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ALT

L'alanine aminotransférase fait partie des transaminases, enzymes dosées dans le sang, qui ont la propriété de transférer un groupement aminé (NH2) d'un acide aminé vers un acide α-cétonique et qui reflètent la fonction du foie. Elles interviennent dans la synthèse et la dégradation des acides aminés. Une augmentation importante des chiffres correspond souvent à une atteinte hépatique (du foie).

Les deux transaminases les plus étudiées en biologie sont les suivantes :
* alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), aussi appelée transaminase glutamique-pyruvique (TGP ou GPT, ou encore SGPT) et
* aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase glutamique oxaloacétique (TGO ou GOT ou encore SGOT).
Ces deux transaminases ont un taux légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que lors d'un effort musculaire important et prolongé. On voit leur taux monter (hypertransaminasémie) de façon très importante, en cas d'hépatite (10 à 100 fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires, mais aussi d'infarctus du myocarde ou d'intoxication alcoolique. En fait, une augmentation importante des transaminases est souvent le signe d'une destruction cellulaire.

Leur taux augmente également au cours de la pancréatite aigüe. Taux normaux : ALAT/SGPT : 5 à 23 U/l ; ASAT/SGOT : inférieur à 14 U/l.
Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les taux de transaminases sanguines. Il en est de même pour ceux qui contiennent de l'isoniazide, utilisés dans le traitement des différentes formes de tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®, Rifater ®, Rifinah ®.
Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité, parfois encore augmentée par des molécules associées comme la Rifampicine ou le Pirazinamide et peuvent augmenter de façon plus ou moins importante les transaminases. Cette augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces taux (entre autres) est indispensable pendant les premières semaines des traitements à l'isoniazide.
© G. Dolisi