Alopécie androgénogénétique

Dans les alopécies non cicatricielles, la pousse des cheveux est inhibée sans qu'il ait la moindre lésion du cuir chevelu. Selon les causes qui les provoquent, ces alopécies peuvent donc être réversibles (c'est-à-dire que les cheveux repoussent de nouveau normalement). Selon l'étendue des lésions alopéciques, on distingue :

1) Les alopécies non cicatricielles localisées représentées essentiellement par les teignes tondantes (ce sont des infections mycosiques du cuir chevelu) et les pelades (ou alopécies en aires : chute des poils et des cheveux en plaques arrondies, laissant une peau lisse). Dans cette catégorie, on peut ajouter l'alopécie syphilitique qui intervient généralement pendant la phase secondaire de la syphilis.

2) Les alopécies non cicatricielles diffuses, dont la plus fréquente est l'alopécie séborrhéique ou androgénogénétique ou, plus simplement calvitie commune. Elle est due à un excès d'androgènes (ce sont des hormones mâles) et se manifeste d'abord au niveau des tempes et de la couronne, où les cheveux sont miniaturisés, c'est-à-dire progressivement remplacés par un "duvet". Les hommes sont les plus touchés, mais il n'est pas rare que cette forme d'alopécie touche des femmes, notamment après la ménopause où le rapport des hormones féminines - masculines change, ou chez celles qui ont eu un traitement à base d'androgènes (traitement d'un fibrome par ex.

Il existe bien d'autres facteurs qui peuvent déclencher une alopécie non cicatricielle diffuse, transitoire ou mécanique : choc nerveux ou psychologique, stress, surmenage, intervention chirurgicale, mais aussi de nombreux médicaments : anticonvulsifiants, bêtabloquants, antithyroïdiens, hypocholestérolémiants, anticancéreux, entre autres. Autre facteur connu : l'agression répétée du cheveu par des brossages violents, des permanentes et teintures, la trichotillomanie (trituration et arrachage des cheveux) ...
Deux autres formes d'alopécies mécaniques fréquentes : la perte provisoire des cheveux chez le nouveau-né au niveau occipital (due aux frottements répétés et prolongés avec l'oreiller) et, chez les adultes portant casquette ou chapeau, une zone clairsemée correspondant au frottement des cheveux avec le couvre-chef.
En ce qui concerne les traitements, ils sont nombreux et adaptés aux différentes causes, mais aucun d'entre eux n'est vraiment satisfaisant. À l'heure actuelle, seule la greffe de cheveux donne de bons résultats.
© G. Dolisi