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Allopathie

L'allopathie est une méthode de traitement dans laquelle on emploie des médicaments dont l'action produit chez l'homme, des symptômes contraires de ceux de la maladie qu'il s'agit de combattre. On dit ici que "les contraires sont guéris par les contraires". Exemples : à un malade qui a de la fièvre, on donne un antipyrétique, c'est-à-dire un médicament qui fait baisser la fièvre et qui agit donc de façon contraire à la cause qui a provoqué la fièvre ; de même qu'on prescrira un antibiotique (contre le développement des germes vivants et notamment des bactéries) à un patient qui a une infection bactérienne c'est-à-dire chez qui une souche bactérienne (ou plusieurs) se développe(nt).

En fait, c'est l'ensemble de la thérapeutique médicamenteuse "classique" et elle s'oppose en cela à l'homéopathie (où "les semblables sont guéris par les semblables"). Dans un médicament allopathe, les doses de principes actifs sont généralement élevées, souvent évaluées en UI (unités internationales), notamment pour les antibiotiques, alors que dans l'homéopathie, le principe de dilution (voir ci-dessous) fait qu'ils n'en contiennent plus ou pratiquement plus.
L'allopathe est le médecin qui traite par l'allopathie. Adj. allopathique ou allopathe. Un traitement allopathique, des méthodes allopathes.

C'est Samuel Christian Friedrich HAHNEMANN, né en Saxe en 1755 qui, après plusieurs années de pratique médicale, imagine l'homéopathie. Apprenant qu'un extrait de l'écorce de quinquina guérit le paludisme, il le teste sur lui-même et assimile les troubles qu'il produit aux symptômes de la maladie. Ainsi est née l'une des théories essentielles de l'homéopathie : "similia similibus curantur" (les semblables sont guéris par les semblables), peut-être valable à son époque mais largement démentie aujourd'hui. Autre principe essentiel : la dilution. Si une goutte de la solution mère est diluée dans 99 gouttes d'eau, on obtient le dosage 1 CH (Centésimale Hahnemannienne). Une goutte de cette nouvelle solution est à nouveau diluée dans 99 gouttes d'eau : on a maintenant une concentration 2 CH. Les chimistes et biochimistes ont montré qu'une solution 9 CH ou plus ne contenait plus de molécules actives.
© G. Dolisi