Des Français bien informés sur leur santé ? Medelli
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Des Français bien informés sur leur santé ?

Les Français ont un bon niveau d’information sur le système de santé. Pour autant, ce degré de connaissance élevé n’empêche pas certaines inquiétudes sur le coût des consultations et des médicaments. Notamment en cas de maladies graves et chroniques.

Au total, 81% des volontaires interrogés pour le baromètre 2016 du CISS* se disent bien informés sur l’accès aux soins. En revanche 4 Français sur 10 expriment des craintes sur un obstacle : celui des coûts élevés des traitements limitant la pérennité de cet accès aux soins. Exemples édifiants, le combat mené pour la diminution du prix des médicaments et l’accès aux molécules génériques efficaces contre l’hépatite C. Ou encore la pétition réclamant une baisse des coûts des traitements prescrits dans la prise en charge d’un cancer. Chiffres révélateurs, plus d’un Français sur deux (55%) a déjà entendu parler des prix très élevés de certains traitements innovants. Et 40% des répondants sont soucieux d’un manque de prise en charge de ces médicaments par l’Assurance-maladie s’ils avaient besoin de ces traitements un jour.

Et la fin de vie ?

Le niveau d’information concernant l’accompagnement des proches et le maintien de l’autonomie font aussi défaut. Dans le détail, 27% des Français ne savent pas comment déclarer officiellement leurs directives anticipées, ces formulations de souhaits individuels à l’écrit concernant les conditions de la fin de vie. Au total, 18% ne connaissent pas la notion de « personne de confiance ». C’est-à-dire le proche légitime pour exprimer les souhaits de fin de vie d’un patient atteint d’une maladie irréversible et/ou en incapacité de communiquer. Enfin, 22% des Français disent ne pas connaître « leur droit de refuser ou d’interrompre un traitement ». Et 30% ne sont pas au courant des possibilités de demande d’indemnisation « en cas de problème grave lié aux soins ».

 

*CISS: collectif interassociatif sur la santé remplacé depuis le 21 mars 2017 par l'union nationale des associations agrées d'usagers du système de santé (France Assos Santé)

Source : CISS, baromètre 2016 sur les droits des malades. Document rédigé par Destination santé.Crédit photo : Monkey Business Images/shutterstock.com
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Implants mammaires et risque de lymphome : des femmes informées ! Medelli
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Implants mammaires et risque de lymphome : des femmes informées !

Suspecté depuis 2011, le risque de lymphome chez les femmes porteuses d’implants mammaires est désormais confirmé. Pour une prévention des plus efficaces, l’Agence nationale de sécurité du Médicament (ANSM) insiste sur la nécessité d’informer toute la population concernée.

« Il existe un lien clairement établi entre la survenue de LAGC mammaire (lymphome anaplasique à grandes cellules) et le port d’implants mammaires confirme l’ANSM en corroborant la position de l’Institut national du Cancer (INCa).Cette corrélation ne date pas d’aujourd’hui : en 2011 déjà l’agence du médicament publiait des données sur le sujet en mettant en place un système de vigilance. Le lymphome anaplasique à grandes cellules reste une pathologie rare. Depuis 2011, un total de 29 cas a été rapporté auprès des 400 000 Françaises porteuses d’implants mammaires. En France comme à l’échelle mondiale, les dispositifs de la marque Allergan sont majoritairement incriminés.

La recherche sur la piste de l’immunologie

Depuis 2015, l’ANSM cherche à comprendre les « causes d’apparition de cette pathologie ». Un comité d’experts (hématologie, chirurgie plastique, immunologie, biocompatibilité, toxicologie, tribologie) privilégie actuellement la piste des « mécanismes immunologiques intervenant lors du contact de la surface de l’implant mammaire avec les tissus ». Et dans le même temps, les données de matériovigilance sont aussi à l’étude.

Quelle vigilance ?

Chaque cas déclaré fait l’objet d’une investigation approfondie de l’ANSM pour toutes les marques d’implants mammaires. Du côté de la prévention, l’ANSM appelle à la vigilance des spécialistes, et insiste sur la nécessité d’informer les patientes sur cette élévation du risque, « par précaution ». Enfin, l’agence rappelle que « les femmes porteuses d’un implant mammaire et sans signe clinique au niveau des seins doit faire l’objet d’un suivi [classique*] et ne recommande pas de proposer une explantation préventive ».

Quels symptômes ?

En revanche en cas d’anomalie(s) repérée(s) au niveau des seins, une femme porteuse d’un implant mammaire doit consulter. Les principaux signes cliniques qui doivent alerter sont un épanchement abondant, une augmentation de volume, une douleur, une inflammation ou encore une masse d’ulcération (lésion de la peau) au niveau du sein. En cas de doute, une échographie et une IRM (en deuxième intention) sont pratiqués. A noter : à titre préventif, toute personne porteuse d’un implant mammaire doit faire l’objet d’un suivi médical régulier.* palpation des seins par le médecin tous les ans à partir de 25 ans et, à partir de 50 ans, une mammographie tous les deux ans.

Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le 6 juillet 2016. Institut Curie, site consulté le 8 juillet 2016 Document rédigé par Destination santé.Crédit photo : Nerthus/shutterstock.com
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Soins optiques : quels obstacles législatifs ?  Medelli
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Soins optiques : quels obstacles législatifs ?

Dispositif indispensable à l’autonomie visuelle, les lunettes restent encore inaccessibles chez les plus précaires. A quel point la loi française freine-t-elle cet accès aux soins ? Quel rôle jouent les lunettes dans l’autonomie au quotidien ?

Depuis la loi Hamon du 17 mars 2015 (inscrite au Code de la Santé Publique), une ordonnance datée de moins de 3 ans est obligatoire pour le renouvellement d’une paire de lunettes. Une prescription jusqu’ici imposée uniquement aux moins de 16 ans. Cette loi a été mise en place pour inciter les Français à consulter un spécialiste. Mais dans les faits, elle éloigne les plus précaires et/ou les plus isolés de la consultation. En France, les ophtalmologistes sont en effet de moins en moins nombreux. Les délais pour obtenir un rendez-vous ne cessent de s’allonger. Au total, 12% de la population française se trouve dans un désert médical, et 16% sont confrontés à des difficultés pour consulter ce spécialiste. Pour élargir l’offre de soins, « la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 octroie de nouvelles compétences aux opticiens-lunettiers : adaptation des ordonnances de lunettes et de lentilles, réalisation de séances d’apprentissage au port des lentilles ».

De la loi au terrain

Aujourd’hui l'accès aux lunettes sans reste à charge n'est pas aisé pour les plus précaires. Pourtant toutes générations confondues, le port de lunettes constitue un gage d’autonomie. Avec une meilleure vision, les gens sont plus à l’aise à l’école ou au travail mais aussi dans la vie de tous les jours. Nombreuses sont les personnes en situation de précarité à retrouver confiance en elles en bénéficiant de lunettes. Ce dispositif permet fréquemment des retours au logement et à l’emploi pour les personnes en errance sociale.

Source : Vision Solidarité Développement (VSD), avril 2016 Document rédigé par Destination santé.Crédit photo : Syda Productions/shutterstock.com
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Après un cancer : au-delà du droit à l’oubli… Medelli
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Après un cancer : au-delà du droit à l’oubli…

Dédiée aux Français guéris d’un cancer, une grille de référence sert enfin de baromètre aux assurances. Mis à jour par l’Institut national du Cancer (INCa) chaque année, ce fichier aide à évaluer le montant des primes d’assurances, notamment dans le cadre d’un emprunt immobilier. Un levier contre la discrimination faite aux personnes guéries. Attention, cet outil encore peu médiatisé diffère du droit à l’oubli, voté dans la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016.

Les anciens malades ayant guéri de certaines tumeurs pourront bénéficier d’une assurance emprunteur sans surprime, ni exclusion. Mais ils devront déclarer leur maladie. « Il ne s’agit pas de droit à l’oubli pour ces cas-là », précise le Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie.Les progrès thérapeutiques dans plusieurs cancers ont permis aux médecins de convaincre les compagnies d’assurances d’accepter la mise au point d’une grille de référence. Laquelle sera réévaluée chaque année en association avec l’INCa. Etablie en février 2016, la première concerne 5 cancers (testicule, thyroïde, sein, peau et utérus) et l’hépatite C.

Une grille très encadrée

Mais tous les malades ayant souffert d’un de ces cancers ne pourront pas bénéficier de ce dispositif. La grille est très précise et encadre l’application par les compagnies d’assurance de ce dispositif. Toutefois, cette grille est une avancée pour les patients puisque jusqu’alors, ceux ayant un jour souffert d’un cancer – quel qu’il soit – devaient s’acquitter de coûts élevés pour des assurances (surprime) ou étaient tout simplement écartés (certains organismes refusant de leur accorder un prêt). Alors même que leur maladie était totalement guérie. « Cette négociation avec les compagnies d’assurances est basée sur une échelle de risques », explique le Pr Philip. S’ils souhaitent vraiment faire oublier leur cancer, les patients devront attendre 10 ans après la fin de leur traitement…Si vous pensez que la convention AERAS* n'a pas été correctement appliquée, vous pouvez faire appel à la Commission de médiation de la convention (61, rue Taibout, 75009 Paris).

 

* AERAS:  Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé

Source : Interview du Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie, Paris, 26 mai 2016 Document rédigé par Destination santé.Crédit photo : Kinga/shutterstock.com
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