Cancer du pancréas : je m'informe Medelli
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Cancer du pancréas : je m'informe

Le cancer du pancréas est relativement rare et concerne généralement des hommes de plus de 65 ans. Il est important de consulter dès les premiers signes suspects.

Qu’est-ce qu’un cancer du pancréas ?

Le pancréas est un organe enfoui dans l’abdomen, derrière l’estomac et contre l’intestin, et traversé par de multiples vaisseaux sanguins et lymphatiques. Il mesure environ 15 centimètres de long avec trois parties nommées « tête », « corps » et « queue ». Le pancréas aide la digestion des graisses en produisant des enzymes digestives qui sont déversées dans l’intestin (fonction dite exocrine) et fabrique des molécules, appelées hormones pancréatiques, qui jouent notamment un rôle majeur dans la régulation du taux de sucre dans le sang (fonction dite endocrine).

La majorité des cancers du pancréas se développe à partir de cellules exocrines. Dans 9 cas sur 10, il s’agit d’un adénocarcinome. Nous ne parlerons pas ici des cancers issus des cellules endocrines (tumeurs neuro-endocrines) qui sont moins fréquents et sont traités de façon différente.

Cette illustration permet de localiser les organes proches du pancréas et de comprendre l’extension possible de ce cancer et la chirurgie envisagée.

 

Cette illustration permet de localiser les organes proches du pancréas et de comprendre l’extension possible de ce cancer et la chirurgie envisagée.

Comment se manifeste un cancer du pancréas ?

Les signes ou les symptômes qui peuvent vous alerter sont :

  • Une coloration jaune de la peau, appelée jaunisse ou ictère.

  • Des urines foncées, des selles décolorées et des démangeaisons cutanées.

  • Des douleurs abdominales du côté gauche, des douleurs dorsales.

  • Un amaigrissement rapide.

D’autres signes sont parfois présents comme des vomissements, des diarrhées, un gonflement et des douleurs dans une jambe, indicatrices d’une phlébite.

Comment établit-on le diagnostic de cancer du pancréas ?

Le diagnostic est généralement établi par une imagerie médicale (échographie, échoendoscopie, IRM ou scanner) qui révèle la présence d’une tumeur.

Une analyse au microscope des cellules de la tumeur confirme ensuite leur nature cancéreuse. L’analyse des cellules est le plus souvent effectuée sur un échantillon de tissu (une biopsie) prélevé au cours d’une écho-endoscopie. Cet examen est réalisé sous anesthésie générale. Un anesthésiste prendra alors connaissance de vos antécédents médicaux et vous informera des risques lors d’une consultation pré-anesthésique. Si l’équipe médicale n’a aucun doute sur la nature cancéreuse de la tumeur et que celle-ci est opérable, l’analyse des cellules est effectuée sur la partie du pancréas retirée par le chirurgien.

Le médecin dresse ensuite un bilan de la maladie. Il utilise des techniques d’imagerie et éventuellement des résultats de biopsies pour établir si le cancer s’est étendu aux ganglions avoisinants ou vers d’autres organes (foie, péritoine, poumons, ganglions…) formant ainsi des métastases. Il déterminera ensuite le stade de votre cancer en fonction de son extension. Le stade 0 de la classification internationale TNM caractérise un cancer avec une tumeur très superficielle, sans atteinte ganglionnaire et sans métastase, et le stade IV, un cancer avec des métastases distantes du pancréas. La prise en charge médicale et le pronostic dépendront notamment de ce stade.

Votre médecin vous prescrira éventuellement un bilan sanguin afin de repérer certaines anomalies biologiques et un dosage des marqueurs tumoraux, molécules libérées par les cellules cancéreuses (ACE ou CA 19.9), qui peuvent avoir un intérêt dans le suivi de la maladie.

Quels sont les traitements possibles ?

Le traitement est décidé lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui réunit de nombreux praticiens intervenant dans le diagnostic et la prise en charge de votre maladie, et adapté en fonction du type de cancer, de son stade et de votre état de santé.

  • Chirurgie : l’ablation du pancréas (pancréatectomie) est envisagée lorsque le cancer est peu évolué localement, qu’il n’y a pas de métastases et que votre état de santé le permet. Le chirurgien adaptera la procédure en fonction de la zone atteinte. L’ablation peut être partielle ou exceptionnellement totale, complétée par une ablation d’autres organes proches (vésicule biliaire, partie de l’estomac ou de l’intestin, ganglions, rate…) et suivie, si nécessaire, d’une reconstruction pour rétablir la circulation digestive ou celle de la bile.L’opération est réalisée sous anesthésie générale. Un anesthésiste prendra connaissance au préalable de vos antécédents médicaux et chirurgicaux et vous informera des risques lors d’une consultation pré-anesthésique. L’intervention nécessite une hospitalisation de 2 à 3 semaines. Des complications peuvent survenir juste après l’intervention ou dans les semaines qui suivent (hémorragies, infection, fuite de liquide digestif…). Consultez en urgence si vous ressentez des douleurs ou êtes fiévreux.

  • Chimiothérapie et radiothérapie : La chimiothérapie cible la croissance de toutes les cellules cancéreuses tandis que la radiothérapie utilise des rayons qui ont une action localisée. Ces thérapies peuvent être envisagées à la suite d’une chirurgie pour détruire les éventuelles cellules cancéreuses résiduelles et diminuer le risque de récidive. Lorsque le cancer est inopérable, elles ont pour objectif de réduire la taille de la tumeur et son impact sur votre organisme. Parfois, elles rendent alors possible une intervention chirurgicale.

  • Thérapies ciblées : Plusieurs thérapies ciblées sont à l’étude pour le traitement du cancer du pancréas.

  • Pose de prothèses : Lorsque la tumeur ne peut pas être enlevée, elle peut exercer une pression sur le canal cholédoque qui conduit la bile ou bloquer le transit intestinal au niveau du duodénum. La pose de prothèse biliaire ou duodénale est alors nécessaire et se fait sous anesthésie générale, le plus souvent en utilisant un endoscope. Un anesthésiste vous informera des risques de l’anesthésie. Les complications de l’intervention sont peu fréquentes.

  • Traitement de la douleur : Des médicaments ou un traitement local (alcoolisation du plexus cœliaque, radiothérapie) sont susceptibles de soulager la douleur liée au cancer.

Quel sera mon suivi ?

Vous serez suivi régulièrement. Votre médecin prendra en charge les éventuelles conséquences de la maladie et des traitements (douleurs, fatigue, troubles alimentaires et digestifs, troubles psychologiques, diabète…). Il peut vous adresser à différents spécialistes : assistant social, diététicien, psychologue, spécialiste de la douleur. Il vous prescrira si nécessaire des extraits pancréatiques à avaler au moment des repas pour faciliter la digestion des aliments ou des compléments nutritionnels hypercaloriques si vous maigrissez de façon trop importante.

 

Le tabagisme est le principal facteur qui augmente la probabilité d’apparition d’un cancer du pancréas. Il multiplie par trois le risque.

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Cancer de l'anus : je m'informe Medelli
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Cancer de l'anus : je m'informe

Le cancer de l’anus est un cancer rare qui se déclare principalement chez des femmes de plus de 60 ans. Son évolution est généralement lente.

Qu’est-ce qu’un cancer de l’anus ?

Le cancer de l’anus touche le canal anal qui constitue la partie terminale du tube digestif (de 3 à 4 centimètres), entre le rectum et l’orifice anal. Le canal anal est constitué de plusieurs types de cellules qui en se développant de façon anarchique peuvent produire un cancer. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un cancer dit épidermoïde. Le cancer de l’anus ne produit que très rarement des métastases.

Cette illustration permet de localiser les organes proches de l’anus et de comprendre l’extension possible de ce cancer.

 

Cette illustration permet de localiser les organes proches de l’anus et de comprendre l’extension possible de ce cancer.

Comment se manifeste un cancer de l’anus ?

Les signes et les symptômes qui peuvent vous alerter sont :

  • Des petits saignements, visibles sur le papier hygiénique ou les sous-vêtements.

  • Des douleurs peu intenses, notamment lors de la défécation.

  • Des hémorragies précédant ou accompagnant les selles.

  • Des troubles du transit, associant des épisodes de constipation et des épisodes de diarrhée.

  • Une incontinence anale.

  • Une petite boule dure palpable, une lésion persistante ou des démangeaisons au niveau de l’anus.

  • Une sensation de corps étranger dans l’anus.

  • Des fausses envies d'aller à la selle.

Le plus souvent, ces manifestations sont chroniques. Elles sont parfois attribuées à tort à des hémorroïdes. N’hésitez pas à consulter dès leur apparition. Votre médecin procèdera à un examen local et un toucher rectal très informatifs dans le contexte, ou vous orientera vers un proctologue.

Comment établit-on le diagnostic de cancer de l’anus ?

Le médecin réalise en premier lieu un toucher rectal puis pratique un examen (une anuscopie avec un instrument appelé anuscope) qui permet d’observer la forme et la taille des lésions et d’effectuer des prélèvements de tissus (des biopsies). L’anuscopie peut être réalisée lors d’une simple consultation, ne demande aucune préparation et est généralement indolore. Si nécessaire, le médecin utilise une pommade anesthésique ou effectue l’examen sous anesthésie générale. En cas d’anesthésie générale, un anesthésiste prendra connaissance de vos antécédents médicaux et vous informera des risques lors d’une consultation pré-anesthésique.

La biopsie provoque parfois des hémorragies rectales qui s’estompent en quelques heures. Contactez un médecin si elles ne disparaissent pas.

Un médecin spécialisé dans l’examen des tissus au microscope (un anatomopathologiste) détermine ensuite s’il s’agit d’un cancer et son type.

Devrais-je réaliser d’autres examens avant les traitements ?

En présence d’un cancer, le médecin vous prescrira un bilan complet, dit d’extension, qui inclut un examen clinique et certains examens complémentaires adaptés à votre situation (échoendoscopie, échographie, radiographie, scanner, IRM, PET scan…) La classification internationale TNM détermine plusieurs stades selon la taille de la tumeur, l’atteinte des ganglions lymphatiques et la présence de métastases au niveau d’organes, proches ou éloignés de l’anus. La prise en charge médicale de la tumeur et le pronostic dépendront notamment de ce stade, la survie globale à 5 ans étant bonne, de 70 à 80 %.

D’autres examens vérifieront le bon fonctionnement de votre organisme et votre capacité à tolérer les éventuels traitements.

Quels sont les traitements ?

Le traitement est décidé lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui réunit de nombreux praticiens intervenant dans le diagnostic et la prise en charge de votre maladie, et adapté en fonction du type de cancer, de son stade et de votre état de santé.

  • Radiothérapie ou radiochimiothérapie : La radiothérapie utilise des rayons qui détruisent localement les cellules cancéreuses. Le cancer du canal anal est sensible à la radiothérapie et peut être traité par radiothérapie exclusive. Si nécessaire, par exemple si la tumeur est relativement grosse ou lorsque des ganglions sont atteints, votre médecin prescrira l'administration d'une chimiothérapie de façon concomitante à la radiothérapie pour en augmenter l'efficacité. La radiothérapie et la radiochimiothérapie sont des traitements dits conservateurs qui conservent le fonctionnement du sphincter anal.

  • Chirurgie : la chirurgie est surtout envisagée lorsque la tumeur ne régresse pas après les traitements conservateurs ou en cas de récidive. Elle conduit à la mise en place d’une dérivation chirurgicale (stomie, appelé également anus artificiel) avec l’installation d’une poche artificielle définitive qui recueille les selles.

  • Chimiothérapie : La chimiothérapie seule est réservée aux cancers qui présentent d’emblée des métastases.

Quel sera mon suivi ?

Vous serez suivi régulièrement après votre traitement. Votre médecin effectuera généralement un bilan tous les trois mois pendant les deux premières années, tous les six mois entre la deuxième et la cinquième année, puis annuellement. Il prendra en charge les éventuelles complications liées au traitement et surveillera l’apparition éventuelle d’une récidive. Vous pourrez, si nécessaire, consulter un stomathérapeute spécialisé dans l’éducation des personnes avec un anus artificiel. En amont, il travaille en partenariat avec le chirurgien, puis assure le suivi et passe le relais à une infirmière lors du retour au domicile.

 

Des infections sexuellement transmissibles, notamment celles dues aux virus HPV et VIH, les rapports sexuels anaux, la consommation de tabac et des antécédents de cancer vaginal, vulvaire ou du col de l’utérus sont des facteurs de risque du cancer de l’anus. Il est le troisième cancer le plus fréquent chez les hommes infectés par le VIH. Un examen proctologique régulier est recommandé pour les personnes vivant avec le VIH les plus à risque, même en cas de traitement antirétroviral efficace.

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Porter une stomie digestive : ma vie au quotidien Medelli
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Porter une stomie digestive : ma vie au quotidien

La dérivation (poche) digestive est comme la dérivation (poche) urinaire. C’est l’abouchement d’un conduit naturel de votre corps (côlon ou intestin grêle) à la peau de l’abdomen.

À quoi correspond une dérivation digestive ?

Normalement, les matières fécales sont éliminées par l’organisme via le tube digestif (côlon).

La dérivation digestive est l’abouchement chirurgical temporaire, ou permanent, au niveau de la paroi de l’abdomen, d’un segment du tube digestif. Elle entraine une perte du contrôle volontaire de l’élimination des matières fécales. Ces dérivations (stomie = terme médical consacré) concernent surtout le côlon (gros intestin : colostomie) et l’iléon (intestin grêle : iléostomie).

Elles sont justifiées sur le plan médical, durant une maladie inflammatoire du tube digestif ou lors d’un cancer.

L’évacuation des gaz et selles se fera donc dans une poche de recueil. Cette dérivation ou stomie sera, soit temporaire, soit définitive.

Qu’en est-il des selles et de leur consistance ?

Selon la localisation d’une stomie, la consistance des selles sera différente.

Au niveau du côlon, elles seront moulées ou semi-liquides.

En cas d’iléostomie, les selles seront liquides, acides et irritantes pour la peau autour de la stomie.

Il faudra donc être attentif à la consistance des selles et à la fréquence des émissions.

À quoi correspond une irrigation colique ?

On parle d’irrigation colique lors d’un lavement évacuateur. Cette irrigation s’effectue grâce à un matériel spécifique, dans une dérivation (stomie) qui se situe au niveau du côté gauche de votre ventre.

Elle permet en une fois d’éliminer le contenu du côlon, de manière à retrouver une pseudo-continence intestinale (pas de selles pendant 48 à 72 heures après ce lavement).

Les gaz seront moins nombreux et donc plus discrets.

Quels sont les différents types d’appareillages utilisés ?

Les appareillages actuels sont fiables avec un confort quotidien et une sécurité optimale (étanchéité), une absence d’odeur et d’irritation cutanée.

Ilscomportent une poche de recueil vidable et un support adhérent à la peau. La poche sera changée selon les besoins (le support restant en place plusieurs jours).

 

Après un apprentissage avec votre équipe médicale, vous vous sentirez de mieux en mieux et vous retrouverez vos marques. Vous vivrez normalement et reprendrez confiance en vous. Quelques conseils vous sont donnés dans ce document.

Après un apprentissage avec votre équipe médicale, vous vous sentirez de mieux en mieux et vous retrouverez vos marques. Vous vivrez normalement et reprendrez confiance en vous. Quelques conseils vous sont donnés dans ce document.

Quelles complications peuvent apparaître ?

Elles sont de 3 sortes :

  • Complications cutanées avec boutons, rougeurs, picotements.

  • Mauvaise adhérence du support à la peau avec fuites.

  • Allergie au matériel utilisé.

Une hygiène adaptée permettra d’éviter certaines complications.

Par ailleurs, vous pouvez vous faire aider par un(e) stomathérapeute (infirmier(e) formé à ces techniques), qui pourra vous donner les conseils adaptés.

En cas de hernie autour de cette dérivation, il est nécessaire de consulter un médecin.

Dois-je respecter certaines précautions alimentaires ?

Avoir une stomie n’oblige à aucun régime alimentaire particulier. Votre alimentation doit simplement être équilibrée et respecter quelques règles simples :

  • Manger à heures régulières, dans le calme et lentement, en mâchant bien les aliments.

  • Boire beaucoup et régulièrement dans la journée : au moins 1,5 à 2 litres par jour et préférer une eau riche en sel.

Sachez qu’une alimentation riche en fibres est préférable, en évitant si possibleles aliments à l’origine de gaz comme les choux, les oignons, les champignons.

N’oubliez pas de saler votre alimentation (sauf contre-indication médicale), car les selles évacuées contiennent beaucoup de sel.

Qu’en est-il de ma vie au quotidien ?

Le matériel disponible est parfaitement étanche : vous pouvez donc prendre des bains ou des douches.

Si possible, évitez de porter des vêtements trop serrés qui peuvent comprimer la poche de recueil ou la stomie.

Vous pouvez reprendre une activité professionnelle normalement.

Une activité sportive est tout à fait possible, avec la prudence nécessaire lors des sports violents comme le judo, le karaté, la boxe ou le rugby.

Pensez à boire abondamment pour éviter toute déshydratation.

Comment puis-je partir en vacances, voyager ?

Si vous avez prévu un voyage à l’étranger, pensez à emporter la quantité de matériel nécessaire pour la durée de votre séjour.

Mettez le matériel dans un bagage à main pour les voyages en avion.

Buvez de l’eau en bouteille capsulée exclusivement.

Prévoyez des médicaments pour éviter la diarrhée.

Puis-je me faire aider ?

Il existe des infirmières stomathérapeutes dans chaque département près de votre domicile, qui pourront répondre à vos questions et vous aider à résoudre vos éventuelles difficultés d’appareillage. N’hésitez pas à les contacter.

Où puis-je trouver des associations de patients ?

Les associations peuvent vous aider, voici les 2 principales :

  • FSF : Fédération des Stomisés de France www.fsf.asso.fr- Tél. : 01 45 57 40 02.

  • AFA : Association François Aupetit www.afa.asso.fr- Tél. : 01 43 07 00 49..

La dérivation ou stomie digestive est l’abouchement du tube digestif au niveau de l’abdomen.

En respectant quelques précautions simples, vous pouvez vivre tout à fait normalement.

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Cancer colorectal : je comprends les examens réalisés Medelli
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Cancer colorectal : je comprends les examens réalisés

Différents examens complémentaires sont nécessaires pour préciser l’étendue de la tumeur. Les résultats de ces examens permettront ensuite d'adapter au mieux le traitement à votre situation.

Pourquoi me propose-t-on des examens complémentaires pour mon cancer ?

On a pu trouver du sang dans vos selles lors d’un test de dépistage ; ou bien, vous avez consulté votre médecin pour des problèmes digestifs, des douleurs voire des saignements. Un diagnostic de cancer colorectal a alors été évoqué par votre médecin.

Une coloscopie avec prélèvements de quelques échantillons, appelés biopsies, au niveau de la tumeur, va permettre de confirmer ou non, le diagnostic de cancer colorectal.

Si tel est le cas, il faudra alors évaluer l’étendue de la tumeur et l’atteinte éventuelle d’autres organes. Le bilan d’extension de la maladie est alors réalisé grâce à différents examens complémentaires.

A partir de cet instant, la question est d’évaluer l'extension de la maladie localement ou à distance.

A quoi servent ces examens complémentaires ?

Ils permettent d'analyser votre cancer en évaluant 3 critères clés :

  • La taille de la tumeur : uniquement localisée à l’intestin, ou au contraire au-delà de celui-ci.

  • L’atteinte des ganglions : dans le voisinage immédiat ou plus à distance.

  • L’existence éventuelle de métastases par dissémination des cellules cancéreuses dans d’autres organes.

A l’issue de ces résultats, votre médecin connaîtra avec précision l’extension de votre maladie, ce qui conditionne le traitement qui vous sera proposé.

Quels examens sont utiles lorsqu’un cancer colorectal est diagnostiqué ?

Un certain nombre d’examens complémentaires sont nécessaires pour faire le bilan d’extension du cancer colorectal. Ainsi, le scanner thoraco-abdomino-pelvien visualise la tumeur et son éventuelle extension aux organes voisins, que sont en particulier, les poumons et le foie.

D’autres examens d’imagerie, comme une échographie ou une Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM), peuvent être utiles, afin de préciser l’étendue du cancer. Ce bilan d’extension est une étape essentielle pour adapter le traitement à chaque patient.

Différents examens sanguins complètent ce bilan pour préciser l'évolutivité de la maladie (dosage des marqueurs tumoraux spécifiques du cancer), et vérifier le retentissement du cancer sur le fonctionnement de votre organisme.

Des analyses complémentaires anatomopathologiques sont quelquefois nécessaires pour adapter le traitement (recherche de mutations).

Pour le cancer du rectum, une échoendoscopie rectale et/ou une IRM rectale peuvent être demandées.

Certains examens d’imagerie comme un TEP Scan sont éventuellement décidés en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), pour un bilan plus approfondi en vue d’une intervention chirurgicale.

Pourquoi dose-t-on les marqueurs tumoraux ?

Ce terme désigne des substances produites par les cellules cancéreuses. Le dosage d’un marqueur a surtout un intérêt pour surveiller l’évolution de votre maladie, en particulier durant le traitement.

La production dans l’organisme de certains marqueurs tumoraux augmente au cours de l’évolution d’un cancer. C’est le cas de l’antigène carcino-embryonnaire dont le dosage est réalisé durant le bilan initial du cancer colorectal.

On m’a parlé de recherche de mutations, de quoi s’agit-il ?

Il s'agit d'anomalies des cellules de la tumeur qui peuvent avoir un intérêt dans le choix du traitement.

Les travaux de recherche médicale ont en effet montré la présence de certaines anomalies ou mutations au niveau du cancer colorectal lui-même, en particulier dans les formes métastatiques. Ces mutations sont des modifications de fonctionnement à l’intérieur des cellules cancéreuses : on parle de mutations de KRAS. Ces découvertes ont permis la mise au point de nouveaux traitements pour ces cancers, appelés thérapies ciblées.

C'est pourquoi, ces compléments d'analyse anatomopathologiques peuvent être des examens utiles et nécessaires pour adapter le traitement.

Les examens complémentaires dans le cancer du côlon sont utiles pour faire le bilan d’extension du cancer. Conservez soigneusement les résultats de vos examens, ils seront utiles lors des consultations ultérieures.

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