Comment participer au suivi de ma polyarthrite rhumatoïde ? Medelli
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Comment participer au suivi de ma polyarthrite rhumatoïde ?

La consultation de suivi de votre polyarthrite rhumatoïde est l’occasion pour votre médecin d’évaluer l'activité de votre maladie et de contrôler l’effet des médicaments. Votre participation est essentielle pour que votre traitement soit le plus efficace possible tout en limitant ses effets indésirables.

Comment faire le point sur l'activité de ma maladie ?

Votre médecin doit avoir une vision claire de l’évolution de votre polyarthrite rhumatoïde et de la façon dont vous supportez votre traitement. En fonction de son analyse, il peut moduler ou changer complètement ce dernier, pour obtenir un maximum d’efficacité avec un minimum d’effets indésirables.

Faites le point avec lui sur les principaux symptômes.

 

Trouver les mots justes pour définir sa douleur est parfois difficile. Vous pouvez lui indiquer :

  • Si vos douleurs sont plus ou moins importantes depuis votre dernière consultation.

  • Combien de temps vous est nécessaire pour vous lever le matin et perdre une éventuelle sensation de raideur au niveau des articulations.

  • Combien d’articulations vous font souffrir, vous paraissent gonflées.

  • Quelle est l’intensité de votre douleur sur une échelle de 0 à 10.

  • Si la douleur vous réveille la nuit.

La fatigue est aussi très fréquente chez les patients qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde. Elle s’explique par l’inflammation chronique qui caractérise la maladie. Parfois très handicapante, la fatigue est exacerbée par d’autres facteurs comme la douleur, les troubles du sommeil ou la prise de certains traitements. La douleur que vous ressentez risque de faire passer votre fatigue au second plan. Vous devez cependant la prendre en considération et en parler à votre médecin. Il existe, en effet, des moyens de lutter contre la fatigue associée à une polyarthrite rhumatoïde.

 

Comment faire le point sur mon traitement ?

Votre médecin a besoin d'informations sur votre consommation quotidienne de médicaments contre l’inflammation et la douleur. Il vérifiera avec vous les points les plus importants :

  • Si vous avez augmenté ou diminué la quantité quotidienne de médicaments contre l’inflammation et la douleur depuis la dernière consultation. Attention, toutefois, de ne jamais arrêter ou diminuer, de vous-même, un traitement à base de corticoïdes.

  • Comment vous répartissez leur prise dans la journée et à quelle dose.

  • Si vous rencontrez une difficulté avec votre traitement et laquelle.

Faites une liste de tous les médicaments que vous prenez, même s’ils ne sont pas prescrits par votre rhumatologue et même si c’est pour une courte durée. Votre médecin doit être informé de tous vos traitements afin d’éviter des associations médicamenteuses dangereuses. Il doit savoir également si vous avez bénéficié d’éventuels traitement locaux, comme par exemple une infiltration au niveau d’une articulation.

Précisez-lui si vous avez consulté d’autres médecins ou chirurgiens récemment et pour quel motif. En effet, la polyarthrite rhumatoïde peut s’accompagner de manifestations extra-articulaires dont le rhumatologue doit avoir connaissance.

 

Votre médecin a besoin de savoir si vous supportez bien votre traitement. Signalez-lui d’éventuels effets secondaires comme une fièvre, une rétention d’eau, des rougeurs, des éruptions ou des démangeaisons cutanées.

 

Quels examens dois-je apporter ?

Oui, pensez à apporter vos radiographies et les résultats de vos dernières prises de sang ou analyses d’urine. Communiquez toutes les informations transmises par un médecin ou un chirurgien que vous auriez éventuellement consulté.

Quels sujets dois-je aussi aborder en consultation ?

D'autres questions sont essentielles pour faire le point sur votre maladie et votre traitement :

  • Quel est l’impact de la maladie sur votre vie quotidienne ?

  • Avez-vous le moral ?

  • Vous sentez-vous anormalement fatigué ?

  • Si vous êtes en activité, avez-vous constaté un éventuel retentissement sur votre vie professionnelle ? Avez-vous l'impression d'être moins efficace ? Avez-vous dû réduire votre activité ou vous a-t-on prescrit un arrêt de travail ?
  • Avez-vous perdu l’envie de pratiquer des activités que vous trouvez habituellement agréables ?

  • Constatez-vous un retentissement sur votre vie personnelle, sexuelle ?

La polyarthrite s’accompagne notamment d’une augmentation du risque d’accidents cardiovasculaires. Parlez-en avec votre médecin. Il pourra éventuellement vous aider à diminuer ce risque en vous incitant, si nécessaire, à arrêter de fumer ou à lutter contre la sédentarité et le surpoids ou en vous prescrivant un traitement pour contrôler votre tension, votre taux de cholestérol sanguin ou un éventuel diabète.

Une polyarthrite rhumatoïde ne doit pas vous empêcher d’avoir des projets personnels. Préparez-vous à en discuter avec votre médecin.

 

Si vous devez être vacciné avant un voyage à l’étranger, il faudra peut-être envisager une suspension de votre traitement si certains des vaccins recommandés sont contre-indiqués.

Une grossesse est possible, mais vous devez prévenir le médecin dès que vous en avez le projet ou dès le diagnostic.

 

Vous êtes considéré aujourd’hui comme un véritable acteur de votre santé. Votre implication est essentielle tant dans la prise en charge de votre maladie que dans l’évaluation de l’efficacité de vos traitements et de votre tolérance à ceux-ci. Comme pour toute maladie chronique, il est très important de préparer vos consultations. De nombreux outils, notamment des auto-questionnaires, peuvent vous faciliter la tâche.

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Je suis fumeur : lien avec les affections rhumatologiques ? Medelli
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Je suis fumeur : lien avec les affections rhumatologiques ?

La consommation de tabac peut favoriser l’apparition de pathologies rhumatismales. Néanmoins, ce lien de cause à effet n’est pas direct.

Je suis fumeur et j’ai de l’arthrose, y a-t-il un lien ?

Oui. On estime qu’un fumeur use deux fois plus son cartilage qu’un non-fumeur. Cette usure plus importante favoriserait l’apparition d’arthrose.Des résultats d’études prouvent que l’arthrose du genou, encore appelée gonarthrose, peut être plus grave chez les fumeurs que chez les non-fumeurs, l’usure du cartilage étant plus importante et la douleur plus intense.Enfin, une arthrose peut nécessiter, un jour, une intervention chirurgicale. Or, le tabagisme joue là encore un rôle néfaste, en ralentissant la récupération postopératoire.

Je suis une grosse fumeuse et je crains une ostéoporose, y a-t-il un lien ?

Oui, probablement. La consommation importante de tabac favorise l’ostéoporose. Le tabac affecte directement l’os. De plus, il peut aussi provoquer une ménopause précoce.Vos hormones sexuelles féminines ont un effet protecteur sur l’os : la ménopause met fin à cet effet protecteur, la survenue de l’ostéoporose est favorisée.Il a été démontré que le risque de fractures, notamment la fracture de la hanche, est plus élevé chez les fumeuses que chez les non-fumeuses.

Le tabac agit-il sur la polyarthrite rhumatoïde ?

Oui. Si une femme fume l’équivalent d’un paquet de cigarettes par jour pendant une vingtaine d'années, alors le risque de développer une polyarthrite rhumatoïde est multiplié par 2 ou 3.Avec d’autres facteurs environnementaux, c’est un facteur impliqué dans son apparition. Il y aurait, par ailleurs, un lien entre l’importance de l’intoxication tabagique et la sévérité de la maladie.

Quel rapport entre tabac, lupus et douleurs rhumatismales ?

Le lupus est une maladie due à un dérèglement du système immunitaire (maladie auto-immune). Parmi les différents symptômes (éruptions cutanées, fatigue, etc.), les douleurs articulaires liées à un phénomène inflammatoire sont très fréquentes, et le tabac peut favoriser leur développement ou nuire à l’efficacité du traitement.

Existe-t-il un lien entre tabac et lombalgie ?

Une plus grande fréquence des douleurs lombaires a été démontrée chez des sujets qui fument. Le tabac aurait une influence sur la vascularisation (irrigation via les vaisseaux sanguins) des muscles para-vertébraux (muscles au niveau de la colonne vertébrale). Dans ce cas, ce ne sont pas les artères coronaires (artères du cœur) qui se bouchent, mais les artères vertébrales destinées à assurer le bon fonctionnement des muscles para-vertébraux.

Les affections rhumatologiques peuvent être favorisées ou aggravées par la consommation de tabac. Si vous avez des prédispositions aux rhumatismes (hérédité…), il est fortement recommandé d’arrêter de fumer.

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J'ai une arthrite, qu'est-ce que c'est ? Medelli
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J'ai une arthrite, qu'est-ce que c'est ?

L’arthrite est un mot qui rassemble toutes les maladies inflammatoires des articulations, dont les causes sont très variées.

Qu'est-ce que l'arthrite ?

  • L'arthrite est l'inflammation d'une articulation. L'articulation est rouge, chaude, gonflée et sensible lorsqu'on la touche.

  • Lorsqu'une seule articulation est atteinte, on parle alors de «monoarthrite». Quand deux ou plusieurs articulations sont atteintes, on parle d'«oligoarthrite», puis de «polyarthrite».

D'où vient mon arthrite ?

  • Il existe plusieurs types d'arthrites dont les causes sont très diverses.

  • Des organismes microscopiques, appelés bactéries, peuvent provoquer une arthrite dite infectieuse (arthrite septique).

  • La polyarthrite rhumatoïde est une autre forme d'arthrite provoquée par un dérèglement du système de défense de l'organisme qui s'attaque aux articulations.

  • Des troubles des réactions chimiques habituelles de l'organisme, comme la goutte (excès d'acide urique), peuvent aussi provoquer une atteinte des articulations.

  • Certaines maladies peuvent aussi être des causes d'arthrite.

De l'arthrite ou de l'arthrose ?

  • L'arthrose est à bien différencier de l'arthrite. On oppose volontiers «arthrose» et «arthrite» qui sont des affections d'origine tout à fait différente et qui provoquent des douleurs qui permettent bien souvent de les distinguer.

  • L'arthrite provoque une douleur plutôt pendant la nuit, plus ou moins continue et qui est améliorée par le mouvement. Ce type de douleur est typique d'une maladie inflammatoire.

  • L'arthrose est la conséquence d'une usure prématurée du cartilage. Les os de l'articulation frottent l'un contre l'autre usant ainsi le cartilage qui se situe entre les deux. Cela provoque une douleur augmentée par le mouvement et l'effort, mais qui s'améliore au repos. On parle dans ce cas de douleur de type mécanique.

L'arthrite correspond à une inflammation d'une articulation.

Elle provoque une douleur apparaissant plutôt la nuit et améliorée par le mouvement, contrairement à l'arthrose qui provoque des douleurs lors d'un mouvement et s'améliorent au repos.

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Que peuvent m'apporter les associations de rhumatisants ? Medelli
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Que peuvent m'apporter les associations de rhumatisants ?

Des associations au service des patients rhumatisants se sont structurées pour les informer, aider, soutenir, accompagner, représenter et les défendre. Elles constituent un lien indispensable entre patients, professionnels de santé, institutions de soins, caisse d’assurance maladie, mutuelles, organismes de recherche et pouvoirs publics.

Quels sont les objectifs poursuivis par les associations de patients ?

Elles permettent de rassembler des personnes physiques et morales qui s’intéressent aux rhumatismes chroniques en général ou à une maladie rhumatismale en particulier.

Par leur représentation régionale, certaines associations vont au contact du malade et de son environnement familial, social et professionnel pour lui proposer toute l’aide nécessaire. Elles sont souvent composées de patients et d’aidants qui connaissent bien la problématique de la maladie rhumatisante chronique : elles aident les patients à mieux vivre avec leur maladie chronique et cherchent à améliorer la relation médecin-patient. Elles représentent et défendent les intérêts des patients et assurent la promotion de la recherche médicale.

Comment ces associations participent-elles à l’information ?

Les modalités d’information sont très diversifiées. Un service téléphonique d’entraide peut être animé par des professionnels du domaine ou grâce à une assistante sociale spécialisée. Parfois, ce sont des malades qui font part de leur expérience. Des professionnels de santé participent régulièrement à ces activités. Le succès d’internet a favorisé le développement de ces échanges.

Dans certains cas, l’édition d’un journal permet aux adhérents et abonnés de rester informés sur la maladie, les traitements et services proposés.

Certaines associations organisent des évènements nationaux ou régionaux qui sont des lieux de rencontres et d’échanges privilégiés entre : patients, aidants, professionnels de santé, institutions médico-sociales, structures administratives et collectivités territoriales.Ces événements permettent de faire le point sur la maladie, ses traitements, la recherche, et les aides au quotidien.Elles construisent des partenariats avec différents acteurs institutionnels en rhumatologie pour mieux informer le patient et sensibiliser le grand public à une maladie par des campagnes d’informations nationales.

Comment ces associations participent-elles à la recherche ?

Elles assurent la promotion de la recherche, par la collecte de dons. Elles créent des programmes de recherche ou participent au financement de ceux-ci.

Elles soutiennent certains organismes de recherche et peuvent financer des postes de chercheurs.

En quoi les associations défendent-elles leurs membres ?

Beaucoup d’associations se sont fixées pour mission de défendre les malades par une meilleure reconnaissance des rhumatismes chroniques. Elles œuvrent pour obtenir, auprès des pouvoirs publics, une meilleure prise en compte des conséquences sociales et professionnelles de la maladie.

Elles veillent à ce que le principe d’égalité et de libre accès aux soins soit respecté.

Elles revendiquent leur existence, leur utilité publique et développent des partenariats auprès des Agences Régionales d’Hospitalisation.

Elles participent à des groupes de réflexion et de travail avec les différentes instances et les autorités de tutelle, pour faciliter les remboursements des traitements et l’information des patients.

Elles participent aux travaux du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS), qui réunit toutes les associations de malades, pour défendre la représentation des usagers de la santé et participer aux évolutions du système de santé en France.

La SFR, Société Française de Rhumatologie vous informe sur les associations de patients rhumatisants. Vous pouvez y retrouver la liste à l’adresse suivante : http://www.rhumatologie.asso.fr/06-Trouver-web/liens.asp?intSM=SM9&strLien=Lien72#37

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