Aqueduc cérébral

L'aqueduc de Sylvius, connu aussi sous les noms d'aqueduc cérébral (du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau), aqueduc mésencéphalique (* méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * -encéphale : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale), aqueductus cerebri, aqueductus sylvii ou canal central, contient le liquide céphalorachidien et permet son passage de la face postérieure du 3e ventricule vers le 4e ventricule.
Le liquide céphalorachidien ou cérébrospinal (* céphalo : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête ; * rachidien : du grec rhakhis [rachi-, -rachie], axe et, par extension, colonne vertébrale ou liquide céphalorachidien ; * spinal : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière) se trouve dans les cavités de l'encéphale, dans la moelle épinière (canal de l'épendyme) et dans la méninge moyenne.
Son rôle est essentiellement mécanique : il maintient l'axe cérébrospinal en état de flottaison, lui assurant ainsi une protection particulièrement efficace. Ce LCR est sécrété par les plexus choroïdes des ventricules latéraux, mais aussi des troisième et quatrième ventricules.
Le sens d'écoulement du LCR le mène des ventricules latéraux vers le 3e ventricule par les orifices de Monro, puis dans le 4e ventricule par l'aqueduc de Sylvius. Il passe ensuite à travers les foramens de Magendie et de Lushcka pour rejoindre la citerne cérébellomédullaire et la citerne cérébellopontique (ou pontocérébelleuse). Le LCR est ensuite progressivement réabsorbé par des granulations dites de Pacchioni, situés entre l'arachnoïde et la dure-mère.
© G. Dolisi