En savoir davantage sur la maladie de Parkinson Medelli
Mettre en favori

En savoir davantage sur la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique qui se traduit par des tremblements, une raideur et une lenteur des mouvements.

La maladie de Parkinson, qu’est-ce que c’est ?

C’est une affection dégénérative chronique de neurones situés à l’intérieur du cerveau. Ces neurones contiennent un neurotransmetteur (dopamine), indispensable au contrôle des mouvements automatiques du corps.

Quel est le mécanisme ?

Il s’agit d’une dégradation des cellules, qui entraîne une insuffisance de production de dopamine.

Quelle est la cause ?

La cause de la maladie de Parkinson et de la dégénérescence des neurones « dopaminergiques » est d’origine inconnue.
Le plus souvent, la maladie se déclare sans raison apparente.


On a longtemps évoqué un facteur environnemental (pollution, pesticides…)

La maladie de Parkinson est maintenant reconnue comme maladie professionnelle depuis le 6 mai 2012.

Un décret reconnaît « la maladie de Parkinson provoquée par les pesticides » comme maladie professionnelle.
Ce décret désigne par le terme de pesticides l’ensemble des « produits à usages agricoles et produits
destinés à l’entretien des espaces verts (produits phytosanitaires ou produits phytopharmaceutiques)» ainsi que les biocides et les antiparasitaires vétérinaires.

Est-ce héréditaire ?

On peut envisager une prédisposition familiale à la maladie, mais qui ne serait qu’un facteur favorisant et non déclenchant.
Dans la grande majorité des cas, la maladie n’est pas héréditaire, mais il pourrait exister une prédisposition génétique à la maladie.

Quelles sont les personnes concernées ?

La maladie touche généralement les personnes de plus de 55-60 ans. Dans quelques cas, plus rares, des personnes de moins de 50 ans sont touchées.

Quels sont les symptômes ?

Le seul tremblement n’est pas le signe d’une maladie de Parkinson.
Le premier symptôme peut être une modification de l’écriture (lettres petites et serrées). Lorsque la maladie s’installe, les symptômes dominants apparaissent et constituent ce qui est appelé un « syndrome extrapyramidal » ou « syndrome parkinsonien ».
Ce syndrome est constitué de trois symptômes :

  • Un tremblement de repos.

  • Une lenteur des mouvements habituels.

  • Une rigidité musculaire.

Ces signes peuvent être accompagnés d’une difficulté d’élocution (ton monocorde) et d’une expression du visage figée.

Quels sont les traitements ?

Le traitement principal consiste à prescrire des médicaments destinés à améliorer la motricité (les mouvements) et à ralentir l’évolution de la maladie pour préserver une vie sociale normale. Il s’agit de médicaments qui compensent le déficit en dopamine.

Qu’apporte la kinésithérapie ?

La kinésithérapie évite la rigidité des membres et permet une rééducation de la marche et de l’équilibre en stimulant les muscles.

Quelle est l’évolution de la maladie ?

L’évolution est variable d’un malade à l’autre et dépend de nombreux facteurs qui ne peuvent être définis.
Après une première phase dont les symptômes confirment la maladie, une seconde phase plus calme s’installe. Elle correspond généralement à la mise en place du traitement.
Cette seconde phase, plus ou moins longue, est suivie d’une période où les difficultés s’accélèrent, c’est-à-dire que les symptômes deviennent handicapants.

Qui dois-je consulter ?

Lorsque le diagnostic de la maladie est évoqué par votre médecin généraliste, il vous adressera à un neurologue. En cas de doute sur certains symptômes et en absence de diagnostic, vous pouvez demander l’avis d’un neurologue en suivant le parcours de soins, c’est-à-dire après en avoir parlé à votre médecin généraliste et obtenu son accord.

Cette maladie est difficile à admettre, car des gestes habituels de la vie courante peuvent devenir de vraies contraintes. Il est important d’accepter la maladie et de bien la gérer au quotidien. Dans la mesure du possible, il faut essayer de conserver une activité physique et un lien social.
N’hésitez pas à en parler à votre neurologue et informez-vous sur les associations et les aides qui pourront vous accompagner dans l’évolution de votre maladie.

Le neurologue vous proposera peut être d’intégrer un programme d’éducation thérapeutique qui a pour objectif de vous apprendre à vivre avec votre maladie, en acquérant un savoir qui évitera, ou retardera le plus possible, l’apparition de complications, et vous permettra d’améliorer votre qualité de vie.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
Il m’arrive de trembler : est-ce grave ? Medelli
Mettre en favori

Il m’arrive de trembler : est-ce grave ?

Les tremblements sont des mouvements involontaires, provoqués par la contraction en alternance de groupes musculaires opposés. Leurs causes sont diverses.

Il m’arrive de trembler, est-ce grave ?

Le tremblement n’est pas systématiquement le signe d’une maladie telle que le Parkinson.
La plupart des tremblements ordinaires ou physiologiques sont liés à des circonstances ou à un état passager, et disparaissent avec eux.
Ils peuvent être provoqués par :

  • Le froid, la fatigue ou un état fiévreux.

  • Le trac, le stress.

  • La consommation de certains médicaments.

  • La tension d’un muscle lors d’un mouvement figé (bras tendu).

  • La prise excessive de café ou de boissons fortement dosées en caféine.

Et si c’était un Parkinson ?

Il existe deux types essentiels de tremblement : le tremblement d’attitude et le tremblement de repos.
Le tremblement de repos peut évoquer l’existence d’une maladie de Parkinson, mais ce n’est pas le seul symptôme. Cette maladie est caractérisée par l’association de 3 symptômes :

  • Le tremblement de repos : il s’installe de façon insidieuse au niveau des mains et/ou des pieds et/ou du menton. Il s’agit de mouvements répétitifs et fins qui disparaissent en cas de mouvement volontaire ou lors du sommeil. Il s’accentue avec l’émotion ou la fatigue.

  • La raréfaction des mouvements et de leur amplitude : clignements des paupières plus rares, balancement réduit des bras lors de la marche, visage peu expressif, mouvements des yeux sans mobilité de la tête.

  • La rigidité des muscles.

Par ailleurs, la maladie de Parkinson affecte l’écriture, la marche, la posture du corps. D’autres symptômes peuvent également être relevés : une parole lente et monocorde, ainsi que des perturbations de la mémoire.
La recherche des causes et l’examen clinique permettront au médecin d’éliminer un Parkinson.

Qu’appelle-t-on le tremblement d’attitude ?

Il est absent au repos et se produit au niveau des membres supérieurs (mains, bras).
Il intervient aussi bien lors du maintien d’attitude (main tendue qui désigne) que lors de mouvements volontaires (écriture tremblée, main qui tremble en portant une cuillère à la bouche…).
Il s’agit le plus souvent d’un tremblement essentiel qui apparaît souvent après 50 ans et peut avoir une origine familiale. Avec le temps, ce tremblement peut également impliquer le cou, la voix, la tête et la langue. Aucun autre symptôme ne l’accompagne.

D’autres causes peuvent-elles être à l’origine de tremblements ?

Différents tremblements, parfois associés à d’autres symptômes, peuvent être provoqués par :

  • Un dérèglement de la thyroïde.

  • La prise de certains médicaments.

  • Le tremblement provoqué par un état de sevrage alcoolique est fréquent au lever chez les personnes alcoolo-dépendantes. Cet état correspond à un pré-délirium. L’alcoolisme est une maladie, la prise en charge médicale est nécessaire.

Si vous souffrez de tremblements persistants, votre médecin déterminera leur origine et vous aidera à les atténuer par des règles hygiéno-diététiques et un traitement adapté au type de tremblement.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
Je contacte l'Association France Parkinson Medelli
Mettre en favori

Je contacte l'Association France Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique affectant surtout le contrôle des mouvements. L’association France Parkinson espère, par ce site, vous aider dans votre prise en charge ou dans celle de vos proches.

http://www.franceparkinson.frLa chirurgie réfractive est un traitement qui peut corriger la myopie, l'hypermétropie ou l’astigmatisme. Elle peut aussi être proposée en cas de presbytie. L'intervention sera discutée au cas par cas avec l'ophtalmologiste qui seul jugera de son bien fondé.

THÈME

L’action de France Parkinson s’articule autour de quatre grandes missions :

  • Soutenir, accueillir et assister les malades et leurs aidants.

  • Informer sur la maladie, les traitements et les aides.

  • Sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics.

  • Dynamiser la recherche.

CEUX QUI SONT CONCERNÉS

Les malades et leurs proches.

OBJECTIFS

L’association France Parkinson souhaite renforcer le lien entre les malades et les différents intervenants médicaux et sociaux.
Concrètement, l’association permet aux sujets atteints de la maladie de Parkinson de sortir de leur isolement en s’informant, en confrontant leurs expériences de la maladie et en participant à des activités conviviales et bénéfiques.

ORIGINE

Site de l’association France Parkinson.
L’association France Parkinson a été créée en 1984 par le Pr Yves Agid, neurologue ayant consacré une grande partie de son activité de clinicien et de chercheur à la maladie de Parkinson. Reconnue d'utilité publique en 1988, l’association se donne alors pour buts de :

  • Favoriser la recherche.

  • Soutenir les malades et les aidants au quotidien : aider les malades à comprendre leur maladie pour vivre mieux, renforcer le lien entre les malades et les divers intervenants médicaux et sociaux, leur donner des occasions et des moyens pour sortir de leur isolement.

Sensibiliser les pouvoirs publics à la réalité de la maladie, la faire connaître du grand public sont aussi devenus un combat majeur de l’association.

CONTENU

Des rubriques variées et dédiées aux différents aspects de la maladie de Parkinson.
Des conseils, des informations qui abordent des sujets aussi divers que le quotidien des malades, leurs droits, les actualités liées à la maladie et un point sur la recherche.

LES PLUS

Vous y trouverez des documents téléchargeables, des adresses utiles et les informations ayant trait aux comités locaux.

ASSOCIATION FRANCE PARKINSON
18 rue des terres au curé
75013 Paris
Tél. : 01 45 20 22 20
Fax : 01 40 50 16 44

Mail : info@franceparkinson.fr

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
J’ai une maladie de Parkinson, 6 bons conseils pour améliorer mon quotidien Medelli
Mettre en favori

J’ai une maladie de Parkinson, 6 bons conseils pour améliorer mon quotidien

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique liée à la dégénérative des neurones qui produisent la dopamine, c’est-à-dire le neuromédiateur qui contrôle les mouvements automatiques du corps. Ses symptômes affectent de nombreux aspects de la vie quotidienne : marche, alimentation, sommeil, conduite, voyages, gestes quotidiens... Voici comment vivre mieux au quotidien.

 

6 bons conseils pour vivre mieux au quotidien

 

image

          J’adapte mon lieu de vie

·        J’aménage mes espaces de vie pour réduire mon risque de chutes et faciliter les gestes de ma vie quotidienne.

·        Je commence par désencombrer mon appartement pour faciliter la circulation ; j’enlève les tapis.

·        Je veille à ce que l’ensemble des pièces soit bien éclairé.

·        Je vérifie que les objets que j’utilise soient à la bonne hauteur et je place des barres d’appui dans les sanitaires. 

·        Je prends les conseils d’un(e) ergonome pour m’aider à améliorer le confort et la sécurité de mon appartement.

image

        Je bouge et j’entretiens ma forme physique

·        Je repère les gestes  quotidiens qui me posent problème (tourner une clé dans une serrure, couper des aliments, tourner la tête, m'habiller, etc.) et j’en parle avec mon rééducateur pour qu’il me montre comment faire ; puis je m’exerce régulièrement chez moi à accomplir ces gestes.

·        Je participe à un programme de rééducation physique et je travaille avec mon kinésithérapeute ma mobilité, ma souplesse, mes amplitudes musculaires et articulaires ; cela me permet de diminuer mon risque de chute. Les exercices en résistance avec des contractions répétées d’intensité croissante augmentent la force musculaire de mes membres inférieurs ; les exercices aérobies intenses (marche, tapis marche, course, vélo) améliorent ma marche, mon équilibre, mes fonctions cognitives et ma qualité de vie. 

·        Simultanément à la kinésithérapie, je pratique régulièrement une activité physique adaptée à mes possibilités et au stade d’évolution de ma maladie. Je peux choisir une activité qui renforce mon lien social comme la danse, le Tai Chi ou la marche nordique en groupe.  

image

        Je réapprends des gestes quotidiens

·        Si j’ai des difficultés pour mastiquer, je prends des petites bouchées, je coupe finement mes aliments, je privilégie les sauces onctueuses et les purées.

·        Si j’ai tendance à avaler de travers, je me tiens droit ou légèrement en avant pour boire ; je choisis des boissons gazeuses, fraîches et parfumées pour stimuler la rapidité de fermeture de mon larynx.

·         Pour exercer mon agilité manuelle, je fais tourner deux petites balles dans ma main ; je trie ma monnaie ; je fais des exercices d’assouplissement des doigts ou je m’exerce à faire des nœuds. 

·        Je suis des séances d’orthophonie prescrites par mon médecin pour combattre mes difficultés pour parler, manger et écrire. Chez moi je répète les exercices que j’ai appris au cours des séances.

image

      J’essaie d’améliorer mon sommeil

·        En cas de contractures la nuit, j’effectue les mouvements d’étirement que m’appris mon kinésithérapeute.

·        Si je fais des mouvements très brusques pendant mon sommeil ou si je tente de me lever en criant, je sécurise mon environnement nocturne. 

·        Si j’ai un syndrome des jambes sans repos (que l’on appelle aussi impatiences car ce sont des sensations désagréables dans les jambes qui obligent à les bouger sans cesse), j’en parle avec mon neurologue pour qu’il adapte mon traitement.

image

       Je prends l’avis de mon médecin pour conduire

·        Je prends l’avis de mon neurologue pour savoir si je peux conduire, car je sais que mon traitement peut affecter ma vigilance et que ma maladie peut altérer certains de mes réflexes. 

·        Pour entrer dans ma voiture, je commence par m’asseoir, puis je pivote d’un quart de tour. Inversement, pour en descendre, je pivote d’abord les jambes et le tronc, puis je me relève.

 

 

image

     Je prends des précautions pour mes voyages 

·        Si j’envisage de voyager, je planifie avec soin mon déplacement en prenant l’avis de mon équipe médicale. J’emporte avec moi, mes médicaments (en quantité suffisante), mes prescriptions, les coordonnées de mon médecin, mes assurances, et je note sur un carnet la posologie et les heures de prise de mes médicaments. J’établis une liste de numéros à contacter en cas d’urgence. 

 

 Plusieurs programmes d’éducation thérapeutique (ETP) spécialisés dans la maladie de Parkinson existent en France. Ils aident les patients et leur famille à acquérir et maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie quotidienne. S’il n’y a pas de programme d’ETP pour la maladie de Parkinson dans votre région, le kinésithérapeute et l’ergonome vous aideront utilement.
Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non

Les fiches récemment consultées

Avec Medelli, trouvez aussi un neurologue
près de chez vous

Rechercher
En savoir plus ? Parlez-en avec un médecin.
Prendre rendez-vous
chargement