Ablation par radiofréquence

Depuis quelques années, un nouveau procédé marque une véritable révolution dans le domaine de la cardiologie pour enrayer à tout jamais certaines arythmies. En effet, il existe un traitement appelé « ablation par radiofréquence » , qui peut être fait à la suite d'une étude électrophysiologique. Cette procédure détruit le circuit anormal par cautérisation au moyen de la radiofréquence. Éliminant ainsi le foyer du court-circuit, cette technique rend inutile la médication antiarythmique.
Le médecin fait une anesthésie locale dans la région du cou et de l'aine où les cathéters seront insérés. Le passage des cathéters dans le corps jusqu'au cœur n'est pas douloureux, ni même perçu.

Habituellement, quatre cathéters sont insérés et positionnés à l'intérieur du cœur à des endroits spécifiques. Les cathéters utilisés étant visibles aux rayons X, le médecin peut donc observer leurs trajets sur un écran de télévision. Afin d'obtenir les images des cathéters dans le cœur, on place au-dessus du thorax un appareil à rayons X. L'exposition à la radiation dure généralement une demi-heure. Un équipement sophistiqué est maintenant utilisé et diminue grandement les risques reliés à l'exposition à la radiation.
Le cathéter d'ablation possède des électrodes qui aident à localiser le site de l'arythmie. Ce cathéter est facilement manipulable de façon à être dirigé précisément sur le tissu à détruire. À ce moment, on applique un courant de bas voltage, qui en alternant avec une haute fréquence, cautérise (brûle) le tissu anormal.

Ce type d'ablation par radiofréquence (RF) est sans douleur. Le patient est partiellement endormi (pas sous anesthésie générale) pendant la procédure. L'anesthésiste donne des sédatifs pour favoriser la relaxation.
Les lésions par radiofréquence sont appliquées jusqu'à ce que le tissu anormal de conduction soit complètement éliminé. Cette intervention est terminée lorsqu'il y a disparition de l'arythmie.
© G. Dolisi