut être présent le jour même, il doit signer cet accord dans les jours précédents.  En cas de séparation du couple, la procédure ne pourra avoir lieu.

 Le transfert de l’embryon ne nécessite pas d’anesthésie. C’est un geste indolore et réalisé sous contrôle échographique. De  ce fait, il est préférable d’avoir la vessie pleine pour le transfert ou du moins d’éviter d’aller uriner juste avant. Au moyen d’un petit tube fin et souple, introduit par voie vaginale, l’embryon (ou les embryons ensemble) est (sont) déposé (s) à l’intérieur de l’utérus pour qu’il (s) s’y implante (nt) et se développe (nt).

  Devons-nous prendre des précautions après le transfert ?

 Il n’y a pas de précautions particulières à prendre. En particulier, le repos allongé après le transfert n’a pas prouvé son efficacité. Vous pouvez mener votre vie normalement : travailler, utiliser les transports, avoir des rapports sexuels. N’ayez pas d’inquiétude, l’embryon nerisque pas de « tomber » ! Le médecin ne prescrit pas systématiquement d’arrêt de travail après une ponction ou un transfert car le repos n’augmente pas les chances de grossesse. Si vous avez des douleurs, un arrêt peut être prescrit après consultation en AMP.

Vous devez continuer le traitement prescrit pour préparer votre endomètre.  

Le test de grossesse, qui ne nécessite pas d’être à jeun, doit être fait 10 à 12 jours après le transfert.

  Quel est le taux de réussite ?

 Le taux de grossesses par transfert d’embryon congelé dépend des techniques de congélation et du laboratoire. On estime toutefois qu’il se situe entre 20 et 30 % de grossesses par transfert selon le laboratoire. Parlez-en avec votre médecin.

La réimplantation d’embryon congelé est remboursée à 100 % par la Sécurité Sociale, mais ne compte pas pour une tentative en termes de réglementation. Aussi, deux, voire plusieurs transferts, sont possibles pour une même ponction ovocytaire, ce qui augmente d’autant les chances de grossesse.

  L’équipe médicale qui vous a pris en charge pour votre AMP vous proposera la technique la mieux adaptée à votre cas personnel. Il n’y a pas de hiérarchie dans le choix de la procédure, et si une première tentative échoue, il se peut que les médecins vous proposent une autre technique pour la tentative suivante. Chaque couple est un cas particulier.

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