Cancer de l’estomac : je comprends le suivi après mon traitement Medelli
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Cancer de l’estomac : je comprends le suivi après mon traitement

Le traitement d’un cancer de l’estomac nécessite souvent une ablation totale ou partielle de l’estomac appelée gastrectomie. Il est tout à fait possible de vivre sans ou avec une partie de l’estomac. Cela peut néanmoins entraîner des troubles gastro-intestinaux qui seront réduits en suivant des règles diététiques simples.

Quelles sont les conséquences d’une ablation de l’estomac ?

L’estomac fait partie de l'appareil digestif. Il décompose les aliments en les brassant et en les mélangeant aux sucs gastriques avant de les déverser lentement dans l'intestin grêle. Dans le cas d’une gastrectomie partielle, le volume de l’estomac est diminué. Dans le cas d’une gastrectomie totale, les aliments passent directement dans l’intestin sans être transformés par les sucs gastriques.

Différents troubles peuvent alors se manifester :

  • Un sentiment de satiété atteint très rapidement lors d’un repas (appelé « syndrome du petit estomac »).

  • Des diarrhées fréquentes, notamment le matin après le repas.

  • Un reflux vers l’œsophage.

  • Un malaise général (on parle de « dumping syndrome ») lors de la prise d’un repas, dû à l’arrivée trop rapide des aliments dans l’intestin. Ce malaise est caractérisé par des bouffées de chaleur, une fatigue brutale, des sueurs, des palpitations, des douleurs abdominales, etc.

  • Deux ou trois heures après un repas riche en sucres, une hypoglycémie qui se traduit par un malaise et une somnolence.

  • Des vomissements de bile le matin.

Ces conséquences ont-elles un impact sur ma santé ?

Les troubles alimentaires et gastro-intestinaux liés à la gastrectomie peuvent être responsables d’une perte de poids. Ils ont néanmoins tendance à s’estomper dans les mois qui suivent l’opération, vous permettant de stabiliser votre poids.

L’ablation de l’estomac est aussi responsable de carences (en vitamine B 12 en cas d’ablation totale, ou en fer en cas d’ablation totale ou partielle) qui peuvent à terme entraîner une anémie.

Comment adapter mon alimentation ?

  • Prenez des repas peu copieux.

  • Augmentez le nombre de repas quotidiens afin de maintenir un apport en calories suffisant (au moins cinq repas par jour).

  • Augmentez l’apport en graisse.

  • Prenez vos repas dans le calme.

  • Mangez lentement en mastiquant longtemps les aliments. Consultez un chirurgien dentiste si l’état de votre dentition ne vous permet pas de mastiquer correctement.

  • Ne buvez pas pendant les repas et évitez les aliments liquides.

  • Buvez, en revanche, plusieurs fois dans la journée (6 à 8 fois) un demi-verre d’eau.

  • Si vous ressentez les symptômes du « dumping syndrome » (malaise général), allongez-vous.

  • Evitez les aliments trop sucrés, salés ou épicés.

  • Evitez les boissons gazeuses et alcoolisées.

Quel sera mon suivi ?

Vous pouvez consulter un diététicien-nutritionniste à l’hôpital après votre gastrectomie. Il vous aidera à adopter de nouvelles habitudes alimentaires. Vous pouvez également consulter un psychologue pour recevoir un soutien psychologique.

De retour à votre domicile, vous serez suivi régulièrement par un médecin de l’équipe qui vous a soigné ou par votre médecin généraliste. Une consultation est généralement programmée tous les 3 à 6 mois pendant les trois premières années, tous les six mois jusqu’à la fin de la cinquième année, puis une fois par an. Lors de ces consultations, le médecin prendra en charge, si nécessaire, les complications tardives liées à votre traitement. Il surveillera l’évolution de votre poids et vous prescrira éventuellement des compléments alimentaires hypercaloriques si vous maigrissez de façon trop importante. En cas de gastrectomie totale, il vous prescrira des injections intramusculaires de vitamine B 12. N’hésitez pas à lui communiquer vos éventuelles difficultés d’ordre social ou psychologique.

Le médecin s’assurera également qu’il n’y ait pas de récidives et pourra, pour cela, vous demander de réaliser des examens complémentaires (échographie, scanner, endoscopie, examen sanguin…).

Consultez rapidement en cas de douleurs abdominales ou osseuses, de difficultés à avaler, de fièvre inexpliquée ou si vous perdez de nouveau du poids après vous être stabilisé.

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Cancer de l'anus : je m'informe Medelli
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Cancer de l'anus : je m'informe

Le cancer de l’anus est un cancer rare qui se déclare principalement chez des femmes de plus de 60 ans. Son évolution est généralement lente.

Qu’est-ce qu’un cancer de l’anus ?

Le cancer de l’anus touche le canal anal qui constitue la partie terminale du tube digestif (de 3 à 4 centimètres), entre le rectum et l’orifice anal. Le canal anal est constitué de plusieurs types de cellules qui en se développant de façon anarchique peuvent produire un cancer. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un cancer dit épidermoïde. Le cancer de l’anus ne produit que très rarement des métastases.

Cette illustration permet de localiser les organes proches de l’anus et de comprendre l’extension possible de ce cancer.Cette illustration permet de localiser les organes proches de l’anus et de comprendre l’extension possible de ce cancer.

 

Comment se manifeste un cancer de l’anus ?

Les signes et les symptômes qui peuvent vous alerter sont :

  • Des petits saignements, visibles sur le papier hygiénique ou les sous-vêtements.

  • Des douleurs peu intenses, notamment lors de la défécation.

  • Des hémorragies précédant ou accompagnant les selles.

  • Des troubles du transit, associant des épisodes de constipation et des épisodes de diarrhée.

  • Une incontinence anale.

  • Une petite boule dure palpable, une lésion persistante ou des démangeaisons au niveau de l’anus.

  • Une sensation de corps étranger dans l’anus.

  • Des fausses envies d'aller à la selle.

Le plus souvent, ces manifestations sont chroniques. Elles sont parfois attribuées à tort à des hémorroïdes. N’hésitez pas à consulter dès leur apparition. Votre médecin procèdera à un examen local et un toucher rectal très informatifs dans le contexte, ou vous orientera vers un proctologue.

Comment établit-on le diagnostic de cancer de l’anus ?

Le médecin réalise en premier lieu un toucher rectal puis pratique un examen (une anuscopie avec un instrument appelé anuscope) qui permet d’observer la forme et la taille des lésions et d’effectuer des prélèvements de tissus (des biopsies). L’anuscopie peut être réalisée lors d’une simple consultation, ne demande aucune préparation et est généralement indolore. Si nécessaire, le médecin utilise une pommade anesthésique ou effectue l’examen sous anesthésie générale. En cas d’anesthésie générale, un anesthésiste prendra connaissance de vos antécédents médicaux et vous informera des risques lors d’une consultation pré-anesthésique.

La biopsie provoque parfois des hémorragies rectales qui s’estompent en quelques heures. Contactez un médecin si elles ne disparaissent pas.

Un médecin spécialisé dans l’examen des tissus au microscope (un anatomopathologiste) détermine ensuite s’il s’agit d’un cancer et son type.

Devrais-je réaliser d’autres examens avant les traitements ?

En présence d’un cancer, le médecin vous prescrira un bilan complet, dit d’extension, qui inclut un examen clinique et certains examens complémentaires adaptés à votre situation (échoendoscopie, échographie, radiographie, scanner, IRM, PET scan…) La classification internationale TNM détermine plusieurs stades selon la taille de la tumeur, l’atteinte des ganglions lymphatiques et la présence de métastases au niveau d’organes, proches ou éloignés de l’anus. La prise en charge médicale de la tumeur et le pronostic dépendront notamment de ce stade, la survie globale à 5 ans étant bonne, de 70 à 80 %.

D’autres examens vérifieront le bon fonctionnement de votre organisme et votre capacité à tolérer les éventuels traitements.

Quels sont les traitements ?

Le traitement est décidé lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui réunit de nombreux praticiens intervenant dans le diagnostic et la prise en charge de votre maladie, et adapté en fonction du type de cancer, de son stade et de votre état de santé.

  • Radiothérapie ou radiochimiothérapie : La radiothérapie utilise des rayons qui détruisent localement les cellules cancéreuses. Le cancer du canal anal est sensible à la radiothérapie et peut être traité par radiothérapie exclusive. Si nécessaire, par exemple si la tumeur est relativement grosse ou lorsque des ganglions sont atteints, votre médecin prescrira l'administration d'une chimiothérapie de façon concomitante à la radiothérapie pour en augmenter l'efficacité. La radiothérapie et la radiochimiothérapie sont des traitements dits conservateurs qui conservent le fonctionnement du sphincter anal.

  • Chirurgie : la chirurgie est surtout envisagée lorsque la tumeur ne régresse pas après les traitements conservateurs ou en cas de récidive. Elle conduit à la mise en place d’une dérivation chirurgicale (stomie, appelé également anus artificiel) avec l’installation d’une poche artificielle définitive qui recueille les selles.

  • Chimiothérapie : La chimiothérapie seule est réservée aux cancers qui présentent d’emblée des métastases.

Quel sera mon suivi ?

Vous serez suivi régulièrement après votre traitement. Votre médecin effectuera généralement un bilan tous les trois mois pendant les deux premières années, tous les six mois entre la deuxième et la cinquième année, puis annuellement. Il prendra en charge les éventuelles complications liées au traitement et surveillera l’apparition éventuelle d’une récidive. Vous pourrez, si nécessaire, consulter un stomathérapeute spécialisé dans l’éducation des personnes avec un anus artificiel. En amont, il travaille en partenariat avec le chirurgien, puis assure le suivi et passe le relais à une infirmière lors du retour au domicile.

 

Des infections sexuellement transmissibles, notamment celles dues aux virus HPV et VIH, les rapports sexuels anaux, la consommation de tabac et des antécédents de cancer vaginal, vulvaire ou du col de l’utérus sont des facteurs de risque du cancer de l’anus. Il est le troisième cancer le plus fréquent chez les hommes infectés par le VIH. Un examen proctologique régulier est recommandé pour les personnes vivant avec le VIH les plus à risque, même en cas de traitement antirétroviral efficace.

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Porter une stomie digestive : ma vie au quotidien Medelli
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Porter une stomie digestive : ma vie au quotidien

La dérivation (poche) digestive est comme la dérivation (poche) urinaire. C’est l’abouchement d’un conduit naturel de votre corps (côlon ou intestin grêle) à la peau de l’abdomen.

À quoi correspond une dérivation digestive ?

Normalement, les matières fécales sont éliminées par l’organisme via le tube digestif (côlon).

La dérivation digestive est l’abouchement chirurgical temporaire, ou permanent, au niveau de la paroi de l’abdomen, d’un segment du tube digestif. Elle entraine une perte du contrôle volontaire de l’élimination des matières fécales. Ces dérivations (stomie = terme médical consacré) concernent surtout le côlon (gros intestin : colostomie) et l’iléon (intestin grêle : iléostomie).

Elles sont justifiées sur le plan médical, durant une maladie inflammatoire du tube digestif ou lors d’un cancer.

L’évacuation des gaz et selles se fera donc dans une poche de recueil. Cette dérivation ou stomie sera, soit temporaire, soit définitive.

Qu’en est-il des selles et de leur consistance ?

Selon la localisation d’une stomie, la consistance des selles sera différente.

Au niveau du côlon, elles seront moulées ou semi-liquides.

En cas d’iléostomie, les selles seront liquides, acides et irritantes pour la peau autour de la stomie.

Il faudra donc être attentif à la consistance des selles et à la fréquence des émissions.

À quoi correspond une irrigation colique ?

On parle d’irrigation colique lors d’un lavement évacuateur. Cette irrigation s’effectue grâce à un matériel spécifique, dans une dérivation (stomie) qui se situe au niveau du côté gauche de votre ventre.

Elle permet en une fois d’éliminer le contenu du côlon, de manière à retrouver une pseudo-continence intestinale (pas de selles pendant 48 à 72 heures après ce lavement).

Les gaz seront moins nombreux et donc plus discrets.

Quels sont les différents types d’appareillages utilisés ?

Les appareillages actuels sont fiables avec un confort quotidien et une sécurité optimale (étanchéité), une absence d’odeur et d’irritation cutanée.

Ilscomportent une poche de recueil vidable et un support adhérent à la peau. La poche sera changée selon les besoins (le support restant en place plusieurs jours).

 

Après un apprentissage avec votre équipe médicale, vous vous sentirez de mieux en mieux et vous retrouverez vos marques. Vous vivrez normalement et reprendrez confiance en vous. Quelques conseils vous sont donnés dans ce document.Après un apprentissage avec votre équipe médicale, vous vous sentirez de mieux en mieux et vous retrouverez vos marques. Vous vivrez normalement et reprendrez confiance en vous. Quelques conseils vous sont donnés dans ce document.

Quelles complications peuvent apparaître ?

Elles sont de 3 sortes :

  • Complications cutanées avec boutons, rougeurs, picotements.

  • Mauvaise adhérence du support à la peau avec fuites.

  • Allergie au matériel utilisé.

Une hygiène adaptée permettra d’éviter certaines complications.

Par ailleurs, vous pouvez vous faire aider par un(e) stomathérapeute (infirmier(e) formé à ces techniques), qui pourra vous donner les conseils adaptés.

En cas de hernie autour de cette dérivation, il est nécessaire de consulter un médecin.

Dois-je respecter certaines précautions alimentaires ?

Avoir une stomie n’oblige à aucun régime alimentaire particulier. Votre alimentation doit simplement être équilibrée et respecter quelques règles simples :

  • Manger à heures régulières, dans le calme et lentement, en mâchant bien les aliments.

  • Boire beaucoup et régulièrement dans la journée : au moins 1,5 à 2 litres par jour et préférer une eau riche en sel.

Sachez qu’une alimentation riche en fibres est préférable, en évitant si possibleles aliments à l’origine de gaz comme les choux, les oignons, les champignons.

N’oubliez pas de saler votre alimentation (sauf contre-indication médicale), car les selles évacuées contiennent beaucoup de sel.

Qu’en est-il de ma vie au quotidien ?

Le matériel disponible est parfaitement étanche : vous pouvez donc prendre des bains ou des douches.

Si possible, évitez de porter des vêtements trop serrés qui peuvent comprimer la poche de recueil ou la stomie.

Vous pouvez reprendre une activité professionnelle normalement.

Une activité sportive est tout à fait possible, avec la prudence nécessaire lors des sports violents comme le judo, le karaté, la boxe ou le rugby.

Pensez à boire abondamment pour éviter toute déshydratation.

Comment puis-je partir en vacances, voyager ?

Si vous avez prévu un voyage à l’étranger, pensez à emporter la quantité de matériel nécessaire pour la durée de votre séjour.

Mettez le matériel dans un bagage à main pour les voyages en avion.

Buvez de l’eau en bouteille capsulée exclusivement.

Prévoyez des médicaments pour éviter la diarrhée.

Puis-je me faire aider ?

Il existe des infirmières stomathérapeutes dans chaque département près de votre domicile, qui pourront répondre à vos questions et vous aider à résoudre vos éventuelles difficultés d’appareillage. N’hésitez pas à les contacter.

Où puis-je trouver des associations de patients ?

Les associations peuvent vous aider, voici les 2 principales :

  • FSF : Fédération des Stomisés de France
    www.fsf.asso.fr- Tél. : 01 45 57 40 02.

  • AFA : Association François Aupetit
    www.afa.asso.fr- Tél. : 01 43 07 00 49..

La dérivation ou stomie digestive est l’abouchement du tube digestif au niveau de l’abdomen.

En respectant quelques précautions simples, vous pouvez vivre tout à fait normalement.

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Cancer colorectal : je comprends les examens réalisés Medelli
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Cancer colorectal : je comprends les examens réalisés

Différents examens complémentaires sont nécessaires pour préciser l’étendue de la tumeur. Les résultats de ces examens permettront ensuite d'adapter au mieux le traitement à votre situation.

Pourquoi me propose-t-on des examens complémentaires pour mon cancer ?

On a pu trouver du sang dans vos selles lors d’un test de dépistage ; ou bien, vous avez consulté votre médecin pour des problèmes digestifs, des douleurs voire des saignements. Un diagnostic de cancer colorectal a alors été évoqué par votre médecin.

Une coloscopie avec prélèvements de quelques échantillons, appelés biopsies, au niveau de la tumeur, va permettre de confirmer ou non, le diagnostic de cancer colorectal.

Si tel est le cas, il faudra alors évaluer l’étendue de la tumeur et l’atteinte éventuelle d’autres organes. Le bilan d’extension de la maladie est alors réalisé grâce à différents examens complémentaires.

A partir de cet instant, la question est d’évaluer l'extension de la maladie localement ou à distance.

A quoi servent ces examens complémentaires ?

Ils permettent d'analyser votre cancer en évaluant 3 critères clés :

  • La taille de la tumeur : uniquement localisée à l’intestin, ou au contraire au-delà de celui-ci.

  • L’atteinte des ganglions : dans le voisinage immédiat ou plus à distance.

  • L’existence éventuelle de métastases par dissémination des cellules cancéreuses dans d’autres organes.

A l’issue de ces résultats, votre médecin connaîtra avec précision l’extension de votre maladie, ce qui conditionne le traitement qui vous sera proposé.

Quels examens sont utiles lorsqu’un cancer colorectal est diagnostiqué ?

Un certain nombre d’examens complémentaires sont nécessaires pour faire le bilan d’extension du cancer colorectal. Ainsi, le scanner thoraco-abdomino-pelvien visualise la tumeur et son éventuelle extension aux organes voisins, que sont en particulier, les poumons et le foie.

D’autres examens d’imagerie, comme une échographie ou une Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM), peuvent être utiles, afin de préciser l’étendue du cancer. Ce bilan d’extension est une étape essentielle pour adapter le traitement à chaque patient.

Différents examens sanguins complètent ce bilan pour préciser l'évolutivité de la maladie (dosage des marqueurs tumoraux spécifiques du cancer), et vérifier le retentissement du cancer sur le fonctionnement de votre organisme.

Des analyses complémentaires anatomopathologiques sont quelquefois nécessaires pour adapter le traitement (recherche de mutations).

Pour le cancer du rectum, une échoendoscopie rectale et/ou une IRM rectale peuvent être demandées.

Certains examens d’imagerie comme un TEP Scan sont éventuellement décidés en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), pour un bilan plus approfondi en vue d’une intervention chirurgicale.

Pourquoi dose-t-on les marqueurs tumoraux ?

Ce terme désigne des substances produites par les cellules cancéreuses. Le dosage d’un marqueur a surtout un intérêt pour surveiller l’évolution de votre maladie, en particulier durant le traitement.

La production dans l’organisme de certains marqueurs tumoraux augmente au cours de l’évolution d’un cancer. C’est le cas de l’antigène carcino-embryonnaire dont le dosage est réalisé durant le bilan initial du cancer colorectal.

On m’a parlé de recherche de mutations, de quoi s’agit-il ?

Il s'agit d'anomalies des cellules de la tumeur qui peuvent avoir un intérêt dans le choix du traitement.

Les travaux de recherche médicale ont en effet montré la présence de certaines anomalies ou mutations au niveau du cancer colorectal lui-même, en particulier dans les formes métastatiques. Ces mutations sont des modifications de fonctionnement à l’intérieur des cellules cancéreuses : on parle de mutations de KRAS. Ces découvertes ont permis la mise au point de nouveaux traitements pour ces cancers, appelés thérapies ciblées.

C'est pourquoi, ces compléments d'analyse anatomopathologiques peuvent être des examens utiles et nécessaires pour adapter le traitement.

Les examens complémentaires dans le cancer du côlon sont utiles pour faire le bilan d’extension du cancer. Conservez soigneusement les résultats de vos examens, ils seront utiles lors des consultations ultérieures.

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