Vertige de Ménière

Contrairement au vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB), dans lequel certains otolithes sont passés dans les canaux semi-circulaires au lieu de rester dans l'utricule, le vertige de Ménière résulte d'un défaut de circulation du liquide (endolymphe) du labyrinthe. La maladie de Ménière est caractérisée par une surdité fluctuante pendant de nombreuses années, avant de devenir permanente. Le malade peut également subir des vertiges paroxystiques, avec nausées et vomissements, parfois apparition d'acouphènes.
L'évacuation régulière de l'endolymphe ne se fait plus et la pression augmente à l'intérieur du labyrinthe, provoquant des vertiges brutaux et intenses, avec nausées et vomissements. Les crises sont précédées d'acouphènes (sons graves) et de bourdonnements et durent de quelques minutes à plusieurs heures.
On ne connaît toujours pas le ou les facteurs déclenchants : génétique, virus, stress, allergie, diabète ont été évoqués, mais sans certitude. Le traitement repose sur une diminution de la pression des liquides de l'organisme : régime sans sel entre autres. Il existe une intervention chirurgicale au niveau du labyrinthe (incision et mise en place d'un cathéter) destinée à diminuer la pression interne du labyrinthe.
Syn. : syndrome de Ménière, maladie de Ménière, vertige auriculaire, vertige méniérique, vertige labyrinthique.
© G. Dolisi

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