Chimiothérapie : je me prépare à une éventuelle chute de  cheveux Medelli
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Chimiothérapie : je me prépare à une éventuelle chute de cheveux

La chute des cheveux est un effet secondaire fréquent de certaines chimiothérapies. Certains conseils peuvent vous permettre de mieux vivre cette période.

Pourquoi mes cheveux tombent-ils ?

Votre chimiothérapie a pour objectif de détruire des cellules qui se renouvellent rapidement, ce qui est le cas des cellules cancéreuses. Or, les cellules des bulbes pileux, qui constituent les cheveux, les cils et les sourcils et les poils en général, se divisent aussi beaucoup. Elles sont donc, elles aussi, les cibles de ces traitements.
Selon le type de traitement et son dosage, l’effet est plus ou moins important.
De même, à traitement identique, certaines personnes disposant d’une nature de cheveux moins résistante les perdront plus que d’autres.

Peut-on prévenir une chute des cheveux ?

Lors de la mise en route de votre traitement, certaines mesures peuvent vous aider à préserver vos cheveux. Le port d’un casque réfrigéré durant vos séances (voir question suivante) est l’une d’entre elles.
Il peut également être conseillé, avant la mise en route d’une chimiothérapie, d’opter pour une coupe courte. Elle rend le casque réfrigérant plus efficace, peut retarder un peu la chute et, sur un tout autre plan, permet aussi d’anticiper moralement la chute des cheveux.
Durant votre chimiothérapie, il est conseillé de vous laver les cheveux avant votre séance, puis de ne plus les laver pendant 3 à 8 jours jusqu’à ce que le bulbe se soit régénéré. Employez un shampooing doux, mais évitez les shampooings pour bébés qui graissent les cheveux. Plus généralement, n’utilisez que peu de produit.
Vous devez également éviter de vous servir d’un séchoir, de bigoudis chauffants, de fers chauds ou encore de plaques à lisser chaudes. Laissez vos cheveux sécher naturellement, sans brushing.
Il est bien évidemment fortement conseillé de ne pas recourir à des traitements agressifs pour les cheveux, tels que les colorations, les mèches et autres balayages, les lissages et défrisages, ou, au contraire, les nattages.

A quoi sert le casque réfrigéré ?

Le casque réfrigéré ou réfrigérant a pour butde réduire l’afflux de sang au niveau de votre cuir chevelu. Comme le traitement circule dans le sang, l’effet attendu par ce casque est de limiter la quantité de traitement au niveau des bulbes pileux.
Ce casque, à utiliser lors de votre séance de chimiothérapie, doit être posé environ 10 minutes avant le début de votre perfusion.
Certaines situations ne permettent cependant pas l’emploi du casque. C’est l’équipe soignante qui pourra juger de son utilité ou pas.

La chute de mes cheveux est-elle définitive ?

Non. Elle est temporaire, sauf dans le cas très particulier où vous avez subi une radiothérapie sur le cuir chevelu.
A l’exception de ce cas particulier, vos cheveux repousseront à l’arrêt de votre traitement. La repousse est d’environ 1 cm par mois. A la repousse, leur nature peut alors avoir changé : ils peuvent être plus raides ou plus frisés, plus foncés ou plus clairs. Ils retrouvent, en général, leur nature antérieure au bout de quelques mois.

Puis-je éviter la perte des cils et des sourcils ?

Il est possible d’utiliser sur les cils et les sourcils le même principe que celui du casque réfrigérant en apposant sur les yeux des pains de glace enveloppés dans un tissu.
Toutefois, ces dispositifs ne sont pas fournis par l’hôpital et vous devez les apporter avec vous, en les conservant dans une glacière.

Est-ce que je vais perdre mes cheveux dès la première séance ?

Cela dépend des protocoles de chimiothérapie utilisés. Certains font tomber les cheveux dès la première cure entre le 15e et le 20e jour après la chimiothérapie, d’autres les font tomber plus progressivement. Demandez au médecin qui vous prescrit le traitement. Les cils et les sourcils tombent, eux, plus tardivement.

La perruque me sera-t-elle remboursée ?

Le prix desperruques varie selon la nature des cheveux utilisés et si elles ont été réalisées sur mesure.
Les premiers prix, recourant à des cheveux synthétiques, correspondent environ au forfait remboursé par l’assurance maladie, soit 125 €. Pour les modèles utilisant des cheveux naturels et fabriqués sur mesure, les prix sont nettement plus importants.
La perruque fait l’objet d’une prescription par votre médecin et peut être renouvelée. Un complément peut être également remboursé par votre assurance complémentaire. De plus, des associations de patients offrent également des aides financières, redistribuent des perruques ou proposent des échanges, renseignez-vous.

Si je ne veux pas porter de perruque ?

Si vous ne souhaitez pas porter de perruque, pensez au foulard à nouer soi-même, au foulard déjà noué, au chapeau, à la casquette, au béret…
En outre, dans les magasins spécialisés, on trouve des foulards équipés de cheveux au niveau de la frange ou de la nuque.
En fait, il appartient à chacun de trouver son style pour surmonter au mieux l’épreuve de la perte de ses cheveux.

L’Institut national du cancer (INCa) a établi, en concertation avec les professionnels, une « charte des droits du client et des devoirs du vendeur de perruques ».
Les magasins qui y souscrivent s’engagent à respecter une démarche de qualité, de l’accueil au service après-vente.
Pour connaître les vendeurs de perruques et de prothèses capillaires adhérents à cette charte, rendez-vous sur le site de l’INCa à l’adresse :
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Ressources-utiles/Magasins-de-perruques/Carte-des-perruquiers

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Je sais comment se développe un cancer Medelli
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Je sais comment se développe un cancer

Un cancer est la conséquence d’un dérèglement du fonctionnement de certaines cellules qui conduit à leur multiplication anarchique.

Comment se développe un cancer ?

Les cellules de notre organisme forment nos organes. Elles se renouvellent en permanence : une partie d’entre elles meurt chaque jour et est remplacée par de nouvelles, identiques.
La mort des cellules et leur division sont régulées par des gènes normaux, présents dans toutes les cellules. Ces gènes sont à l’origine de signaux que la cellule interprète comme un ordre pour se diviser, ou mourir, ou se réparer après une agression comme les rayons ultraviolets du soleil.
Certains gènes sont responsables de l’accélération de la division cellulaire, d’autres la freinent. Ces gènes qui régulent la division cellulaire peuvent être modifiés et entraîner la transformation de la cellule normale en cellule cancéreuse. Cette modification peut, par exemple, se produire sous l’action de produits contenus dans la fumée du tabac. La cellule est alors « mutée » et est capable de se diviser de façon anarchique et va transmettre ces caractéristiques à ses cellules « filles ».

Cette multiplication de cellules anarchiques provoque la formation d’un amas de cellules de plus en plus important formant une « tumeur ». Cette tumeur constitue un véritable organe dans lequel se développent des vaisseaux sanguins destinés à nourrir les cellules cancéreuses. Ces cellules se développant très rapidement, elles sont en effet avides de nutriments et d’oxygène. C’est la présence de cellules malignes, qui est responsable de la prolifération de ces vaisseaux dans la tumeur par l’intermédiaire de substances fabriquées au sein de la tumeur et stimulant leur prolifération. Il s’agit là d’un phénomène bien connu maintenant appelé « angiogenèse » et à l’origine de traitements en plein développement, dont le but est de la freiner.

A partir d’un certain volume, la masse tumorale (importance de la tumeur) devient détectable soit à l’examen clinique, soit lors d’un examen radiologique, comme la mammographie. Les premiers symptômes peuvent alors apparaître, car la tumeur peut comprimer des nerfs et provoquer des douleurs, ou gêner le fonctionnement de certains organes.

Comment un cancer peut-il se propager ?

Les cellules malignes, d’abord contenues au sein d’un tissu ou d’un organe donné, peuvent envahir progressivement les tissus voisins, on parle alors d’invasion locale des cellules cancéreuses. Là encore, certaines substances fabriquées par ces cellules aident l’infiltration des tissus environnants en détruisant certaines barrières protégeant les tissus sains.
Lorsqu’elles atteignent la circulation sanguine ou lymphatique, elles peuvent pénétrer à l’intérieur de ces vaisseaux et être alors transportées vers d’autres organes, situés à distance du foyer tumoral de départ. Elles peuvent alors s’y arrêter et s’y multiplier.
On parlera alors de cancer « secondaire » ou « métastase ». C’est, par exemple, le cas du cancer du sein dont les cellules peuvent avoir quitté le sein et s’arrêter dans une vertèbre lombaire. Certains organes sont plus souvent touchés par les métastases : le foie, les os, les poumons, le cerveau, les reins…

Qu’est-ce qu’une lésion précancéreuse ?

Il s’agit d’une modification cellulaire au niveau d’un organe qui peut être à l’origine de l’apparition d’un cancer. Les cellules se sont transformées, mais sans que ces anomalies soient suffisantes pour parler de « cancer » . Par contre, elles peuvent évoluer ultérieurement vers un « vrai » cancer. C’est, par exemple, le cas des polypes de l’intestin qui sont bénins, mais qui peuvent se transformer en cancer. Il convient donc de les dépister à ce stade et de les enlever.

Quel rôle joue l’hérédité dans la survenue d’un cancer ?

On vient de voir que le cancer est lié à la modification de certains gènes. Mais il ne faut pas confondre « génétique » et « héréditaire ». Le cancer est une maladie « génétique » mais très rarement héréditaire, c’est-à-dire transmissible.
On pense aujourd’hui, en effet, que les facteurs génétiques jouent un rôle dans l’apparition de la plupart des cancers. Pour certains cancers, comme le cancer du poumon, on connaît le facteur favorisant son apparition, à savoir le tabac, par l’intermédiaire de la mutation de certains gènes impliqués dans la division cellulaire. Pour d’autres cancers, comme le cancer du sein, on connaît beaucoup moins bien les facteurs favorisants.
Toutefois, pour certains cancers et certaines familles, l’hérédité joue tout de même un rôle très important. On estime aujourd’hui qu’environ 1 cancer sur 10 serait essentiellement lié à ce facteur. Il concerne notamment le sein, le côlon, l’ovaire… Ces cancers ont des caractéristiques particulières. Ils surviennent en général assez tôt (avant 40 ans pour le sein ou 50 ans pour l’ovaire et le côlon...). La tumeur affecte le plus souvent, de manière simultanée, les deux seins ou les deux ovaires. Plusieurs membres de la famille sont généralement touchés. Ils sont liés à la possible transmission, de façon héréditaire, de gènes dits « de prédisposition » à certains cancers. Ces gènes de prédisposition sont pour certains cancers connus et leur modification peut être recherchée par un examen biologique complexe et dont l’indication est portée par un médecin qualifié, dans ce domaine appelé onco-généticien.

Certains facteurs de risque de survenue du cancer sont clairement identifiés. Il s’agit du tabac, de l’alcool, de la consommation excessive de graisses d’origine animale, de l’excès de poids et de l’obésité. On relève également les expositions professionnelles à des agents carcinogènes, la pollution environnementale, l’usage de certains médicaments, les rayonnements ionisants et ultraviolets, ainsi que certaines infections (virus, parasites).
Enfin, si l’origine des cancers est liée à une atteinte de certains gènes régulant normalement la division cellulaire, il ne faut pas confondre gènes et hérédité. Les cancers familiaux, liés à des gènes de prédisposition transmis de façon héréditaire, restent, dans l’état actuel des connaissances, largement minoritaires.

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Cancer : je vais avoir une chimiothérapie Medelli
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Cancer : je vais avoir une chimiothérapie

Une chimiothérapie vous a été proposée pour traiter votre cancer. Il s’agit d’un traitement qui utilise des médicaments capables de détruire les cellules cancéreuses ou de les empêcher de se multiplier.

Comment agit la chimiothérapie ? 

La chimiothérapie est un traitement appelé général ou systémique car elle agit dans l’ensemble du corps. Il atteint donc toutes les cellules cancéreuses présentes dans l’organisme, même celles qui ne sont pas encore détectables.

Elle se distingue ainsi de la chirurgie et de la radiothérapie qui sont des traitements locaux du cancer.

La chimiothérapie agit en détruisant directement les cellules tumorales ou en empêchant leur multiplication.

D’autres médicaments, ciblant les facteurs de croissance de la cellule tumorale et les mécanismes de régulation de cette cellule, sont développés et peuvent être associés à la chimiothérapie : il s’agit des thérapies dites « ciblées » ou de l’hormonothérapie.

Quand la chimiothérapie est-elle indiquée ? 

·        Avant un traitement chirurgical : on parle alors de chimiothérapie néo-adjuvante.

Elle a pour but de diminuer la taille de la tumeur et de permettre ainsi l’opération. Celle-ci pourra alors avoir, dans certains cas, une visée « conservatrice » (tumorectomie ou chirurgie partielle du sein).

Elle permet également d’évaluer la réponse de la tumeur aux médicaments anticancéreux et d’ajuster l’indication d’une chimiothérapie supplémentaire après l’opération.

·        Après un traitement chirurgical : on parle de chimiothérapie adjuvante. Elle a pour but de réduire le risque de récidive du cancer à distance (métastases), en agissant sur d’éventuelles cellules persistantes et non détectables après la chirurgie.

·        Pour traiter les métastases : on parle de chimiothérapie métastatique. Elle a pour but de détruire les cellules cancéreuses qui se sont propagées dans d’autres parties du corps. 

Quelle que soit son indication, la chimiothérapie peut être utilisée seule et/ou avec les traitements ciblés.

Quels sont les effets indésirables de la chimiothérapie ? 

Les médicaments de chimiothérapie agissent en attaquant les cellules cancéreuses au moment de leur multiplication.

Les médicaments de chimiothérapie agissent aussi sur les cellules saines de l’organisme qui se divisent – et donc se renouvellent – souvent.

C’est le cas des cellules qui forment les cheveux ou les poils, celles qui donnent naissance aux cellules du sang (cellules souches de la moelle osseuse), ou encore les cellules du tube digestif, les cellules de la reproduction (spermatozoïdes, ovules)…

Cela explique les effets secondaires de la chimiothérapie : chute des cheveux, manque de globules rouges et/ou de globules blancs dans le sang, fatigue, nausées et vomissements, diarrhée, constipation 

Ces effets secondaires existent, mais ils ne sont pas systématiques. Les effets secondaires sont de nature, de fréquence et de sévérité variables d’un protocole de chimiothérapie à un autre et d'un patient à l'autre.

Comment se passe la chimiothérapie ? 

Un protocole de chimiothérapie contient généralement un ou plusieurs médicaments anticancéreux qui sont le plus souvent administrés par perfusion intraveineuse. Mais certaines chimiothérapies sont maintenant dites « orales », par comprimés.

La chimiothérapie nécessite une surveillance régulière, et se déroule en cycles ou en cures, alternant des phases de traitement et des phases de repos (pendant 1 à 4 semaines), pour que l’organisme puisse récupérer. Elle doit être planifiée à l’avance selon un calendrier qui tiendra compte de vos impératifs, de vos souhaits, de vos besoins et de vos projets.

Votre plan personnalisé de soins (PPS), document écrit précisant la nature et le planning de votre traitement, vous sera remis par votre médecin à l’issue d’une consultation d’annonce. Il pourra aussi vous remettre d’autres documents ou vous indiquer d’autres sources utiles à votre information. 

Comment mon traitement est-il choisi ? 

Le choix des différents protocoles de médicaments anticancéreux, leurs doses, de même que le nombre de cures et leur durée dépendent du type de cancer et des connaissances issues des essais thérapeutiques.

Les protocoles sont validés internationalement.

Il se peut qu’un protocole, avec de nouvelles molécules de chimiothérapie, vous soit proposé dans le cadre d’un essai thérapeutique. Il s’agit d’une chance pour vous d’avoir accès à l’innovation thérapeutique. Vous n’êtes pas obligée d’accepter et vous aurez un délai de réflexion.

Dans certaines situations, plusieurs protocoles sont possibles. Ils vous seront expliqués, et le choix du traitement sera fait conjointement avec vous.

Les médicaments sont adaptés à votre cas précis et peuvent être modifiés au cours de la chimiothérapie selon les résultats des examens de surveillance et selon la tolérance.

La durée des chimiothérapies est très variable. En moyenne, un traitement dure de 3 mois à un an et des bilans réguliers (tous les 2 ou 3 mois) sont faits pour juger de son efficacité. 

En fonction de l’évolution de la maladie, plusieurs protocoles de chimiothérapie pourront vous être proposés.

Existe-t-il des chimiothérapies plus ou moins fortes ? 

On parle souvent de chimiothérapies « douces » ou « fortes ». Il n’y a pas de chimiothérapie plus ou moins forte, cela dépend des cas. Le choix est fait par l’équipe soignante en tenant compte de votre situation. 

Tous les produits de chimio ne sont pas actifs dans tous les cancers et les effets secondaires qu’ils peuvent induire ne sont pas proportionnels à l’efficacité attendue.

Une décision partagée
Une chimiothérapie vous a été proposée : il s’agit d’un choix concerté et réfléchi de toute l’équipe médicale pluridisciplinaire qui vous suit. La décision finale concernant votre traitement va aussi tenir compte de votre avis et de vos souhaits : c’est une décision partagée. N’hésitez donc pas à poser toutes les questions au sujet de cette chimiothérapie à votre médecin.

 

 

 

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Je garde un bon équilibre alimentaire pendant ma chimiothérapie en suivant des conseils logiques Medelli
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Je garde un bon équilibre alimentaire pendant ma chimiothérapie en suivant des conseils logiques

Un traitement par chimiothérapie peut provoquer une perte d’appétit, une modification du goût, un amaigrissement ou, au contraire, un surpoids. Quelques conseils peuvent vous être utiles pour maintenir un bon équilibre alimentaire.

Je suis traité(e) par chimiothérapie, dois-je modifier mon alimentation ?

Non, sauf si vous rencontrez des problèmes particuliers de déglutition ou de prise alimentaire.

Si c'est le cas, évitez certains aliments trop secs(le pain, les gâteaux secs, les parties sèches des viandes blanches), les aliments acides (les pamplemousses, les oranges, les tomates, les cornichons, les citrons), les aliments croquants (les céréales, les chips, les fruits et les légumes crus, le riz nature), les boissons alcoolisées (la bière, le vin). Evitez aussi de manger trop chaud, trop froid ou trop épicé.

Vous devez, au contraire, privilégier certains aliments faciles à avaler : la viande hachée ou cuite dans du bouillon, les pâtes et les purées de légumes ou de fruits, les plats peu épicés, les flans et les crèmes dessert, les salades de fruits au sirop, les laitages, les jus de fruits non acides, les boissons tièdes, voire les sodas sans gaz.

Il est essentiel de garder une alimentation variée et équilibrée et qui vous donne envie. Les conseils d'un(e) nutritionniste ou d'une diététicienne peuvent vous aider.

Enfin, il est important d'adapter vos heures de repas en fonction de vos horaires de perfusion ou de prise de médicaments pour éviter d'arriver au repas sans appétit.

J'ai la bouche très sèche, que puis-je faire ?

Si votre bouche est très sèche, une salive artificielle peut vous être prescrite.

Vous devez également boire beaucoup d'eau, par petites quantités, et vous rincer régulièrement la bouche, éventuellement avec une solution bicarbonatée que votre médecin peut vous prescrire.

Chose importante dans ce contexte, vous devez surveiller attentivement votre hygiène buccale, car le risque d'infection est important : pensez à vous laver les dents au minimum après chaque repas.

Je suis traité(e) par radiothérapie, dois-je modifier mon alimentation ?

Les conseils sont les mêmes que pour une chimiothérapie.

J'ai moins d'appétit qu'avant, mon traitement en est-il la cause ?

C'est très probable. Les traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie peuvent modifier le goût, rendre insupportables certaines odeurs ou provoquer des problèmes de déglutition. Ce sont les effets secondaires classiques de ces traitements.

Ces modifications sont largement reconnues.

Vous devez donc adapter votre alimentation et privilégier, pendant la durée de votre traitement, les repas dépourvus d'odeurs trop fortes, les aliments peu épicés, peu gras ou peu sucrés.

Si vous avez des nausées, un traitement peut vous être prescrit.

J'ai perdu du poids, que puis-je faire ?

Votre alimentation n'est peut-être pas bien adaptée à vos besoins. Ce phénomène peut résulter de deux situations : soit vous mangez moins qu'auparavant, soit votre corps a des besoins plus importants. Dans les deux cas, vous devez manger plus et plus riche.

N'hésitez pas à fractionner vos repas, surtout si vous êtes vite écoeuré(e).

Privilégiez les aliments riches. N'hésitez pas à ajouter dans une soupe, une purée, une sauce une généreuse cuillerée de crème fraîche ou même un yaourt.

Mettez du beurre et du fromage dans vos pâtes.

Si vous avez la bouche sèche, mangez des crèmes glacées que vous aurez préalablement laissé fondre un peu.

Enfin, n'oubliez pas de consommer à chaque repas des aliments riches en protéines, tels les produits laitiers, les oeufs, la viande, le poisson, ou encore les céréales...

Si l'alimentation habituelle ne suffit pas, il peut être utile de prendre des compléments alimentaires qu'on pourra vous prescrire. Il en existe de nombreuses sortes et sous différentes formes (jus de fruits, boissons lactées, crèmes dessert, soupes, purées...). Si votre amaigrissement persiste malgré ces conseils, parlez-en.

J'ai pris du poids, dois-je faire un régime ?

Non, il ne faut surtout pas se lancer dans un régime sans avoir abordé ce sujet lors d'une consultation.

La période du traitement de chimiothérapieentraîne fréquemment une prise de poids pour des raisons diverses, dont, par exemple, la modification de vos habitudes alimentaires et la diminution de votre activité physique. Elle est généralement transitoire.

Votre corps a des besoins particuliers durant votre rémission. Vous ne devez surtout pas le priver de certains aliments essentiels à sa lutte contre la maladie et à sa reconstruction.

Si cette prise de poids vous inquiète ou vous gêne, parlez-en à votre médecin. Il vous aidera à mettre en place un régime adapté à votre situation. Un(e) nutritionniste pourrait aussi vous épauler.

Pour diminuer mes nausées et mieux me nourrir

  • Je fractionne mes repas sur la journée.

  • Je consomme de petites quantités à chaque fois, je mange lentement.

  • Je préfère les aliments faciles à digérer.

  • J'évite les aliments dont l'odeur est trop entêtante (chou...).

  • J'évite les aliments trop secs, trop croquants, trop acides.

  • J'évite les aliments gras, préparés en friture ou épicés.

  • Je bois plutôt avant ou après le repas que pendant.
  • J'évite les boissons alcoolisées.

  • Je varie mon alimentation.

  • Je mange ce qui me fait plaisir et envie.
  • Je m'assieds, je prends le temps de manger et de déguster mes repas.

En conclusion, il n'y a pas de régime particulier, je mange ce dont j'ai envie quand j'en ai envie.

Nausées et vomissements, constipation et diarrhées doivent vous amener à demander conseil à votre médecin pour envisager avec lui un régime alimentaire adapté à votre traitement et à vos goûts. N'hésitez pas à rencontrer un(e) nutritionniste ou une diététicienne pour vous épauler pendant cette période. Ces désagréments sont transitoires et dureront le temps de votre traitement.

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