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Chikungunya : je m’informe sur les risques

Le chikungunya est une maladie infectieuse transmise par le moustique-tigre. A l’origine d’une épidémie sur l’île de la Réunion en 2005, le virus sévit désormais dans les Antilles françaises. Le moustique-tigre a fait son apparition dans le sud de la France, région dans laquelle les autorités de santé craignent une transmission du virus du chikungunya.

Qu’est ce que le chikungunya ?

Le chikungunyaest une arbovirose, due à un virus transmis par un moustique communément appelé « moustique-tigre » en raison de ses rayures bien visibles. Ce moustique appartient au genre Aedes, dont certaines espèces sont impliquées dans la transmission d’autres virus, comme notamment ceux de la dengue et la fièvre jaune. Seule la femelle transmet le virus, au cours d’une piqûre qui survient principalement de jour, et le plus souvent au lever du jour ou au crépuscule, mais parfois aussi la nuit.

Dans quelles régions est-ce que je risque de rencontrer le moustique en France ?

Le moustique vecteur du chikungunya est présent dans les DOM (Antilles, Guyane, île de la Réunion, Mayotte), mais également en France métropolitaine où il est apparu en 2004. Son aire de répartition s'étend dans le sud du pays, où elle couvrait fin 2014 une vingtaine de départements, en Corse et des Alpes-Maritimes à la Gironde.

Quels sont les symptômes du chikungunya ?

En langue Makondée, chikungunya signifie « maladie de l'homme courbé », une définition qui illustre bien la position des personnes souffrant de douleurs articulaires provoquées par le virus. En effet, l’infection par le virus du chikungunya entraîne, après un délai d’incubation de 2 à 10 jours, des atteintes articulaires, souvent très intenses et invalidantes, qui touchent principalement les poignets, doigts, chevilles et pieds, mais aussi les genoux et plus rarement le rachis, les hanches ou les épaules. On retrouve également un syndrome viral (maux de tête accompagnés de fièvre, douleurs musculaires importantes, voire éruption cutanée).Des atteintes plus graves surviennent chez des personnes ayant d'autres pathologies (diabète, alcoolisme chronique, etc.) ou chez des personnes fragilisées (femmes enceintes, personnes âgées, nouveau-nés).Après la phase initiale avec fièvre, les douleurs articulaires peuvent persister et rester pénibles pendant plusieurs mois.

Comment me protéger efficacement contre les piqûres du moustique-tigre ?

La prévention de cette infection est à la fois collective et individuelle, reposant sur la protection personnelle et la lutte contre la reproduction du moustique-tigre.Ainsi, dans les régions concernées, il est recommandé :     •  de porter des vêtements longs, imprégnés d'insecticide,     •  d’utiliser des répulsifs cutanés et ambiants (prises électriques avec insecticide),     •  de dormir sous une moustiquaire ou utiliser une climatisation.

Appliquez sur la peau des produits antimoustiques, surtout la journée. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant toute utilisation, surtout en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes.

Toute personne infectée par le chikungunya doit continuer à se protéger des piqûres de moustiques pendant au moins une semaine après le début des symptômes, pour éviter un enchaînement :

     •  un moustique-tigre pique la personne infectée,

     •  quelques jours plus tard le moustique devient contaminant,

     •  ce moustique pique et infecte d'autres personnes.

Les moustiques sont des vecteurs de plusieurs maladies parasitaires ou virales.

Deux cas autochtones d'infection ont été signalés dans le sud de la France en 2010 et un en 2014.

Appliquez sur la peau des produits antimoustiques, surtout la journée. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant toute utilisation, surtout en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes.
Les moustiques sont des vecteurs de plusieurs maladies parasitaires ou virales.

Des mesures collectives de protection sont-elles préconisées ?

Au niveau collectif, le ministère de la Santé préconise d’éliminer les points d’eaux stagnantes favorables à la reproduction du moustique-tigre (sous-pots de fleurs, seaux, gouttières bouchées…). Dans ce sens, depuis le 1er juillet 2014 le gouvernement se mobilise pour aider la population à neutraliser ces zones de prolifération des larves en apportant aux régions concernées le soutien des pompiers (élimination des carcasses de voitures, pneus abandonnés…).

Pour éliminer les larves de moustiques, il faut éliminer les endroits où l’eau peut stagner, vérifier le bon écoulement des eaux de pluie, couvrir les réservoirs d’eau, couvrir les piscines hors d’usage.

Pour éliminer les larves de moustiques, il faut éliminer les endroits où l’eau peut stagner, vérifier le bon écoulement des eaux de pluie, couvrir les réservoirs d’eau, couvrir les piscines hors d’usage.

Existe-t-il un traitement ?

Il n’existe à l’heure actuelle aucun antiviral permettant de traiter spécifiquement le virus du chikungunya. La prise en charge médicale repose sur des traitements antidouleur et anti-inflammatoires. Dans les cas les plus graves, une prise en charge à l’hôpital sera nécessaire.

Mon médecin m’a expliqué que le chikungunya est une maladie à déclaration obligatoire. A quoi sert cette mesure ?

Les médecins sont tenus de transmettre aux autorités de santé les informations relatives aux personnes chez qui le diagnostic du chikungunya a été posé. Cette déclaration recense toutes les informations utiles à la surveillance d’une épidémie potentielle (âge, sexe, lieu d’habitation, lieu d’infection, profession si elle a un lien avec la maladie, symptômes constatés…). La déclaration obligatoire décrit le malade, dont l'anonymat est respecté, et relève du secret médical.

Puis-je avoir des séquelles après la maladie ?

Dans la majorité des cas, la rémission des symptômes est assez rapide avec la disparition de la fièvre en quelques jours et des douleurs en quelques semaines. L’atteinte articulaire peut cependant persister pendant plusieurs mois voire plusieurs années. Ce risque de chronicité augmente avec l’âge de la personne atteinte.

Le moustique-tigre est également impliqué dans la transmission de la dengue, une maladie virale associant l’apparition d’une fièvre brutale à des douleurs intenses, voire des signes hémorragiques. Le traitement de la dengue repose sur l’utilisation de médicaments antidouleur mais contre-indique l’utilisation d’anti-inflammatoires, qui pourraient favoriser une hémorragie.La dengue sévit depuis plusieurs années dans les DOM. Une recrudescence du nombre de cas aux Antilles, sur l’île de la Réunion, ainsi que le recensement de cas importés en France a provoqué la mise en place d’un plan de surveillance conjoint de la dengue et du chikungunya.

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Je connais les maladies virales transmises par les moustiques Medelli
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Je connais les maladies virales transmises par les moustiques

La piqûre de certains moustiques peut transmettre des maladies virales comme la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune et plus récemment le zika. Ces maladies sévissent essentiellement en zones tropicales, incluant une large partie de la France d’outre-mer.

Qu’est-ce que la dengue ?

La dengue, actuellement en pleine extension, sévit dans les régions tropicales et intertropicales du monde entier, particulièrement dans les zones urbaines et semi-urbaines. Elle est endémique dans plus de cent pays, en Afrique, Amérique, Méditerranée orientale et surtout en Asie du Sud-est et dans le Pacifique occidental. Elle est transmise par des moustiques du genre Aedes (ou Stegomyia ), principalement Aedes aegypti . Un dispositif national de surveillance des malades a été mis en place en France du fait de la présence d'Aedes albopictus, également appelé moustique-tigre, dans 46 départements de métropole, principalement la moitié sud du pays..

Symptômes : La maladie est caractérisée par une forte fièvre avec éventuellement des maux de tête importants, des nausées, des vomissements, des éruptions cutanées, des douleurs derrière l’œil, au niveau des muscles ou des articulations. Ces symptômes apparaissent dans les quatorze jours qui suivent la piqûre du moustique et durent jusqu’à sept jours. La maladie peut évoluer vers une forme sévère (dengue hémorragique ou un syndrome de choc) parfois mortelle, avec de fortes douleurs abdominales, des vomissements fréquents ou contenant du sang, des gencives saignantes, de la fatigue, de l’agitation, etc. Néanmoins, dans la plupart des cas, notamment chez les jeunes enfants, l’infection ne présente aucun symptôme ou ne s’accompagne que d’une fièvre.

Vaccination : Il n’existe pas de vaccin.

Traitement : Il n’y a pas de traitement spécifique. Seuls les symptômes sont pris en charge. S’il s’agit d’une forme grave, celle-ci peut nécessiter une hospitalisation, parfois dans une unité de soins intensifs.

Qu’est-ce que la fièvre jaune ?

La fièvre jaune est présente à l’état endémique dans les zones tropicales et inter-tropicales d’Afrique et d’Amérique, sur des territoires ruraux et urbains.Des singes constituent un réservoir du virus, appelé virus amaril, qui est transmis aux hommes par les moustiques du genre Aedes et Haemagogus .

Symptômes : Dix à cinquante pour cent des cas ne présentent pas de symptômes. Pour les cas dits symptomatiques, la fièvre jaune débute par de la fièvre, des frissons, des douleurs musculaires et des maux de tête, après une incubation de trois à six jours. Elle peut, après quelques jours et une rémission passagère, évoluer vers une forme grave, très souvent mortelle, caractérisée notamment par des hémorragies, des vomissements noirs et une jaunisse.

Vaccination : Il existe un vaccin très efficace contre la fièvre jaune. La vaccination est indispensable et parfois obligatoire pour tous les voyageurs qui se rendent dans un pays à risque. Une seule injection assure une très bonne protection pendant dix ans.

Traitement : Il n’y a pas de traitement curatif.

Qu’est-ce que le chikungunya ?

Le virus Chikungunya, originaire d'Afrique, se rencontre également en Asie du Sud-est et dans le sous-continent indien. A l'origine d'une épidémie importante en 2005 sur l’île de la Réunion, il est transmis par des moustiques du genre Aedes . La maladie pourrait, comme la dengue, apparaître dans le sud de la France.

Symptômes : La durée d’incubation est comprise entre un et douze jours. Les symptômes sont une fièvre accompagnée de douleurs articulaires, principalement au niveau des poignets, doigts, chevilles, pieds et genoux, et parfois de maux de tête, de douleurs musculaires, d’éruptions cutanées, de saignements des gencives ou du nez, etc. La maladie n’est généralement pas directement mortelle mais les douleurs articulaires peuvent persister plusieurs mois, voire plusieurs années.

Vaccination et traitement : Il n’existe pas de vaccin. Il n’y a pas de traitement spécifique, seuls les symptômes peuvent être pris en charge.

 

 

Qu'est-ce que le Zika ?

Le Zika, ou fièvre Zika, est une maladie virale transmise par des moustiques du genre Aedes . Proche des virus de la dengue et du chikungunya, le virus Zika a été isolé chez l’homme dans les années 1970, mais a pris une ampleur épidémique depuis 2007 seulement. Le Zika touche majoritairement l’Asie, la région du Pacifique Sud, l’Afrique centrale et l’Amérique Latine.

Symptômes : L’infection est symptomatique dans moins d’un cas sur cinq. La maladie se caractérise alors par une forte fièvre accompagnée de maux de tête, une éruption cutanée sur le visage puis sur le reste du corps, une conjonctivite et des douleurs articulaires. Ces symptômes s’accompagnent parfois de problèmes digestifs et neurologiques. Toutes ces manifestations disparaissent spontanément au bout d’une semaine, mais certaines personnes semblent avoir par la suite développé un syndrome de Guillain Barré, une maladie inflammatoire du système nerveux. Depuis 2015, Zika est à l’origine d’une forte inquiétude. De très forts indices suggèrent qu’un passage du virus de la mère à l’enfant est possible au cours de la grossesse. Il entraînerait, chez le nouveau-né, le développement d’une microcéphalie, une malformation de la tête irréversible qui conduit à de graves retards mentaux. Enfin, il semble que, dans de très rares cas, le Zika puisse se transmettre par voie sexuelle. Ces deux derniers points expliquent qu’en plus de la protection contre les piqûres de moustiques les autorités sanitaires françaises recommandent aux femmes enceintes ou en âge de procréer de ne pas avoir de rapport sexuel non protégé si elles ne peuvent éviter de se rendre dans une zone infectée. Vaccination : il n'existe pas de vaccin

 

Qu’est-ce que l'encéphalite japonaise ?

L'encéphalite japonaise sévit dans la plupart des pays d’Asie. Le virus se rencontre chez des oiseaux sauvages et des cochons domestiques et est transmis à l’homme par des moustiques du genre Culex qui se reproduisent dans les zones humides, notamment les rizières.

Symptômes : La majorité des personnes contractent ce virus sans signe clinique. S’ils sont présents, les symptômes apparaissent de cinq à quinze jours après la piqûre du moustique et comportent une fièvre élevée, des frissons, des céphalées et, dans les formes graves, des signes neurologiques liés à l’atteinte du cerveau (encéphalite). La maladie peut être fatale. Elle peut également induire des séquelles neurologiques ou psychiatriques, ou des avortements.

Vaccination : Un vaccin existe et est nécessaire pour tout voyageur se rendant pendant la période de transmission du virus dans une région où la maladie est présente.

Traitement : Il n’y a pas de traitement spécifique, le traitement est symptomatique.

Qu’est-ce que la fièvre du Nil occidental (ou fièvre à virus West Nile) ?

La répartition géographique du virus West Nile est très large, incluant l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Inde, l’Europe et, plus récemment, le continent américain. En France, le virus circule sur le pourtour méditerranéen et un système de surveillance a été mis en place. Le virus se retrouve surtout chez des oiseaux sauvages ou domestiques et parfoisdes mammifères et est transmis à l’homme par des moustiques, principalement du genre Culex .

Symptômes : La plupart des infections chez l’homme passent inaperçues, mais dans vingt pour cent des cas les personnes infectées développent une fièvre importante après deux à quinze jours d’incubation. Cette fièvre est accompagnée de maux de tête, de fièvre, de douleurs musculaires, de toux, d’un gonflement des ganglions du cou, d’une éruption cutanée, de symptômes respiratoires ou parfois de nausées et de diarrhées.Des formes graves, parfois mortelles, atteignant le cerveau ou plus exceptionnellement le foie, le pancréas ou le cœur, surviennent dans moins de un pour cent des cas, surtout chez les personnes de plus de cinquante ans et les immunodéprimés.

Vaccination et traitement : Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique.

Qu’est-ce que la fièvre de la vallée du Rift ?

La fièvre de la vallée du Rift est une maladie considérée comme émergente. Limitée initialement au continent africain, elle s’est étendue récemment hors d’Afrique, en Arabie Saoudite et au Yémen. Le virus est principalement à l’origine d’épidémies décimant le bétail (bovins, moutons, chameaux et chèvres) et peut être transmis à l’homme soit pas le contact avec les animaux (sang, lait, viande) soit par un moustique. Plusieurs genres de moustiques sont vecteurs de la maladie : Aedes , Anopheles , Culex , Mansolia , etc.

Symptômes : L’incubation dure entre deux et six jours. Les symptômes sont proches de ceux de la dengue et ne subsistent pas plus de sept jours. Une forme grave, parfois mortelle, se développe dans près de cinq pour cent des cas. Les signes sont une atteinte au niveau des yeux, du cerveau (méningo-encéphalite) ou une fièvre hémorragique.

Vaccination et traitement : Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique.

Avant tout départ pour une région tropicale, vous devez vous renseigner sur les risques de transmission de maladies. Consultez votre médecin traitant ou un médecin d’un centre de conseils aux voyageurs, qui vous informera, éventuellement vous vaccinera ou vous donnera des conseils et des traitements pour prévenir ces maladies. La gravité de ces affections justifie que vous soyez particulièrement vigilant.

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En voyage : je me méfie d'un animal pouvant être enragé Medelli
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En voyage : je me méfie d'un animal pouvant être enragé

La rage est une maladie virale transmise à l’homme par un mammifère, le plus souvent un chien, lors d’une morsure ou d’un léchage sur une peau lésée. La maladie est toujours mortelle une fois déclarée. Il est impératif de respecter les mesures de précaution et de consulter très rapidement si vous avez eu un contact à risque avec un animal potentiellement porteur.

Comment attrape-t-on la rage ?

La rage est présente dans plus de 150 pays, principalement en Asie et en Afrique mais aussi en Amérique du Sud et en Europe. La transmission du virus se fait d’un animal infecté à l’homme, généralement par morsure ou léchage d’une peau lésée ou d’une muqueuse, voire par griffure.

Les vecteurs de la maladie sont les chiens dans 95 % des cas. Les chauves-souris sont également porteuses du virus, ainsi que les chats ou des animaux sauvages comme les renards, les ratons-laveurs, les coyotes, les blaireaux ou les singes.

 

 

Au niveau des zones concernées, vous pouvez ressentir une sensation d'engourdissement, de fourmillement, ou même de douleur.

Comment puis-je savoir si un animal est enragé ?

La rage se manifeste de façon très diverse chez les animaux : agressivité inhabituelle, salivation excessive, difficulté à marcher, paralysie, léthargie ou repli dans des endroits sombres et tranquilles. Parfois elle ne s’accompagne d’aucun symptôme. Si vous séjournez dans une région où la rage est présente, tout contact direct avec un animal potentiellement porteur (chien inconnu, chauve-souris, raton-laveur, renard, etc.) doit être évité. La salive de l’animal peut vous transmettre la maladie même si celui-ci a un comportement normal.

Quels sont les symptômes de la rage chez l’homme ?

La période d’incubation de la maladie est généralement de un à trois mois. Dans de rares cas, elle peut être de seulement une semaine ou, au contraire, de plus d’un an.

Les premiers signes de la maladie sont des fourmillements, des démangeaisons, une difficulté à avaler, des brûlures au niveau de la blessure, de l’insomnie, de l’anxiété ou une hyperesthésie généralisée, caractérisée par une incapacité à tolérer le contact de ses vêtements. Ils sont suivis d’autres manifestations liées à l’atteinte du cerveau :

  • La rage dite furieuse est caractérisée par une excitation, une hyperactivité et, parfois, une peur de l’eau (hydrophobie) ou de l’air.

  • Une paralysie progressive à partir de la plaie est typique de la rage dite paralytique qui représente dix pourcent des cas de rage humaine.

La maladie est mortelle une fois les symptômes déclarés.

Quelles précautions dois-je prendre ?

  • Ne vous approchez pas trop près, ne touchez pas, ne caressez pas, ne nourrissez pas un animal domestique inconnu ou un animal sauvage. Apprenez-le à vos enfants.

  • Ne touchez pas une chauve-souris, qu’elle soit morte ou vivante.

  • Ne touchez pas à main nue un animal mort.

  • Si vous voyez un animal qui a un comportement anormal et que vous craignez qu’il soit enragé, ne l’approchez pas et, si possible, signalez sa présence à la police.

  • Si vous voyagez avec un animal domestique, faites-le vacciner contre la rage avant votre départ et ne le laissez pas errer. S’il a été mordu, isolez-le et contactez, si possible, un vétérinaire ou les autorités sanitaires de la région. Il devra être revacciné et surveillé de près pendant plus d’un mois. Soyez particulièrement vigilant s’il n’a jamaisété vacciné. Il devra, dans ce cas, être isolé pendant plusieurs mois.

  • Si vous êtes fréquemment en contact avec des animaux (biologistes spécialistes des chauves-souris, spéléologues, vétérinaires, gardes forestiers, etc.) ou si vous résidez sur de longues périodes ou de manière répétée dans des pays où la maladie est présente (particulièrement en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud), prévoyez de recevoir une vaccination préventive contre la rage. Les injections vaccinales permettent de créer une immunité préventive contre le virus. En cas de contact à risque, votre prise en charge sera moins urgente et ne nécessitera que deux rappels de vaccins. La vaccination préventive doit être effectuée trois semaines au moins avant votre voyage et nécessite trois injections. Vous devrez ensuite effectuer un rappel tous les cinq ans ou faire effectuer une sérologie de la rage, si vous voulez garder cette immunité à vie. Elle est particulièrement conseillée aux enfants de moins de douze ans.

Au niveau des zones concernées, vous pouvez ressentir une sensation d'engourdissement, de fourmillement, ou même de douleur.

Que faire si je suis mordu ?

Si, dans un pays à risque, vous avez été mordu, griffé ou léché sur une blessure ou une muqueuse par un animal susceptible de transmettre la maladie, vous devez laver la plaie à grande eau avec du savon pendant une durée minimum de quinze minutes. Désinfectez-la ensuite avec un produit iodé ou de l’alcool.

 

 

Si vous n’avez jamais été vacciné, vous devez consulter le plus rapidement possible un médecin (avant 24 heures) qui pourra vous administrer un vaccin curatif et, si possible, un sérum riche en anticorps pour neutraliser le virus. Vous serez peut-être dirigé vers un centre de santé spécialisé qui disposera du traitement. Celui-ci sera poursuivi sur un mois, avec une administration de quatre ou cinq doses de vaccin au total. Il sera interrompu seulement si l’animal a été attrapé et qu’il est prouvé qu’il n’est pas enragé.

 

 

Si vous avez reçu préalablement une vaccination préventive, vous devez consulter dans les cinq jours après la morsure pour que le médecin puisse faire un rappel (deux injections de rappel au total). Aucune sérothérapie n’est, dans ce cas, nécessaire.

Au niveau des zones concernées, vous pouvez ressentir une sensation d'engourdissement, de fourmillement, ou même de douleur.
Au niveau des zones concernées, vous pouvez ressentir une sensation d'engourdissement, de fourmillement, ou même de douleur.

Où puis-je me renseigner et me faire vacciner ?

Vous pouvez prévoir au moins trois semaines avant votre départ une consultation de voyage dans un service hospitalier des maladies infectieuses et tropicales. Le médecin vous indiquera s’il y a un risque de rage dans la région où vous allez séjourner, vous informera sur les mesures de précaution à prendre et, éventuellement, vous vaccinera.

Vous pouvez également vous renseigner sur des sites internet comme celui du ministère des Affaires étrangères ou, sur place, auprès des structures touristiques ou de la population locale.

En France, la rage du renard a été éradiquée en 2001. Il existe néanmoins toujours un risque lié aux chauves-souris et aux animaux importés illégalement, ce qui justifie l’existence d’un réseau de surveillance de la rage sur le territoire. En cas de doute, notamment si vous avez eu un contact à risque avec une chauve-souris, consultez immédiatement le centre antirabique de votre région.Gardez à l’esprit que la protection de lavaccination préventive est partielle et qu’elle ne vous dispense pas d’une prise en charge médicale en cas de morsure par un animal potentiellement enragé.

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Je comprends la gravité du paludisme Medelli
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Je comprends la gravité du paludisme

Le paludisme, appelé aussi malaria, est la maladie parasitaire, potentiellement mortelle, la plus répandue au monde. Selon l’OMS, il a tué plus de 600 000 personnes en 2010, principalement des enfants africains de moins de 5 ans. En France, près de 4 600 voyageurs ont déclaré un paludisme en 2010.

Comment le paludisme est-il transmis ?

Le paludisme est dû à un parasite transmis d’une personne infectée à une autre par l’intermédiairede la piqûre d’un moustique femelle, l’anophèle.

 

La transmission du parasite du genre Plasmodium se fait par l’intermédiaire d’un moustique. Le genre regroupe plusieurs espèces de parasites dont les plus répandues sont Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax.

 

Le parasite est présent dans une centaine de pays des régions intertropicales chaudes et humides, principalement en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-est et en Amérique latine.

La transmission du parasite du genre Plasmodium se fait par l’intermédiaire d’un moustique. Le genre regroupe plusieurs espèces de parasites dont les plus répandues sont Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax.

Quelles sont les manifestations du paludisme ?

Les symptômes du paludisme peuvent apparaître une ou plusieurs semaines, voire plusieurs mois, après qu’un moustique vous a transmis la maladie.

Les manifestations de l’infection initiale du parasite (ou primo-invasion) sont de la fièvre parfois accompagnée de maux de tête, de courbatures, de troubles digestifs, dont des nausées ou des vomissements.

Il existe deux formes principales de maladie paludique :

  • La plus grave est due à l’espèce Plasmodium falciparum (parfois à Plasmodium knowlesi). Elle peut se compliquer avec une atteinte cérébrale signalée par une extrême faiblesse, des délires, des convulsions, des violents maux de tête, voire un coma, des atteintes du système respiratoire ou d’autres organes, qui conduiront au décès en l’absence de traitement et de prise en charge rapide initiale. En 2011, 135 formes graves incluant quatre décès ont été recensées en France.

  • La maladie due aux autres espèces de Plasmodium peut évoluer en plusieurs jours ou quelques semaines vers des accès répétés habituellement composés de trois phases successives : frissons, chaleurs avec forte fièvre puis sueurs. Ces accès durent entre 6 et 8 heures. Non traités, ils peuvent se renouveler plusieurs fois par semaine pendant quelques semaines et vous épuiser. En l’absence de traitement, ils peuvent récidiver quelques mois plus tard.

Aucune des premières manifestations du paludisme n’est caractéristique de l’espèce potentiellement mortelle. Au cours ou après un voyage dans un pays à risque, vous devez donc consulter en urgence au moindre signe évocateur de la maladie accompagné de fièvre, afin qu’un médecin puisse vous prescrire des examens pour poser un diagnostic et vous traiter.

Comment le paludisme est-il diagnostiqué ?

Votre médecin doit suspecter un paludisme dès lors que vous avez séjourné au cours des six derniers mois dans une région à risque et que vous avez de la fièvre.Son diagnostic est confirmé par des tests rapides ou un examen au microscope d’un prélèvement sanguin (frottis mince ou goutte épaisse) qui révèle la présence du parasite et permet de déterminer son espèce. Votre médecin demandera éventuellement d’autres analyses sanguines comme une évaluation du taux de globules rouges, de plaquettes...

Comment puis-je être traité ?

Vous devez être traité le plus rapidement possible, notamment si vous présentez des signes de gravité. Votre médecin vous prescrira un médicament antipaludique à prendre au domicile ou en perfusion intraveineuse à l’hôpital, selon votre état. N’interrompez pas votre traitement même si les symptômes disparaissent.Dans plusieurs zones géographiques les parasites sont résistants à certains médicaments. Le traitement doit donc être adapté aux régions visitées.

S’il est rapide et approprié, le traitement peut entièrement éliminer le parasite de votre corps.

Toute fièvre, quels que soient les signes associés, au retour d’un voyage récent (jusqu’à 6 mois) en zone reconnuecomme étant à risque nécessite une consultation médicale pour rechercher un paludisme, même si votre voyage était de courte durée et même si vous avez respecté les consignes de prévention. Rendez-vous rapidement aux urgences en cas fièvre ou de signes de gravité comme des troubles neurologiques (maux de tête, désorientation, confusion...), respiratoires ou digestifs intenses.

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