Acide pyroligneux

Pour comprendre l'étymologie de ce nom, il faut remonter en 1790, lorsque Philippe LEBON (1767 - 1804) a extrait du gaz d'éclairage en chauffant vers 600 à 650°, de la sciure de bois. Il a travaillé sur ce projet pendant plusieurs années et a obtenu, outre des goudrons et autres résidus, un gaz éclairant encore fort nauséabond et une phase aqueuse particulièrement âcre et irritante qu'il a nommée acide pyroligneux (pour "action de la chaleur sur le bois").

L'un des principaux composants de cette phase liquide était l'acide acétique, CH3-COOH. En fait, une fois purifié de toutes ses impuretés (méthanol, acide formique, phénols, aldéhydes ...) cet acide pyroligneux se révèle être l'acide acétique, ce qui explique que l'on trouve dans plusieurs ouvrages : acide pyroligneux = acide acétique.
© G. Dolisi

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