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Essais cliniques : le droit de comprendre

Du développement d’un médicament à sa commercialisation, les étapes d’un essai clinique laissent parfois de nombreuses zones de flou. Pour plus de transparence, de compréhension et donc de confiance, une plateforme informative est mise en ligne par l’association EUPATI.

« Un patient averti en vaut deux, surtout quand il participe à un essai clinique (…) ! » C’est ce constat qui a poussé l’association EUPATI (Académie européenne des Patients sur l’Innovation Thérapeutique) à créer sa plateforme en ligne. Issu d’une collecte d’informations menée depuis 2014, ce portail relaie 3 000 publications traduites en 7 langues différentes.« Nous n’informons pas sur des problèmes ou des traitements propres à des maladies, mais sur le processus de développement des médicaments en général », peut-on lire sur le site de l’EUPATI, association rassemblant 33 organisations de patients, groupes universitaires et laboratoires à travers 12 pays européens*. De l’anticorps au génome en passant par le séquençage et les médicaments biosimilaires, tout le champ lexical des produits de santé et des essais cliniques est défini dans l’onglet glossaire.

Des acteurs à part entière

Autre point, les adhérents de l’association EUPATI bénéficient d’une formation de 14 mois. L’idée, les préparer aux « conditions d’un essai clinique » ou encore à la mise en place d’un « suivi du médicament en vie réelle pour améliorer la pharmacovigilance ». Formés et plus confiants, les patients deviennent alors acteurs de la recherche sur leur maladie et contribuent ainsi à « une meilleure adéquation de la recherche aux besoins non couverts par les traitements existants ». * Allemagne, Autriche, Espagne, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Pologne, Royaume-Uni et Suisse

Source : eupati.eu site consulté le 18 avril 2016 Document rédigé par Destination santé.Crédit photo : totojang1977/shutterstock.com
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Implants mammaires et risque de lymphome : des femmes informées ! Medelli
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Implants mammaires et risque de lymphome : des femmes informées !

Suspecté depuis 2011, le risque de lymphome chez les femmes porteuses d’implants mammaires est désormais confirmé. Pour une prévention des plus efficaces, l’Agence nationale de sécurité du Médicament (ANSM) insiste sur la nécessité d’informer toute la population concernée.

« Il existe un lien clairement établi entre la survenue de LAGC mammaire (lymphome anaplasique à grandes cellules) et le port d’implants mammaires confirme l’ANSM en corroborant la position de l’Institut national du Cancer (INCa).Cette corrélation ne date pas d’aujourd’hui : en 2011 déjà l’agence du médicament publiait des données sur le sujet en mettant en place un système de vigilance. Le lymphome anaplasique à grandes cellules reste une pathologie rare. Depuis 2011, un total de 29 cas a été rapporté auprès des 400 000 Françaises porteuses d’implants mammaires. En France comme à l’échelle mondiale, les dispositifs de la marque Allergan sont majoritairement incriminés.

La recherche sur la piste de l’immunologie

Depuis 2015, l’ANSM cherche à comprendre les « causes d’apparition de cette pathologie ». Un comité d’experts (hématologie, chirurgie plastique, immunologie, biocompatibilité, toxicologie, tribologie) privilégie actuellement la piste des « mécanismes immunologiques intervenant lors du contact de la surface de l’implant mammaire avec les tissus ». Et dans le même temps, les données de matériovigilance sont aussi à l’étude.

Quelle vigilance ?

Chaque cas déclaré fait l’objet d’une investigation approfondie de l’ANSM pour toutes les marques d’implants mammaires. Du côté de la prévention, l’ANSM appelle à la vigilance des spécialistes, et insiste sur la nécessité d’informer les patientes sur cette élévation du risque, « par précaution ». Enfin, l’agence rappelle que « les femmes porteuses d’un implant mammaire et sans signe clinique au niveau des seins doit faire l’objet d’un suivi [classique*] et ne recommande pas de proposer une explantation préventive ».

Quels symptômes ?

En revanche en cas d’anomalie(s) repérée(s) au niveau des seins, une femme porteuse d’un implant mammaire doit consulter. Les principaux signes cliniques qui doivent alerter sont un épanchement abondant, une augmentation de volume, une douleur, une inflammation ou encore une masse d’ulcération (lésion de la peau) au niveau du sein. En cas de doute, une échographie et une IRM (en deuxième intention) sont pratiqués. A noter : à titre préventif, toute personne porteuse d’un implant mammaire doit faire l’objet d’un suivi médical régulier.* palpation des seins par le médecin tous les ans à partir de 25 ans et, à partir de 50 ans, une mammographie tous les deux ans.

Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le 6 juillet 2016. Institut Curie, site consulté le 8 juillet 2016 Document rédigé par Destination santé.Crédit photo : Nerthus/shutterstock.com
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Soins optiques : quels obstacles législatifs ?  Medelli
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Soins optiques : quels obstacles législatifs ?

Dispositif indispensable à l’autonomie visuelle, les lunettes restent encore inaccessibles chez les plus précaires. A quel point la loi française freine-t-elle cet accès aux soins ? Quel rôle jouent les lunettes dans l’autonomie au quotidien ?

Depuis la loi Hamon du 17 mars 2015 (inscrite au Code de la Santé Publique), une ordonnance datée de moins de 3 ans est obligatoire pour le renouvellement d’une paire de lunettes. Une prescription jusqu’ici imposée uniquement aux moins de 16 ans. Cette loi a été mise en place pour inciter les Français à consulter un spécialiste. Mais dans les faits, elle éloigne les plus précaires et/ou les plus isolés de la consultation. En France, les ophtalmologistes sont en effet de moins en moins nombreux. Les délais pour obtenir un rendez-vous ne cessent de s’allonger. Au total, 12% de la population française se trouve dans un désert médical, et 16% sont confrontés à des difficultés pour consulter ce spécialiste. Pour élargir l’offre de soins, « la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 octroie de nouvelles compétences aux opticiens-lunettiers : adaptation des ordonnances de lunettes et de lentilles, réalisation de séances d’apprentissage au port des lentilles ».

De la loi au terrain

Aujourd’hui l'accès aux lunettes sans reste à charge n'est pas aisé pour les plus précaires. Pourtant toutes générations confondues, le port de lunettes constitue un gage d’autonomie. Avec une meilleure vision, les gens sont plus à l’aise à l’école ou au travail mais aussi dans la vie de tous les jours. Nombreuses sont les personnes en situation de précarité à retrouver confiance en elles en bénéficiant de lunettes. Ce dispositif permet fréquemment des retours au logement et à l’emploi pour les personnes en errance sociale.

Source : Vision Solidarité Développement (VSD), avril 2016 Document rédigé par Destination santé.Crédit photo : Syda Productions/shutterstock.com
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Après un cancer : au-delà du droit à l’oubli… Medelli
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Après un cancer : au-delà du droit à l’oubli…

Dédiée aux Français guéris d’un cancer, une grille de référence sert enfin de baromètre aux assurances. Mis à jour par l’Institut national du Cancer (INCa) chaque année, ce fichier aide à évaluer le montant des primes d’assurances, notamment dans le cadre d’un emprunt immobilier. Un levier contre la discrimination faite aux personnes guéries. Attention, cet outil encore peu médiatisé diffère du droit à l’oubli, voté dans la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016.

Les anciens malades ayant guéri de certaines tumeurs pourront bénéficier d’une assurance emprunteur sans surprime, ni exclusion. Mais ils devront déclarer leur maladie. « Il ne s’agit pas de droit à l’oubli pour ces cas-là », précise le Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie.Les progrès thérapeutiques dans plusieurs cancers ont permis aux médecins de convaincre les compagnies d’assurances d’accepter la mise au point d’une grille de référence. Laquelle sera réévaluée chaque année en association avec l’INCa. Etablie en février 2016, la première concerne 5 cancers (testicule, thyroïde, sein, peau et utérus) et l’hépatite C.

Une grille très encadrée

Mais tous les malades ayant souffert d’un de ces cancers ne pourront pas bénéficier de ce dispositif. La grille est très précise et encadre l’application par les compagnies d’assurance de ce dispositif. Toutefois, cette grille est une avancée pour les patients puisque jusqu’alors, ceux ayant un jour souffert d’un cancer – quel qu’il soit – devaient s’acquitter de coûts élevés pour des assurances (surprime) ou étaient tout simplement écartés (certains organismes refusant de leur accorder un prêt). Alors même que leur maladie était totalement guérie. « Cette négociation avec les compagnies d’assurances est basée sur une échelle de risques », explique le Pr Philip. S’ils souhaitent vraiment faire oublier leur cancer, les patients devront attendre 10 ans après la fin de leur traitement…Si vous pensez que la convention AERAS* n'a pas été correctement appliquée, vous pouvez faire appel à la Commission de médiation de la convention (61, rue Taibout, 75009 Paris).

 

* AERAS:  Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé

Source : Interview du Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie, Paris, 26 mai 2016 Document rédigé par Destination santé.Crédit photo : Kinga/shutterstock.com
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