ACR30

L'Acr30 est aussi connue sous les noms de adiponectine (* adipo : du grec adeps, adipis, graisse, préfixe ou racine des termes relatifs à la graisse, notamment celle de l'organisme ; * nectine : du latin necto, nectere [-necteur, nectine], unir, nouer, établir un lien), adipo-Q, APM1 (Adipose most abundant gene transcript 1), GBP-28 (gelatin-binding protein of 28 kDa).
Ce polypeptide de 244 acides aminés, de PM = 28 kDa (poids moléculaire = 28 kilodaltons) est une hormone produite par les adipocytes du tissu adipeux et par les ostéoblastes. Elle doit ses noms multiples au fait qu'elle a été découverte, dans les années 90, simultanément par plusieurs équipes de chercheurs.

Le gène qui code l'adiponectine est situé sur 3q27, c'est-à-dire sur le bras long du chromosome 3, au locus 27. Dans le plasma, l'adiponectine est essentiellement présente sous forme de polymères dans lesquels les adiponectines sont reliées par des ponts disulfures. Les valeurs physiologiques pour le plasma sont de 5 à 10 &mug/mL. Ce qui est important, c'est la découverte récente des liens qui existent entre l'adiponectine et le diabète de type II, ainsi que l'obésité.
En effet, une équipe franco-japonaise (CNRS - Institut Pasteur de Lille et Université de Tokyo) vient de mettre en évidence que 30% du risque génétique du diabète de type II sont liés à des mutations du gène de l'adiponectine. Des souris obèses et insulinorésistantes (diabétiques) ont été guéries par des injections d'adiponectine.
L'adiponectine étant insuffisante chez les patients obèses et souffrant d'un diabète de type II, elle pourrait être à la base d'un traitement, non seulement pour l'obésité et le diabète II, mais aussi pour l'infarctus du myocarde et les états prédiabétiques.
© G. Dolisi