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Anévrisme aortique disséquant

L'anévrisme aortique disséquant est plus connu sous le nom de dissection aortique. C'est une pathologie extrêmement grave qui entraîne la mort du patient si elle n'est pas opérée en urgence. Au départ de la dissection aortique, c'est la média ou tunique moyenne de l'artère qui se détériore, provoquant un clivage : il se crée un espace plus ou moins important, pouvant faire toute la circonférence de l'artère, qui se remplit de sang grâce à la formation d'une communication entre cet espace et la lumière artérielle.
Il arrive parfois qu'une autre communication se forme en aval de la première, créant ainsi un deuxième canal sanguin, très fragile du fait de la nécrose de la média. Cette pathologie se produit généralement au tout début de l'aorte, juste au-dessus des valvules sigmoïdes (celles qui sont dans l'artère aorte et qui empêchent le reflux du sang dans les ventricules pendant la diastole).
Le patient ressent des douleurs d'apparition brutale qui rappellent celles de l'infarctus du myocarde. Le risque est la rupture de cette anomalie, le plus souvent dans le péricarde, mais aussi dans le médiastin (*) ou la plèvre (**), avec possibilité d'hémorragie foudroyante. Le traitement consiste, en fonction de la localisation exacte et de la gravité de la dissection artérielle, à remplacer la partie de l'aorte défaillante par une artère synthétique (téflon tressé) ou à recoller les parois dissociées de l'artère avec une colle biologique.

(*) * médiastin : du latin mediastinus [médiastin(o)-, -médiastinal], qui se situe au milieu, c’est-à-dire entre le sternum et les poumons. Le médiastin est limité latéralement par les poumons, en avant par le sternum et en arrière par la colonne vertébrale. Le médiastin antérieur contient le cœur et le thymus, le médiastin postérieur renferme la trachée et l'œsophage, l'aorte thoracique et le canal thoracique (lymphatique), les nerfs vagues et le tronc sympathique.

(**) * plèvre : du grec pleuron, pleuritis, relatif à la plèvre. La plèvre est une membrane séreuse à double feuillet qui a pour but de protéger nos poumons pendant les mouvements ventilatoires. Le feuillet interne ou plèvre viscérale tapisse complètement les deux poumons, alors que le feuillet externe ou plèvre pariétale est plaqué contre la cavité thoracique, le diaphragme et le médiastin. Selon leur localisation, on distingue la plèvre diaphragmatique, la plèvre médiastinale et la plèvre costale. Entre ces deux feuillets se trouve le liquide pleural. Adj. : pleural : qui se rapporte à la plèvre. Syn. : anévrisme disséquant de l'aorte.
© G. Dolisi