Douleur dans la poitrine d'apparition brutale : quand dois-je consulter ? Medelli
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Douleur dans la poitrine d'apparition brutale : quand dois-je consulter ?

Toutes les douleurs thoraciques nécessitent de consulter un médecin rapidement. Certaines imposent une prise en charge immédiate car elles sont souvent dues à des maladies graves qui peuvent mener au décès.

Qu’est-ce qu’une douleur thoracique ?

La douleur thoracique désigne toute douleur localisée dans la zone du thorax.

Cette douleur peut être liée aux organes présents dans cette zone, notamment le cœur et les poumons mais aussi l’aorte, l’œsophage et l’estomac.

Par conséquent, pour accélérer votre prise en charge et en améliorer la pertinence, il est essentiel de reconnaître les douleurs liées à une situation d'urgence et de savoir les décrire.

Quels sont les signes qui doivent m’inciter à consulter en urgence et/ou appeler le 18 (pompiers), le 15 ou 112 depuis un mobile (SAMU) ?

Tout symptôme dans la poitrine peut être lié à un infarctus jusqu’à ce que votre médecin ait éliminé ce diagnostic.

Vous devez impérativement être pris en charge immédiatement si vous présentez un ou plusieurs des signes suivants, pendant plus de 30 secondes :

  • une sensation d’étau ou d’oppression sur la poitrine ;

  • une douleur brutale et intense au centre de la poitrine ;

  • une douleur qui s’étend vers vos bras, droit et/ou gauche, votre cou, votre mâchoire ou votre dos ;

  • des signes digestifs tels que nausées, vomissements, malaises ;

  • un rythme cardiaque irrégulier ou trop rapide.

Bouger est indispensable au maintien en forme physique et morale

 

Pourquoi est-il important de consulter en urgence ?

Une douleur thoracique peut correspondre à une pathologie grave qui peut être associée à un risque de décès et qui nécessite donc une prise en charge immédiate. Il peut s’agir :

Quelles sont les causes possibles d’une douleur thoracique ?

Quelle que soit la douleur thoracique que vous présentez, il est indispensable de consulter votre médecin. En effet, les douleurs thoraciques peuvent être liées à tous les organes localisés dans la zone du thorax. Elles peuvent donc avoir une origine :

  • cardiaque : il peut alors s’agir d’un infarctus, d’un trouble du rythme cardiaque ou encore d’une valvulopathie (mauvais fonctionnement des valves du cœur) ;

  • vasculaire : vous pouvez dans ce cas faire une rupture d’anévrisme ou une embolie, ou encore présenter une déchirure sur une paroi artérielle (dissection aortique) ;

  • respiratoire : on recherchera alors unebronchite, une pneumonie, une pleurésie (inflammation de la membrane qui entoure les poumons) ou encore un cancer des poumons ;

  • digestive : les douleurs peuvent alors être le signe d’un reflux gastro-œsophagien, de troubles moteurs de l’œsophage, d’un ulcère gastrique ou encore d’une cholécystite (inflammation de la vésicule biliaire) ;

  • pariétale : ce sont des douleurs liées à des traumatismes, reproductibles à la palpation et que l’on retrouve dans le cadre de maladies costales, musculaires ou cutanées ;

  • psychogène : l’anxiété et le stress peuvent induire des douleurs thoraciques ; certaines pathologies psychiatriques peuvent également induire ce type de manifestation en cas de dépression, d’attaque de panique ou de somatisation.

Une douleur thoracique brutale, intense et qui dure est un signe grave qui doit vous amener à consulter immédiatement. N’attendez pas et appelez l’un des numéros d’urgence : 15 (SAMU), 18 (Pompiers), 112 (en Europe et avec un mobile).

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Vivre au quotidien après un AVC Medelli
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Vivre au quotidien après un AVC

L’accident vasculaire cérébral peut avoir des conséquences très variées selon son importance et la zone du cerveau dans laquelle il a eu lieu. Dans les mois qui suivent, l’objectif est de retrouver, dans la mesure du possible, la vie d’avant. Des aménagements sont parfois nécessaires.

J’ai besoin de rééducation, comment cela va-t-il se passer ?

La rééducation a pour objectif de récupérer au mieux : capacité à marcher, à prendre des objets, à parler... Elle doit être démarrée le plus rapidement possible. Sa durée dépend de l’importance de l’AVC et de votre capacité à récupérer. Elle peut durer de quelques semaines à plusieurs années.

Qui va s’occuper de ma rééducation ?

La rééducation fait appel à différents intervenants selon la fonction touchée :

  • Le médecin rééducateur définit et suit le programme de rééducation, en collaboration avec les autres médecins.

  • Le kinésithérapeute vous fait faire des exercices physiques précis destinés à faire travailler tel ou tel muscle.

  • L’ergothérapeute vous réadapte à la vie quotidienne : activités manuelles, jeux, gestes, capacité à écrire, à mémoriser...

  • L’orthophoniste vous aide à communiquer par le geste, l’écriture et la parole.

Je vais devoir faire réaménager ma maison. Y a-t-il des consignes particulières?

Si vous avez des difficultés à marcher ou à rester debout :

  • Pensez à faire poser des barres d’appui pour vous aider à sortir de la baignoire ou de votre lit et à vous relever de la cuvette des W.-C.

  • Faites installer des mains courantes ou un point d’appui (une simple poignée peut suffire) aux endroits où il y a des marches.

  • Prenez votre douche assis sur une chaise en plastique.

  • Faites enlever les tapis qui pourraient vous faire trébucher.

  • Faites disposer les meubles de manière à ce qu’ils ne vous gênent pas, mais qu’ils puissent au contraire vous servir de points d’appui.

Si vous êtes en fauteuil roulant :

  • Faites ôter les portes et pousser les meubles qui pourraient gêner votre passage.

  • Faites en sorte que votre lit se situe à la même hauteur que votre siège. Faites-le surélever si nécessaire.

  • Pensez à faire descendre les objets usuels des placards hauts pour qu’ils soient à portée de vos mains.

On me recommande de voir un psychologue. Pourquoi ?

L'AVC est un événement parfois difficile, tant pour le patient que pour son entourage.

Le psychologue est là pour écouter, conseiller, rassurer.

Vais-je pouvoir rapidement reprendre mon travail ?

Le travail est une source de fatigue et de stress. La reprise de votre activité professionnelle ne peut donc s’envisager qu’une fois complètement remis de votre AVC, tant sur le plan physique que psychologique.
Si votre travail nécessite des efforts physiques ou est une source importante de stress, il est possible de demander au médecin du travail une adaptation de votre poste de travail, un aménagement du temps de travail, une mutation dans un autre secteur de l'entreprise...

Les séquelles m’empêchent de reprendre tout travail. Suis-je considéré invalide ?

Si vous avez moins de 60 ans et que votre capacité de travail est réduite de 2/3, vous pouvez être considéré invalide. Il existe différentes catégories d’invalidité, permettant de travailler à temps partiel ou d’être pensionné. Les différentes possibilités vous seront proposées par le médecin du travail, selon votre état de santé et votre aptitude à travailler.

Après un AVC, le retour à la vie normale peut être long. Votre vie comme votre logement doivent être réaménagés. La reprise du travail n'est pas toujours possible. Elle exige l’accord de votre médecin et celle du médecin du travail.

S’il ne vous est pas possible de réoccuper pleinement votre poste, des aides existent. Renseignez-vous auprès de votre caisse de Sécurité sociale ou de votre médecin du travail.

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Vivre au quotidien après un infarctus du myocarde Medelli
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Vivre au quotidien après un infarctus du myocarde

Après l’infarctus du myocarde, une fois rentré chez soi, il est nécessaire d’épargner son cœur tout en entretenant sa forme.

Je viens d’avoir un infarctus du myocarde. Qu’est-ce que cela va changer ?

L’une des artères qui irrigue votre cœur – une artère coronaire – s’est bouchée et a entraîné un infarctus du myocarde, ou crise cardiaque.

Ce premier épisode signale que d’autres peuvent suivre.

En conséquence, vous devez désormais faire le nécessaire pour prévenir un nouvel infarctus du myocarde en modifiant votre mode de vie.

Puis-je et dois-je faire du sport ?

Votre cœur a souffert, il va falloir l’épargner. Attention, cela ne veut surtout pas dire « ne rien faire » !

Il est très important de continuer à avoir une activité physique régulière et adaptée une fois qu'un premier bilan a été effectué et vous y autorise.

Quel type d’activité dois-je pratiquer ?

Les activités, comme la marche, la gymnastique douce, le cyclisme, la natation (eau à plus de 20° C), sont recommandées.

Ne vous épargnez pas les escaliers, mais montez-les doucement.

Attention, faire un effort lorsqu’il fait froid peut entraîner des symptômes d’angine de poitrine.

Dans tous les cas, il est nécessaire de bien s’échauffer et de démarrer progressivement.

Puis-je avoir des rapports sexuels ?

L’activité sexuelle est une activité physique sollicitant modérément le cœur.

Elle peut reprendre normalement dès que vous vous sentez capable de fournir un effort modéré.

Dois-je suivre un régime particulier ?

Le surpoids, le diabète, l’hypertension et surtout l’excès de cholestérol augmentent le risque d’un nouvel infarctus du myocarde.

Vous devez avoir une alimentation équilibrée :

  • manger peu gras,

  • limiter les produits très salés si vous êtes hypertendu,

  • limiter les produits trop sucrés si vous êtes diabétique.

Si vous êtes en surpoids, vous fatiguez excessivement votre cœur. Il est nécessaire de revenir à un poids de forme établi avec l’aide de votre médecin.

Suis-je vraiment obligé d’arrêter de fumer ?

Oui ! Il est absolument nécessaire d’arrêter le tabac.

Pour arrêter plus facilement et sans reprendre de poids, il est parfois nécessaire dese faire assister par une personne compétente, que ce soit votre médecin ou un spécialiste de la question dans un service de tabacologie à l’hôpital.

Notez que le fait d’avoir une activité physique régulière et adaptée, après un premier bilan, aide réellement à arrêter de fumer.

Combien de temps vais-je devoir prendre des médicaments ?

Votre médecin vous a prescrit un traitement qu’il faut suivre rigoureusement, à vie.

Si vous pensez subir des effets secondaires gênants, n’arrêtez surtout pas votre traitement, mais contactez votre médecin ou parlez-en lors de la prochaine consultation.

Dois-je bénéficier d’un suivi médical particulier ?

Vous devez désormais consulter régulièrement votre médecin traitant.

En outre, votre cardiologue devra réaliser un bilan cardiaque régulier.

Les consultations seront rapprochées dans les mois qui suivent votre infarctus du myocarde, puis s’espaceront si vous suivez bien les recommandations précédentes.

Le stress peut-il provoquer un nouvel infarctus du myocarde ?

Le stress augmente subitement le travail de votre cœur. Il le fatigue.

Il est préférable de se réhabituer progressivement aux activités stressantes comme la conduite automobile, les transports en commun aux heures de pointe, certaines situations professionnelles…

Puis-je reprendre mon travail ?

Si votre travail ne nécessite pas un travail musculaire intense, une reprise est possible, et même fortement recommandée après la période de convalescence.

Après l’infarctus du myocarde, il est nécessaire d’adopter un mode de vie entretenant la bonne forme du cœur : avoir une activité physique régulière et adaptée, surveiller son alimentation, arrêter définitivement le tabac, suivre son traitement et limiter les stress inutiles. La reprise du travail est recommandée.

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Suite à un infarctus du myocarde, je dois suivre un programme de réadaptation Medelli
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Suite à un infarctus du myocarde, je dois suivre un programme de réadaptation

Après votre infarctus du myocarde, une bonne hygiène de vie est essentielle pour éviter une récidive.

Pourquoi dois-je suivre un programme de réadaptation ?

Après votre hospitalisation, un programme de réadaptation est mis en place pour vous permettre de reprendre une activité normale le plus rapidement possible.
Il permet également de faire le point sur les facteurs de risque cardiovasculaire pour éviter qu’un infarctus ne se reproduise. Une prise en charge tabacologique, diététique et psychologique sera réalisée en plus de la kinésithérapie.
Cette prise en charge a pour objectif d’évaluer l’intensité des efforts que vous pouvez faire sans nuire à votre cœur, et permettra à votre médecin de choisir le programme le plus adapté à vos capacités du moment.
L’exercice physique améliore la capacité respiratoire et donc l’oxygénation du sang, il renforce l’action de la pompe cardiaque et contribue à faire baisser la glycémie, augmente le bon cholestérol (HDL) et améliore la souplesse des artères.

Comment ma réadaptation se déroule-t-elle ?

Avant de débuter la réadaptation, un test à l’effort devra être réalisé afin de déterminer le niveau d’entraînement le plus adapté.
Les objectifs à atteindre durant cette réadaptation seront définis par l’équipe médicale et paramédicale.

La réadaptation se décompose en deux phases.

 

A la sortie de l’hôpital, dans un centre de réadaptation cardiaque :

  • Elle a pour but d’augmenter vos capacités d’effort en habituant votre système cardiovasculaire à des efforts progressifs.

  • Vous devrez effectuer au minimum trois séances par semaine en augmentant progressivement l’intensité de l’effort. Ces séances consistent en des exercices d’entraînement du muscle cardiaque et des muscles du thorax, des épaules, des bras et des jambes.

 

Au retour à domicile et durant toute votre vie :

  • Elle est parallèle à la reprise de votre activité professionnelle et a pour objectif de conserver les bénéfices de votre réadaptation initiale.

  • Pratiquez à votre rythme un exercice d’endurance (marche rapide, natation, cyclisme, jogging…) au moins 30 minutes d’affilée, trois fois par semaine.

  • Vous pouvez recommencer à pratiquer d’autres sports (hors compétition), à condition qu’ils ne soient pas violents. Votre médecin saura vous conseiller.

Quel type d’exercice physique est recommandé ?

Les sports d’endurance douce, comme la marche rapide, le vélo ou la natation, sont très adaptés, car ils ont une action protectrice sur votre cœur. Votre médecin ou votre cardiologue saura vous conseiller.
La notion de plaisir est fondamentale dans le choix de votre activité pour la maintenir sur le long terme.

Quelles précautions dois-je prendre ?

  • Tous les exercices doivent être exécutés sans essoufflement ou sans fatigue.

  • Ne dépassez pas les limites fixées par votre cardiologue et contrôlez systématiquement votre pouls, au mieux à l’aide d’un cardiofréquencemètre.

  • Ayez toujours à votre disposition un dérivé nitré en dragée ou en spray.

La réadaptation cardiaque après un infarctus permet de retrouver le plus rapidement possible une activité physique normale dans les meilleures conditions de sécurité, et permet ainsi de réduire le risque de récidive.

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