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Angiostrongylus

Angiostrongylus cantonensis est la cause la plus fréquente de méningite à éosinophiles dans le monde. Les formes larvaires infectantes de ce parasite du rat se développent chez les mollusques. À la suite d'une contamination alimentaire, elles peuvent infester le système nerveux de l'homme chez qui elles réalisent une impasse parasitaire.
Cette zoonose est habituellement rencontrée en Asie du Sud-est et dans les îles du Pacifique. Un syndrome méningé souvent frustre, des paresthésies, une atteinte des nerfs crâniens forment le tableau clinique habituel, bien que des formes plus sévères existent. Une pléiocytose rachidienne à éosinophiles associée à un tel tableau clinique établit souvent le diagnostic en zone endémique.
Une sérologie ELISA peut être utile. L'évolution dure plusieurs jours à quelques semaines et la guérison paraît la règle bien qu'aucun traitement spécifique ne soit connu. La prophylaxie repose sur l'éducation sanitaire. Les auteurs rapportent 41 nouveaux cas de méningite à éosinophiles recensés entre 1990 et 1995 sur le Territoire de Nouvelle Calédonie. Autre nom de la maladie : angiostrongylose.
© G. Dolisi