Cancer colorectal : je comprends le traitement qui m'est proposé Medelli
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Cancer colorectal : je comprends le traitement qui m'est proposé

Les objectifs du traitement dépendent du stade de votre cancer : guérir en cas de maladie localisée ou freiner la progression en cas de cancer plus avancé. Le traitement, adapté à la situation de chaque patient, peut comporter une chirurgie, de la chimiothérapie, une thérapie dite "ciblée" et de la radiothérapie.

Comment est décidé mon traitement ?

Avec l'aide des examens nécessaires pour confirmer le diagnostic et évaluer l’extension de la maladie, plusieurs options thérapeutiques sont discutées lors d’une RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire).

Il s'agit d'une réunion où plusieurs médecins de spécialités différentes, envisagent le traitement le plus efficace et le plus adapté à votre situation. Cette équipe pluridisciplinaire établit votre Plan Personnalisé de Soins, ou PPS, qui décrit vos traitements. Un exemplaire de votre PPS vous sera remis par écrit et expliqué par votre médecin.  Pour que vous puissiez participer au choix de l'option thérapeutique la plus adaptée à votre situation. En effet, le dialogue et la compréhension conditionnent l’adhésion au traitement.

Une consultation d'annonce, vous permettra de revenir sur ces propositions avec le médecin puis les infirmières, pour que vous deveniez pleinement acteur de votre traitement. L'équipe sera à votre écoute et vous pourrez poser toutes les questions qui vous semblent importantes.

Quels types de chirurgies sont pratiqués?

  • La chirurgie peut être le premier traitement du cancer colorectal. Elle permet d’enlever la tumeur et de faire le bilan d'extension local de la maladie. Pour les cancers dépistés très tôt, l’ablation de la tumeur peut être réalisée par voie coloscopique à l’aide d’un endoscope (petit tube), introduit dans le côlon par l’anus.
    Dans d’autres cas, le cancer est opéré par voie abdominale traditionnelle (laparotomie ou cœlioscopie) avec résection d’une partie du côlon ou du rectum.

  • Parfois, il n'est pas possible de rétablir la continuité digestive immédiatement et il est nécessaire de dériver le tube digestif à la peau au niveau du ventre : il s'agit d'un anus artificiel ou colostomie. Les matières fécales sont alors recueillies dans une poche en plastique collée sur la peau. Une seconde intervention permet de connecter à nouveau le côlon aux voies naturelles : c’est ce que les chirurgiens appellent «rétablissementde la continuité».

Quels autres traitements sont utilisés?

  • La chimiothérapie et /ou les thérapies ciblées sont des traitements médicamenteux contre le cancer. Ils peuvent être associés à la chirurgie, soit en la précédant, afin de permettre la résection de la maladie, soit, la suivre afin de réduire le risque de récidive ou traiter une maladie résiduelle.

  • La chimiothérapie n'est pas proposée systématiquement en cas de cancer du côlon. Son utilité et son efficacité dépendent du stade du cancer. De nombreux médicaments sont efficaces dans le traitement des cancers colorectaux et plusieurs sont souvent associés. Leur nature, leurs doses et le rythme des cures dépendent des caractéristiques du cancer. Selon le protocole mis en place, la chimiothérapie est administrée par voie intraveineuse, par perfusion ou chambre implantable, ou se présente sous forme de comprimés à avaler.
  • La chimiothérapie conventionnelle utilise des médicaments toxique pour les cellules tumorales qui bloquent leurs mécanismes de division, mais fait de même avec certaines cellules saines. Elle agit sur l'ensemble du corps d'où la fréquence de ses effets secondaires. Les thérapies ciblées bloquent des mécanismes de croissance propres aux cellules cancéreuses. Elles limitent ainsi la prolifération des cellules tumorales tout en étant mieux tolérées par l'organismes. Elles sont utilisées en association avec la chimiothérapie.

Comment agit la radiothérapie?

  • La radiothérapie permet de détruire les cellules cancéreuses grâce à l’émission de rayons. Elle peut compléter les traitements précédents, mais est rarement indiqué dans le cancer du côlon. Une radiothérapie peut être réalisée avant la chirurgie, afin de faciliter l’extraction de la tumeur, ou bien après l’opération pour détruire les cellules qui n’auraient pas été enlevées par la chirurgie et réduire ainsi le risque de récidive locale.

De quels autres soins pourrai-je bénéficier?

  • Les médicaments utilisés peuvent avoir des effets indésirables. Ainsi la chimiothérapie peut entraîner de la fatigue, des troubles digestifs, une baisse du nombre des cellules sanguines, la perte des cheveux, des lésions de la bouche... Les thérapies ciblées sont généralement bien supportées, mais des effets secondaires peuvent également survenir, comme une augmentation de la pression artérielle, des maux de tête ou des douleurs musculaires...
  • Différentes techniques préventives et de soins seront mises en places par l'équipe de professionnels de santé qui s'occupe de vous. Pendant et après le traitement, un suivi médical attentif permet donc de réduire la sévérité et la fréquence de ces effets secondaires.
  • Par ailleurs d'autres soins, dits « soins de support », pourront vous être proposés afin de prendre en charge les conséquences de la maladie : traitement de la douleur ou de la fatigue, stomathérapie, diététique, soutien psychologique, soins esthétiques et capillaires, aide sociale.

Quelle surveillance me sera proposée après le traitement ?

La surveillance médicale sera régulière. Elle comprendra des consultations avec votre médecin, et des examens complémentaires sanguins et radiologiques. Cela permettra de s’assurer que le traitement a été efficace et de détecter une éventuelle récidive.

En effet, si votre cancer est guéri, l'attention portera sur son éventuelle réapparition. Dans le cas contraire, on surveillera l'évolution de votre maladie localement et à distance.

Dans tous les cas, une attention sera portée aux effets secondaires tardifs ou aux séquelles des différents traitements.

Le rythme des consultations et des examens de contrôle sera déterminé par votre médecin avec votre accord.

Dépisté tôt, le cancer colorectal est guéri dans une grande majorité des cas. Ceci souligne l’importance du dépistage de ce cancer et de son diagnostic précoce.

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Cancer de l'anus : je m'informe Medelli
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Cancer de l'anus : je m'informe

Le cancer de l’anus est un cancer rare qui se déclare principalement chez des femmes de plus de 60 ans. Son évolution est généralement lente.

Qu’est-ce qu’un cancer de l’anus ?

Le cancer de l’anus touche le canal anal qui constitue la partie terminale du tube digestif (de 3 à 4 centimètres), entre le rectum et l’orifice anal. Le canal anal est constitué de plusieurs types de cellules qui en se développant de façon anarchique peuvent produire un cancer. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un cancer dit épidermoïde. Le cancer de l’anus ne produit que très rarement des métastases.

Cette illustration permet de localiser les organes proches de l’anus et de comprendre l’extension possible de ce cancer.Cette illustration permet de localiser les organes proches de l’anus et de comprendre l’extension possible de ce cancer.

 

Comment se manifeste un cancer de l’anus ?

Les signes et les symptômes qui peuvent vous alerter sont :

  • Des petits saignements, visibles sur le papier hygiénique ou les sous-vêtements.

  • Des douleurs peu intenses, notamment lors de la défécation.

  • Des hémorragies précédant ou accompagnant les selles.

  • Des troubles du transit, associant des épisodes de constipation et des épisodes de diarrhée.

  • Une incontinence anale.

  • Une petite boule dure palpable, une lésion persistante ou des démangeaisons au niveau de l’anus.

  • Une sensation de corps étranger dans l’anus.

  • Des fausses envies d'aller à la selle.

Le plus souvent, ces manifestations sont chroniques. Elles sont parfois attribuées à tort à des hémorroïdes. N’hésitez pas à consulter dès leur apparition. Votre médecin procèdera à un examen local et un toucher rectal très informatifs dans le contexte, ou vous orientera vers un proctologue.

Comment établit-on le diagnostic de cancer de l’anus ?

Le médecin réalise en premier lieu un toucher rectal puis pratique un examen (une anuscopie avec un instrument appelé anuscope) qui permet d’observer la forme et la taille des lésions et d’effectuer des prélèvements de tissus (des biopsies). L’anuscopie peut être réalisée lors d’une simple consultation, ne demande aucune préparation et est généralement indolore. Si nécessaire, le médecin utilise une pommade anesthésique ou effectue l’examen sous anesthésie générale. En cas d’anesthésie générale, un anesthésiste prendra connaissance de vos antécédents médicaux et vous informera des risques lors d’une consultation pré-anesthésique.

La biopsie provoque parfois des hémorragies rectales qui s’estompent en quelques heures. Contactez un médecin si elles ne disparaissent pas.

Un médecin spécialisé dans l’examen des tissus au microscope (un anatomopathologiste) détermine ensuite s’il s’agit d’un cancer et son type.

Devrais-je réaliser d’autres examens avant les traitements ?

En présence d’un cancer, le médecin vous prescrira un bilan complet, dit d’extension, qui inclut un examen clinique et certains examens complémentaires adaptés à votre situation (échoendoscopie, échographie, radiographie, scanner, IRM, PET scan…) La classification internationale TNM détermine plusieurs stades selon la taille de la tumeur, l’atteinte des ganglions lymphatiques et la présence de métastases au niveau d’organes, proches ou éloignés de l’anus. La prise en charge médicale de la tumeur et le pronostic dépendront notamment de ce stade, la survie globale à 5 ans étant bonne, de 70 à 80 %.

D’autres examens vérifieront le bon fonctionnement de votre organisme et votre capacité à tolérer les éventuels traitements.

Quels sont les traitements ?

Le traitement est décidé lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui réunit de nombreux praticiens intervenant dans le diagnostic et la prise en charge de votre maladie, et adapté en fonction du type de cancer, de son stade et de votre état de santé.

  • Radiothérapie ou radiochimiothérapie : La radiothérapie utilise des rayons qui détruisent localement les cellules cancéreuses. Le cancer du canal anal est sensible à la radiothérapie et peut être traité par radiothérapie exclusive. Si nécessaire, par exemple si la tumeur est relativement grosse ou lorsque des ganglions sont atteints, votre médecin prescrira l'administration d'une chimiothérapie de façon concomitante à la radiothérapie pour en augmenter l'efficacité. La radiothérapie et la radiochimiothérapie sont des traitements dits conservateurs qui conservent le fonctionnement du sphincter anal.

  • Chirurgie : la chirurgie est surtout envisagée lorsque la tumeur ne régresse pas après les traitements conservateurs ou en cas de récidive. Elle conduit à la mise en place d’une dérivation chirurgicale (stomie, appelé également anus artificiel) avec l’installation d’une poche artificielle définitive qui recueille les selles.

  • Chimiothérapie : La chimiothérapie seule est réservée aux cancers qui présentent d’emblée des métastases.

Quel sera mon suivi ?

Vous serez suivi régulièrement après votre traitement. Votre médecin effectuera généralement un bilan tous les trois mois pendant les deux premières années, tous les six mois entre la deuxième et la cinquième année, puis annuellement. Il prendra en charge les éventuelles complications liées au traitement et surveillera l’apparition éventuelle d’une récidive. Vous pourrez, si nécessaire, consulter un stomathérapeute spécialisé dans l’éducation des personnes avec un anus artificiel. En amont, il travaille en partenariat avec le chirurgien, puis assure le suivi et passe le relais à une infirmière lors du retour au domicile.

 

Des infections sexuellement transmissibles, notamment celles dues aux virus HPV et VIH, les rapports sexuels anaux, la consommation de tabac et des antécédents de cancer vaginal, vulvaire ou du col de l’utérus sont des facteurs de risque du cancer de l’anus. Il est le troisième cancer le plus fréquent chez les hommes infectés par le VIH. Un examen proctologique régulier est recommandé pour les personnes vivant avec le VIH les plus à risque, même en cas de traitement antirétroviral efficace.

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Porter une stomie digestive : ma vie au quotidien Medelli
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Porter une stomie digestive : ma vie au quotidien

La dérivation (poche) digestive est comme la dérivation (poche) urinaire. C’est l’abouchement d’un conduit naturel de votre corps (côlon ou intestin grêle) à la peau de l’abdomen.

À quoi correspond une dérivation digestive ?

Normalement, les matières fécales sont éliminées par l’organisme via le tube digestif (côlon).

La dérivation digestive est l’abouchement chirurgical temporaire, ou permanent, au niveau de la paroi de l’abdomen, d’un segment du tube digestif. Elle entraine une perte du contrôle volontaire de l’élimination des matières fécales. Ces dérivations (stomie = terme médical consacré) concernent surtout le côlon (gros intestin : colostomie) et l’iléon (intestin grêle : iléostomie).

Elles sont justifiées sur le plan médical, durant une maladie inflammatoire du tube digestif ou lors d’un cancer.

L’évacuation des gaz et selles se fera donc dans une poche de recueil. Cette dérivation ou stomie sera, soit temporaire, soit définitive.

Qu’en est-il des selles et de leur consistance ?

Selon la localisation d’une stomie, la consistance des selles sera différente.

Au niveau du côlon, elles seront moulées ou semi-liquides.

En cas d’iléostomie, les selles seront liquides, acides et irritantes pour la peau autour de la stomie.

Il faudra donc être attentif à la consistance des selles et à la fréquence des émissions.

À quoi correspond une irrigation colique ?

On parle d’irrigation colique lors d’un lavement évacuateur. Cette irrigation s’effectue grâce à un matériel spécifique, dans une dérivation (stomie) qui se situe au niveau du côté gauche de votre ventre.

Elle permet en une fois d’éliminer le contenu du côlon, de manière à retrouver une pseudo-continence intestinale (pas de selles pendant 48 à 72 heures après ce lavement).

Les gaz seront moins nombreux et donc plus discrets.

Quels sont les différents types d’appareillages utilisés ?

Les appareillages actuels sont fiables avec un confort quotidien et une sécurité optimale (étanchéité), une absence d’odeur et d’irritation cutanée.

Ilscomportent une poche de recueil vidable et un support adhérent à la peau. La poche sera changée selon les besoins (le support restant en place plusieurs jours).

 

Après un apprentissage avec votre équipe médicale, vous vous sentirez de mieux en mieux et vous retrouverez vos marques. Vous vivrez normalement et reprendrez confiance en vous. Quelques conseils vous sont donnés dans ce document.Après un apprentissage avec votre équipe médicale, vous vous sentirez de mieux en mieux et vous retrouverez vos marques. Vous vivrez normalement et reprendrez confiance en vous. Quelques conseils vous sont donnés dans ce document.

Quelles complications peuvent apparaître ?

Elles sont de 3 sortes :

  • Complications cutanées avec boutons, rougeurs, picotements.

  • Mauvaise adhérence du support à la peau avec fuites.

  • Allergie au matériel utilisé.

Une hygiène adaptée permettra d’éviter certaines complications.

Par ailleurs, vous pouvez vous faire aider par un(e) stomathérapeute (infirmier(e) formé à ces techniques), qui pourra vous donner les conseils adaptés.

En cas de hernie autour de cette dérivation, il est nécessaire de consulter un médecin.

Dois-je respecter certaines précautions alimentaires ?

Avoir une stomie n’oblige à aucun régime alimentaire particulier. Votre alimentation doit simplement être équilibrée et respecter quelques règles simples :

  • Manger à heures régulières, dans le calme et lentement, en mâchant bien les aliments.

  • Boire beaucoup et régulièrement dans la journée : au moins 1,5 à 2 litres par jour et préférer une eau riche en sel.

Sachez qu’une alimentation riche en fibres est préférable, en évitant si possibleles aliments à l’origine de gaz comme les choux, les oignons, les champignons.

N’oubliez pas de saler votre alimentation (sauf contre-indication médicale), car les selles évacuées contiennent beaucoup de sel.

Qu’en est-il de ma vie au quotidien ?

Le matériel disponible est parfaitement étanche : vous pouvez donc prendre des bains ou des douches.

Si possible, évitez de porter des vêtements trop serrés qui peuvent comprimer la poche de recueil ou la stomie.

Vous pouvez reprendre une activité professionnelle normalement.

Une activité sportive est tout à fait possible, avec la prudence nécessaire lors des sports violents comme le judo, le karaté, la boxe ou le rugby.

Pensez à boire abondamment pour éviter toute déshydratation.

Comment puis-je partir en vacances, voyager ?

Si vous avez prévu un voyage à l’étranger, pensez à emporter la quantité de matériel nécessaire pour la durée de votre séjour.

Mettez le matériel dans un bagage à main pour les voyages en avion.

Buvez de l’eau en bouteille capsulée exclusivement.

Prévoyez des médicaments pour éviter la diarrhée.

Puis-je me faire aider ?

Il existe des infirmières stomathérapeutes dans chaque département près de votre domicile, qui pourront répondre à vos questions et vous aider à résoudre vos éventuelles difficultés d’appareillage. N’hésitez pas à les contacter.

Où puis-je trouver des associations de patients ?

Les associations peuvent vous aider, voici les 2 principales :

  • FSF : Fédération des Stomisés de France
    www.fsf.asso.fr- Tél. : 01 45 57 40 02.

  • AFA : Association François Aupetit
    www.afa.asso.fr- Tél. : 01 43 07 00 49..

La dérivation ou stomie digestive est l’abouchement du tube digestif au niveau de l’abdomen.

En respectant quelques précautions simples, vous pouvez vivre tout à fait normalement.

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Cancer colorectal : je comprends les examens réalisés Medelli
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Cancer colorectal : je comprends les examens réalisés

Différents examens complémentaires sont nécessaires pour préciser l’étendue de la tumeur. Les résultats de ces examens permettront ensuite d'adapter au mieux le traitement à votre situation.

Pourquoi me propose-t-on des examens complémentaires pour mon cancer ?

On a pu trouver du sang dans vos selles lors d’un test de dépistage ; ou bien, vous avez consulté votre médecin pour des problèmes digestifs, des douleurs voire des saignements. Un diagnostic de cancer colorectal a alors été évoqué par votre médecin.

Une coloscopie avec prélèvements de quelques échantillons, appelés biopsies, au niveau de la tumeur, va permettre de confirmer ou non, le diagnostic de cancer colorectal.

Si tel est le cas, il faudra alors évaluer l’étendue de la tumeur et l’atteinte éventuelle d’autres organes. Le bilan d’extension de la maladie est alors réalisé grâce à différents examens complémentaires.

A partir de cet instant, la question est d’évaluer l'extension de la maladie localement ou à distance.

A quoi servent ces examens complémentaires ?

Ils permettent d'analyser votre cancer en évaluant 3 critères clés :

  • La taille de la tumeur : uniquement localisée à l’intestin, ou au contraire au-delà de celui-ci.

  • L’atteinte des ganglions : dans le voisinage immédiat ou plus à distance.

  • L’existence éventuelle de métastases par dissémination des cellules cancéreuses dans d’autres organes.

A l’issue de ces résultats, votre médecin connaîtra avec précision l’extension de votre maladie, ce qui conditionne le traitement qui vous sera proposé.

Quels examens sont utiles lorsqu’un cancer colorectal est diagnostiqué ?

Un certain nombre d’examens complémentaires sont nécessaires pour faire le bilan d’extension du cancer colorectal. Ainsi, le scanner thoraco-abdomino-pelvien visualise la tumeur et son éventuelle extension aux organes voisins, que sont en particulier, les poumons et le foie.

D’autres examens d’imagerie, comme une échographie ou une Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM), peuvent être utiles, afin de préciser l’étendue du cancer. Ce bilan d’extension est une étape essentielle pour adapter le traitement à chaque patient.

Différents examens sanguins complètent ce bilan pour préciser l'évolutivité de la maladie (dosage des marqueurs tumoraux spécifiques du cancer), et vérifier le retentissement du cancer sur le fonctionnement de votre organisme.

Des analyses complémentaires anatomopathologiques sont quelquefois nécessaires pour adapter le traitement (recherche de mutations).

Pour le cancer du rectum, une échoendoscopie rectale et/ou une IRM rectale peuvent être demandées.

Certains examens d’imagerie comme un TEP Scan sont éventuellement décidés en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), pour un bilan plus approfondi en vue d’une intervention chirurgicale.

Pourquoi dose-t-on les marqueurs tumoraux ?

Ce terme désigne des substances produites par les cellules cancéreuses. Le dosage d’un marqueur a surtout un intérêt pour surveiller l’évolution de votre maladie, en particulier durant le traitement.

La production dans l’organisme de certains marqueurs tumoraux augmente au cours de l’évolution d’un cancer. C’est le cas de l’antigène carcino-embryonnaire dont le dosage est réalisé durant le bilan initial du cancer colorectal.

On m’a parlé de recherche de mutations, de quoi s’agit-il ?

Il s'agit d'anomalies des cellules de la tumeur qui peuvent avoir un intérêt dans le choix du traitement.

Les travaux de recherche médicale ont en effet montré la présence de certaines anomalies ou mutations au niveau du cancer colorectal lui-même, en particulier dans les formes métastatiques. Ces mutations sont des modifications de fonctionnement à l’intérieur des cellules cancéreuses : on parle de mutations de KRAS. Ces découvertes ont permis la mise au point de nouveaux traitements pour ces cancers, appelés thérapies ciblées.

C'est pourquoi, ces compléments d'analyse anatomopathologiques peuvent être des examens utiles et nécessaires pour adapter le traitement.

Les examens complémentaires dans le cancer du côlon sont utiles pour faire le bilan d’extension du cancer. Conservez soigneusement les résultats de vos examens, ils seront utiles lors des consultations ultérieures.

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