Explication autour de la vaccinologie inverse

Pour élaborer un vaccin, les scientifiques travaillent à partir du génome du microorganisme responsable de la maladie. Objectif, identifier les gènes susceptibles d’être utilisés pour un éventuel vaccin. Cette démarche s’appelle la vaccinologie inverse.

Une fois identifiés, les gènes « exploitables » peuvent être combinés entre eux, puis introduits dans un organisme capable de se multiplier rapidement –une levure par exemple – afin de produire des candidats antigènes. Ces derniers seront ensuite triés en fonction de leur aptitude à susciter des réponses immunitaires protectrices. C’est ce que l’on appelle le pouvoir immunogène. Voilà pourquoi cette méthode porte le nom de « vaccinologie inverse » : à partir du plan d’organisation génétique du microorganisme, elle « remonte » en effet la chaîne biologique pour aboutir aux antigènes recherchés. A contrario, la méthode classique consiste à partir du microorganisme pathogène lui-même, cultivé en laboratoire pour obtenir un nombre restreint d’antigènes. Le processus alors, est beaucoup plus long. Car les antigènes obtenus doivent ensuite être soumis à des tests pour déterminer leur pouvoir immunigène.

Source : OMS, consulté le 5 novembre 2016 Mots-clefs : vaccinologie, inverse, génétique©Destinationsante.com 2017 https://destinationsante.com/le-conseil-scientifiqueCrédit photo : Gorodenkoff/Shutterstock.com