AINS

L’acide acétylsalicylique ou Aspirine est le plus ancien AINS (NSAID en anglais), découvert empiriquement à partir d’extraits d’écorce de saule (salix). L’indométhacine est le prototype des puissants AINS modernes (1965). Les AINS partagent tous certaines propriétés communes :
- diminution de la réaction inflammatoire au stade aigu ou chronique ;
- inhibition de la synthèse des prostaglandines (PG) ;
- effet pharmacodynamique triple : anti-inflammatoire, antipyrétique, antalgique (ceci s’explique par une physiopathologie commune à ces trois états, en particulier par le rôle des PG).

Les AINS agissent sur la phase aigüe et la phase chronique de l’inflammation, sachant que les réactions dépendent de l’agent causal et du tissu concerné. Ces médicaments stoppent les stigmates classiques de l’inflammation : tumeur, chaleur, douleur. L’inflammation est un processus extrêmement fréquent en médecine expliquant l’utilisation très large des AINS ainsi que leur banalisation. Leur prescription est néanmoins l’apanage de la rhumatologie (rhumatismes inflammatoires).
© G. Dolisi