Après un cancer : dois-je me faire aider ? Medelli
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Après un cancer : dois-je me faire aider ?

Grâce aux progrès de la médecine, de nombreuses personnes peuvent espérer guérir de leur cancer. Cependant, l’après-cancer, phase de transition, demande un réel travail psychique. Pour mieux appréhender cette période et les difficultés associées, il est parfois indispensable de se faire aider.

Je rentre chez moi après la fin des traitements

A la fin des traitements, pendant les premiers temps qui suivent le retour à la maison, il arrive de se sentir seul ou désorienté. A l’hôpital, des relations se sont tissées avec le personnel soignant ; n’avoir plus personne à qui parler de votre santé au quotidien peut se révéler angoissant. Un sentiment d’abandon et une impression de vide peuvent apparaître.

La rémission, même avec une disparition des symptômes et de bons résultats aux bilans de surveillance, est souvent source d’inquiétude, avec la crainte de récidive ou Syndrome de Damoclès si souvent évoqué par les patients. D’autant que le suivi médical devra être régulier pendant plusieurs années et que le risque de rechute ne sera jamais complètement écarté.

Je suis fatigué, anxieux et déprimé

Les séquelles physiques, la fatigue et la douleur vécue ont un impact très fort sur le plan moral et peuvent mener à un abattement global et au sentiment de ne pas arriver à faire face. De l’anxiété et de la dépression peuvent apparaître : il est important de pouvoir exprimer ses émotions, de les reconnaître, voire de traiter celles qui, symptomatiques, entravent la qualité de vie.

Je ne reconnais plus mon corps

Le corps a bien souvent changé, il a été malmené par la maladie et par des soins parfois invasifs. Cicatrices, mutilations, tatouages de la radiothérapie, prise ou perte de poids, modifications de la voix, mais surtout fatigue… Il s’agit de se réapproprier son corps et sa nouvelle image. Certaines personnes sont à l’affût du moindre symptôme suspect. Comment se retrouver, rétablir la paix avec ce corps source de souffrances et parfois vécu comme étranger ? Comment s’accepter ? Se sentir séduisant et désirable ? Retrouver une sexualité ?

Je ne retrouve plus ma place à la maison

Après les épreuves subies, il peut arriver de se sentir décalé par rapport aux membres de sa famille ; de ne pas savoir s’il faut encore leur parler de l’épreuve traversée et comment. Par ailleurs, la vie familiale s’est organisée quelque peu sans vous et il n’est pas toujours facile de retrouver sa place. De nouveaux ajustements doivent être opérés.

J’ai du mal à me réinsérer professionnellement

Reprendre son travail après cette épreuve n’est pas toujours simple. Faut-il en parler à ses collègues et comment. Il arrive de se sentir en décalage avec les autres, de ressentir de l’incompréhension, d’avoir peur de ne pas être aussi performant qu’avant la maladie, de se sentir plus fragile dans un univers professionnel souvent compétitif et exigeant. Parfois, on se voit imposer un travail moins intéressant. Des aménagements d’horaires et de tâches peuvent être mis en place, mais ils peuvent être vécus comme une mise à l’écart. Une consultation pluridisciplinaire d’aide au retour au travail après un cancer peut vous être proposée.

Que peut m’apporter un soutien psychologique ?

Des séquelles physiques, psychologiques, sociales et familiales peuvent être un frein dans votre démarche pour retrouver une autonomie. Presque toujours, l’après n’est plus jamais comme avant.

Un soutien psychologique permet d’exprimer sa souffrance psychique, ses peurs et ses doutes, d’améliorer la qualité de communication avec ses proches, de gérer les problèmes de réinsertion socioprofessionnelle, de mieux se connaître et de s’accepter après la maladie, de ne plus se sentir seul face à ses problèmes, enfin de reprendre le contrôle de sa vie en faisant des projets et en envisageant l’avenir.

Après peut aussi être mieux qu’avant… Les remaniements psychiques, mais aussi familiaux ou relationnels, qui surviennent à l’occasion de la maladie, peuvent être source d’enrichissement, d’épanouissement et de reconstruction de blessures bien plus anciennes.

Qui peut m’aider ?

•  Un psycho-oncologue peut vous aider pendant et après le cancer. C’est un psychologue ou un psychiatre exerçant dans le champ de la cancérologie. Vous pourrez rencontrer un psychologue pour alléger vos difficultés psychologiques, personnelles, familiales, sociales... Il peut faire tiers, car vos proches, famille et amis, ne pourront pas toujours vous soutenir totalement. Il est important de faire appel à un professionnel des soins psychiques pour ne jamais rester seul face à la détresse ou à l’angoisse. Il peut vous aider à communiquer. Il est tenu par le secret professionnel, vous pouvez donc lui révéler vos sentiments les plus intimes. Il peut également vous proposer une psychothérapie, des entretiens ponctuels, une participation à un groupe de parole, voire un traitement psychotrope, s’il est médecin psychiatre.

•  Des praticiens libéraux, qui peuvent être recommandés par l’oncologue ou le médecin traitant. Seules les consultations des psychiatres sont remboursées par l’assurance maladie.

•  Des Centres Médico-Psychologiques (CMP) ou des centres de consultations psychosociales proposent des consultations gratuites de psychologues ou de psychiatres près de chez vous.

•  Des associations de psychologues ou des réseaux de soins à domicile peuvent se déplacer chez vous.

Quelles sont les méthodes utilisées ?

Plusieurs méthodes existent, qui peuvent être complémentaires :
•  Des entretiens individuels, ponctuels ou réguliers, dans le cadre d’un soutien psychologique ou d’une psychothérapie psychanalytique.
•  Des thérapies cognitives et comportementales qui sont centrées sur le comportement.
•  Des approches centrées sur le corps, qui emploient des techniques de relaxation ou des exercices respiratoires afin de réduire le stress et l’anxiété.
•  Des groupes de parole animés par un psycho-oncologue et ouverts aux personnes ayant ou ayant eu un cancer. Ces groupes permettent de créer des liens entre personnes vivant la même situation, de partager ses préoccupations et d’exprimer librement ses sentiments. Les comités départementaux de la Ligue contre le cancer, par exemple, en organisent. Il peut s’agir soit de groupes de soutien et d’expression des émotions, soit de groupes psycho-éducationnels pour des personnes ayant une problématique commune.

Devrais-je prendre des médicaments ?

Un traitement peut être envisagé si les symptômes sont intenses, persistants et gênants dans la vie quotidienne. Le psychiatre évaluera si un traitement est nécessaire et le choisira avec votre accord. Dans tous les cas, il sera accompagné par un soutien psychologique.

L’après-cancer est une période délicate. Se faire aider peut permettre de mieux vivre sa réadaptation.

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