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Appareil reproducteur femelle

L'appareil génital féminin : rappels anatomiques

L'appareil reproducteur féminin comprend essentiellement
- les 2 ovaires ou gonades féminines et les trompes de Fallope.
- l'utérus, organe en forme de poire inversée qui a une taille d'environ 7 cm de long. Pour plus de détails, voir légende du schéma suivant.
- le vagin, organe d'acouplement. Avant le premier rapport sexuel, l'orifice du vagin est plus ou moins obturé par une fine membrane : l'hymen.
- la vulve avec les 2 grandes et les 2 petites lèvres, le méat urinaire, ou orifice urinaire ou orifice de l'urètre, fin canal qui permet la vidange de la vessie et l'expulsion de l'urine
- le clitoris est un petit organe érectile, protégé par un capuchon, à l'avant de la vulve.

I - Les ovaires * ovaire : du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire.
D'une taille moyenne de 6 x 3 cm, l'ovaire a une forme ovalaire et se situe contre le pavillon de la trompe de Fallope qui permet de capter les ovocyte II (ou ovules). Son rôle est la maturation des gamètes femelles dans des structures qui évoluent en même temps : les follicules, et son fonctionnement est cyclique, sous la dépendance d'hormones hypophysaires :
- la FSH ou hormone stimulant les follicules et
- la LH, hormone lutéinisante.
Les ligaments (légende en bleu sur le schéma) sont des structures qui permettent le maintien des trompes de Fallope, des pavillons et des ovaires.
Le pavillon, évasé et frangé est l'extrémité distale de la trompe utérine (ou trompe de Fallope). Il a pour rôle de capter l'ovule au moment de l'ovulation et de le diriger vers la trompe.

II - L'utérus * utéro : du latin uterus [utér(o)-, -utérin], relatif à l’utérus, organe de gestation chez la femme ; syn. : hystér(o)-, métr(o)-.
Il est situé dans le petit bassin à la suite du vagin. Il commence par le col ou cervix et est relié, dans sa partie postérosupérieure, aux deux trompes de Fallope.
Son rôle est de recevoir l'embryon de quelques jours et de permettre sa nidation et sa croissance. Il est essentiellement formé de deux couches : le myomètre, musculeux et l'endomètre, constitué de nombreuses glandes sécrétrices, dont l'épaisseur varie pendant le cycle.
À la fin de chaque cycle, de la puberté à la ménopause, l'endomètre se délite et est expulsé par les voies naturelles : ce sont les règles ou menstruations. Le premier jour des règles est le premier jour du nouveau cycle. À la fin de la grossesse, ce sont les contractions de l'utérus qui déclenchent l'expulsion du bébé. Le col de l'utérus.
Au centre du col, on distingue l'orifice du canal de l'utérus qui fait communiquer le vagin avec la cavité utérine. À noter que cet orifice est fermé par une glaire cervicale dense.

III - La vulve * vulve : du latin vulva, vulvaria [vulv(o)-, -vulvaire], vulve.
C'est l'ensemble des organes génitaux externes féminins. Saillie de forme ovoïde et surmontée d'une pilosité triangulaire, la vulve s'étend du pubis à l'anus. La fente vulvaire la divise en deux bourrelets latéraux, plus connus sous le nom de grandes lèvres, qui s'effacent en avant sur une saillie médiane : le mont de Vénus. Elles recouvrent plus ou moins deux replis muqueux : les petites lèvres, qui se réunissent à l'avant pour former le capuchon qui recouvre le clitoris. Entre les petites lèvres : le vestibule avec l'orifice de l'urètre (urinaire) à l'avant et celui du vagin vers l'arrière.
En plus, 2 paires de glandes : les glandes de Bartholin, dans la moitié postérieure et celles de Skène, à gauche et à droite de l'orifice urinaire (non représentées sur ce schéma). Ces glandes ont pour rôle essentiel de lubrifier la vulve et le vagin pendant le rapport sexuel. Pour les glandes de Bartholin, un petit canal excréteur débouche entre les petites lèvres et l'hymen. Ces 2 glandes augmentent rapidement de volume après la puberté, puis régressent après la ménopause. Leur sécrétion est un liquide filant et incolore, qui est produit en permanence, mais surtout pendant les rapports sexuels et qui lubrifie le vestibule, entre les petites lèvres et le vagin.

Les glandes de Skène ou glandes para-urétrales : c'est en 1950, que Ernest Gräfenberg décrit son fameux point G : une zone située sur la face antérieure du vagin, qui gonfle et émet un liquide pendant l'orgasme. Des travaux plus récents ont montré que les tissus des glandes de Skène qui se trouvent entre le vagin et l'urètre et autour de l'urètre sont semblables à ceux de la prostate de l'homme. Le Docteur Zaviacic propose de rebaptiser les glandes de Skène : prostate féminine.
Cette prostate féminine correspond anatomiquement au point G et a un poids d'environ 5 grammes, contre 20 à 25 g pour celle de l'homme. On admet maintenant que cet organe joue un rôle important dans le déclenchement de l'orgasme pendant les mouvements du pénis dans le vagin, de la même façon que les massages prostatiques chez l'homme.
On peut mieux comprendre alors que les femmes chez lesquelles cette prostate est presque inexistante puissent présenter une anorgasmie, alors que d'autres, ayant une prostate très développée soient qualifiées de "femmes fontaines" tant la sécrétion pendant l'orgasme peut être abondante.

Le périnée : * périnée : du grec peri- (autour) et ineo (faire évacuer), mais cette étymologie n'est pas sûre.
Le périnée est donc (avec les réserves étymologiques qui s'imposent) la zone entourant le(s) point(s) d'évacuation. C'est la région qui constitue le plancher du petit bassin et où sont situés les organes génitaux externes et l'anus.
Adj. périnéal, syn. : plancher pelvien.
L'orifice du périnée est de forme plus ou moins losangique et est pratiquement fermé par des muscles et des aponévroses (tendons plats), ne laissant passer que le canal anal et les organes génito-urinaires.
* Chez la femme, le périnée est de forme plutôt triangulaire, avec la vulve à l'avant et la marge anale à l'arrière et entre les deux, un pont cutané. Cette zone intermédiaire est fibreuse et résistante, permettant un soutien efficace des organes génitaux internes. Les prolapsus (descente des organes) est souvent lié à une fragilité de cette zone, de même que des déchirures pendant l'accouchement. Pour prévenir ces accidents, le médecin accoucheur procède à une épisiotomie. Le périnée comprend également les glandes de Bartholin et l'appareil érectile du clitoris.
* Chez l'homme, le périnée comprend l'insertion de la base de la verge à l'avant, ainsi que le scrotum qui contient les testicules, puis un raphé (suture ou ligne saillante de la peau) médian jusqu'à l'anus.
Quelques adjectifs : périnéoanal : qui se rapporte en même temps au périnée et à l'anus ; périnéoscrotal : qui se rapporte (chez l'homme) au périnée et au scrotum ; périnéovaginal : qui concerne le périnée et le vagin ; périnéovulvaire : qui se rapporte au périnée et à la vulve.

La folliculogenèse

De la vie embryonnaire à la ménopause, l'ovaire subit un nombre important de transformations au niveau des structures qui entourent les gamètes : c'est la folliculogenèse.

1. Pendant la vie embryonnaire
Avant la naissance, les ovogonies (cellules à 2n chromosomes) se multiplient par mitoses successives jusqu'au 7e mois de la vie embryonnaire. Elles sont dans des follicules primordiaux, situés à la périphérie de l'ovaire. Puis leur taille augmente : ils évoluent en follicules primaires avec une couche régulière de cellules folliculaires. Les ovogonies se transforment en ovocytes I (primaires) qui restent bloqués en première phase de mitose (prophase I).

2. À la naissance
Une fille possède donc un stock déterminé et définitif d'ovocytes I, dont l'évolution ne reprendra qu'à la puberté, de façon cyclique. Ceci explique que les femmes enceintes à partir de 37 ans soient plus surveillées pendant leur grossesse, car leur bébé est fait à partir d'un ovocyte qui a lui aussi 37 ans ou plus !

3. Après la puberté
Un certain nombre de follicules primaires évoluent en follicules II ou follicules pleins, avec des ovocytes plus gros. À ce stade, ils possèdent :
* un massif de cellules folliculaires, la granulosa,
* Une couche gélatineuse autour de l'ovocyte : la zone pellucide,
* 2 enveloppes épaisses : la thèque externe fibreuse et protectrice et la thèque interne glandulaire.

L'évolution des follicules se poursuit en follicules III (tertiaires) ou cavitaires, dans lesquels l'ovocyte est porté par un massif cellulaire : le cumulus oophorus. Dans la granulosa, l'antrum est une vaste cavité qui se remplit de liquide folliculaire.
Au cours de chaque cycle (environ tous les 28 jours), un follicule cavitaire termine sa maturation : c'est le follicule de De Graaf, qui mesure 1,5 à 2 cm. La thèque interne s'est transformée en une couche de cellules hormonales qui libère les œstrogènes. La première division de méiose se termine et l'ovocyte II libère un premier globule polaire qui dégénère.
Le 14e jour du cycle, le follicule de De Graaf se rompt, libère l'ovocyte II accompagné d'une couronne de cellules folliculaires. Cet ovocyte II ou ovule a 100 μm de diamètre. C'est la ponte ovulaire ou ovulation.
Le follicule vide se remplit de tissu cicatriciel à partir des cellules folliculaires et de la thèque interne, qui se chargent de lutéine. Il se transforme en corps jaune qui dégénère après une dizaine de jours s'il n'y a pas de fécondation. Sinon, il persiste pendant les premiers mois de la grossesse.
© G. Dolisi