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Antiréticuline

Les anticorps antiréticuline sont recherchés et dosés dans les laboratoires de médecine biologique, pour la mise en évidence de la maladie cœliaque. En même temps, on dose aussi les anticorps anti-endomysium et antigliadine. Ce sont surtout les anti-endomysium qui sont caractéristiques de la maladie cœliaque. Les deux autres sont moins spécifiques mais leur dosage apporte tout de même un plus dans le diagnostic.

Rappel : la maladie cœliaque est une maladie héréditaire due à une intolérance au gluten, principale protéine de la farine de blé, mais que l'on trouve aussi dans le seigle, l'avoine, l'orge, entre autres. Certains gastroentérologues pensent que cette malabsorption pourrait être due à une maladie auto-immune qui provoque une atrophie de la muqueuse gastro-intestinale (de l'estomac et de l'intestin).
Actuellement, il y a environ 2 millions de personnes atteintes en Europe et la maladie touche les adultes mais surtout les enfants. La maladie cœliaque se traduit par une diarrhée chronique, une fatigue invalidante, un manque d'appétit entraînant une perte de poids, un arrêt de la croissance chez les enfants. Chez certains malades, on a même noté des crampes musculaires, des aphtes à répétition, des dysménorrhées (troubles des règles), voire des fausses couches.
Le diagnostic repose sur l'étude d'une biopsie du duodénum pratiquée lors d'une fibroscopie gastrique. Un nouveau test permettant de doser les anticorps antitransglutaminase est actuellement à l'essai, et permettrait de diagnostiquer rapidement et sûrement la maladie.
Il n'existe pas de réel traitement, si ce n'est la suppression totale du gluten de l'alimentation. De très nombreux produits alimentaires contiennent du gluten : pain, pâtes, gâteaux, céréales, pizzas, semoules, mais aussi certaines viandes hachées, saucisses, entre autres. Il convient donc de lire attentivement les étiquettes indiquant la composition des aliments. Avec un tel régime, les symptômes disparaissent en quelques mois et l'intestin retrouve un fonctionnement normal après 1 à 2 ans environ. À noter que chez 10% des malades, la maladie cœliaque dégénère en cancer (œsophage, pharynx, duodénum, jéjunum).
© G. Dolisi