Cancer de la vessie : je comprends les moyens du diagnostic Medelli
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Cancer de la vessie : je comprends les moyens du diagnostic

Les cancers de la vessie ont un risque de récidive très élevé. Il est important de suivre les recommandations et la surveillance imposée par votre médecin ou l’équipe médicale.

Quels symptômes doivent m’inciter à consulter ?

Le principal symptôme du cancer de la vessie est la présence de sang dans les urines (hématurie).
Découvert lors d’une analyse d’urine ou suspecté en urinant, le sang dans les urines est un motif de consultation.

Quels sont les examens à réaliser ?

En cas de suspicion d’un cancer de la vessie, plusieurs examens peuvent être réalisés pour confirmer ou au contraire écarter le diagnostic.

Le premier geste consiste à rechercher ou confirmer la présence de sang par une bandelette urinaire, dont les résultats sont immédiats. Cette analyse se fait au cabinet de votre médecin lors d’une consultation.
Si les résultats de cette première analyse sont positifs, on procèdera à d’autres examens :

  • ECBU (ou examen cytobactériologique des urines) : il s’agit d’une analyse d’urine qui recherche la présence de sang dans vos urines et élimine une éventuelle origine infectieuse.

  • Cystoscopie ou fibroscopie vésicale ou endoscopie vésicale : cet examen permet d’examiner l’intérieur de votre vessie grâce à une petite sonde souple, munie d’un système optique, introduite par les voies naturelles (l’urètre). Cette sonde permet aussi à l’aide de pinces ou de résecteurs, de faire des prélèvements dans la vessie. Cet examen est pratiqué sous anesthésie générale.
    L’examen des prélèvements effectués, lors de la cystoscopie, donnera les caractéristiques de la tumeur.L’anesthésie générale nécessite une consultation préalable avec un médecin anesthésiste, qui vous posera des questions sur vos antécédents d’examens, vos allergies éventuelles et vos traitements en cours.
    Outre un questionnaire « pré-opératoire », on vous demandera de remplir et signer un formulaire dit « de consentement éclairé ».

  • Cytologie urinaire . Des cellules de la paroi interne de la vessie (urothélium) se détachent naturellement et passent dans les urines. Cet examen va analyser le caractère normal ou anormal (cancéreux) de ces cellules.

  • Urographie intraveineuse (UIV) . C’est une radiographie de l’appareil urinaire qui se fait par injection d’un produit de contraste iodé par voie intraveineuse. Elle permet de vérifier que les reins et les uretères ne sont pas touchés par une tumeur associée.

  • Echographie vésicale . Cette technique étudie la vessie par ultrasons pour détecter une éventuelle tumeur.

Ces examens ont pour but de confirmer la présence d’une tumeur cancéreuse et définir son importance. Ils permettent de mettre en évidence le caractère plus ou moins avancé de la tumeur.
Les examens qui vont être pratiqués par la suite seront réalisés dans le cadre d’un « bilan d’extension ».

  • Bilan d’extension . Il s’agit d’une série d’examens destinés à rechercher la présence éventuelle de cellules cancéreuses (métastases), détectables par l’imagerie médicale, dans d’autres parties de votre corps.
    Le bilan d’extension varie d’une personne à l’autre et d’une situation à une autre.

Ce bilan repose d’abord sur le scanner pour examiner tous les organes du pelvis, de l’abdomen et du thorax.

Les autres examens comme la scintigraphie osseuse ou hépatique, viendront en complément du scanner pour rechercher d’éventuelles métastases (osseuses, hépatiques, pulmonaires).

Ces examens présentent-t-ils des risques ?

Tout acte médical, même pratiqué dans les meilleures conditions de compétence et de sécurité, présente un risque de complications.

Conformément à la réglementation en vigueur dans les établissements hospitaliers, le matériel utilisé est soit à usage unique, soit désinfecté et stérilisé après chaque intervention, pour prévenir d’éventuelles transmissions d’infections.

Dans le cas d’une anesthésie, une surveillance médicale est nécessaire jusqu’à ce que l’effet de l’anesthésie disparaisse.

A quelle fréquence dois-je me faire surveiller ?

Le cancer superficiel de la vessie a tendance à récidiver. Des examens de contrôle réguliers : examens des cellules contenues dans les urines, cystoscopie, examens de sang, sont nécessaires tout au long de la vie. Il est essentiel de les respecter.

De même après un traitement pour un cancer infiltrant de la vessie, une surveillance régulière par scanner sera instaurée pour ne pas passer à côté d’une récidive ou une extension.

Les examens sont pratiqués en fonction de l’importance estimée de la tumeur et de ses caractéristiques. Ils sont fonction également de l’évolution de votre cancer et de votre état général. Le programme d’examens qui vous est proposé, est strictement individuel. Seul votre médecin décidera de la nécessité de faire ou non un examen et vous en informera.

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