J'ai bénéficié d'une reconstruction mammaire différée Medelli
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J'ai bénéficié d'une reconstruction mammaire différée

Aujourd’hui, Patricia a 47 ans. Elle a été traitée par tumorectomie pour un premier cancer à l’âge de 33 ans. La tumorectomie est une opération chirurgicale qui consiste à retirer la tumeur. En 2007, un nouveau cancer s’est déclaré sur le même sein. Cela a nécessité son ablation, suivie, un an plus tard, d’une reconstruction mammaire.

L’annonce de la récidive et de l’ablation

« En 2007, onze ans après mon premier cancer, j’ai constaté que mon sein avait changé d’aspect. J’ai rapidement consulté mon médecin qui m’a annoncé que l’ablation allait être nécessaire. J’ai très mal vécu cette annonce. Je ne m’étais pas préparée ni à la récidive ni à l’ablation », raconte Patricia. « Le médecin a tout de suite évoqué la reconstruction. J’avais donc déjà cette perspective, même si ça ne fait pas passer la pilule. »

 

L’annonce avait sans doute été traumatisante, du fait de l’état d’impréparation de la patiente : l’emploi du présent en témoigne, commente le psychologue clinicien.

 

De retour à la maison, Patricia a informé son mari : « Il n’a pas fait de commentaires. Nous savions l’un comme l’autre qu’il fallait en passer par là. Il restait un mois et demi avant l’opération, nous étions mi-juillet et nous devions partir en vacances. Je n’ai pas voulu trop en parler à mes enfants qui avaient 12 et 17 ans. »

 « Si je devais donner un conseil aux femmes qui traversent cette épreuve, c’est vraiment de se raccrocher au reste. Il faut absolument intégrer que cette opération va vous sauver. Et puis, un sein, ce n’est pas un poumon ! Il faut relativiser, même si c’est dur ! »

L’opération

« Quand je suis partie pour la salle d’opération, j’ai vraiment pris conscience que, le lendemain, je ne serai plus la même. En plus, comme c’était une récidive, je savais aussi à quoi m’attendre concernant les traitements. Je repartais pour le parcours du combattant, j’étais abattue ! »

 

« L’opération s’est bien passée. Au réveil, mon premier geste a été de porter ma main sur mon sein. Il y avait un gros pansement à la place. Mais, à ce moment-là, j’étaismoins mal : une étape était franchie ! »

« Je crois qu’il est essentiel de ne pas ressasser le présent. Il faut regarder devant et aller de l’avant. »

Le retour à la maison et l’image de soi

« Le premier pansement est un choc, puisqu’on voit la cicatrice pour la première fois. A la maison, c’était plus difficile de soutenir le regard de l’infirmière qui venait faire les soins. Elle m’a pourtant rassurée sur la qualité de ma cicatrice qui n’était ni boursouflée ni douloureuse. »

 

Patricia a fait le choix de tout partager avec son mari très rapidement : « J’ai tout de suite montré ma cicatrice à mon mari à l’hôpital. Je voulais qu’il voie vite, c’était dur, mais il le fallait ! De mon côté, je pouvais me regarder dans la glace et soutenir mon image. Cela dit, je ne l’ai montrée à personne d’autre. » Evoquant sa vie intime, Patricia considère que l’opération a été moins pénible à supporter que le traitement de chimiothérapie : « J’étais complètement épuisée, les effets secondaires étaient très importants et m’empêchaient parfois de me lever. »

Le port de la prothèse

A l’extérieur, Patricia a fait le choix de porter systématiquement une prothèse : « Quand je suis sortie de l’hôpital, je ne portais rien et j’avais l’impression d’un creux. L’infirmière m’a proposé un renfort en coton et j’ai rapidement acheté une prothèse autocollante. Je n’ai pas pu utiliser l’autocollant immédiatement. Mais je plaçais la prothèse dans mon soutien-gorge. Ensuite, j’ai pu l’utiliser en la fixant sur mon buste. »

 

Pendant les vacances d’été, Patricia a porté sa prothèse sous son maillot de bain : « On ne voyait pas grand-chose, et je me disais que je n’allais pas me priver de vacances. D’ailleurs, je ne crois pas que les gens aient vraiment remarqué quoi que cesoit. »

 

« Pendant cette étape, il faut garder en tête que c’est une situation provisoire. D’ailleurs, on parle déjà de la reconstruction. »

Objectif reconstruction

« Lorsque le chirurgien a évoqué la reconstruction, il m’a expliqué qu’il allait, peut-être, être nécessaire de retoucher l’autre sein pour rééquilibrer l’ensemble. J’avais pour objectif d’effectuer la reconstruction avant de reprendre le travail, pour éviter d’être de nouveau arrêtée. J’ai posé toutes les questions sur les effets secondaires, j’ai vu les prothèses, j’ai demandé des informations sur l’intervention, sa durée, celle de l’hospitalisation et de l’arrêt de travail. » Patricia était décidée, mais il lui a fallu patienter pendant le délai légal de réflexion. « Je voulais aller le plus vite possible ! Mais, finalement, entre la fin des traitements et la reconstruction il ne s’est passé que quelques mois. »

 

« Le jour de l’opération, j’étais joyeuse ! C’était mon choix, je ne subissais pas ! »

Après la reconstruction

« Mon premier geste aussi a été de toucher. J’avais une grosse brassière, mais je pouvais voir un petit bout de décolleté. C’était très satisfaisant ! Ce n’est pas vraiment un sein, le mamelon n’est pas encore tatoué, le tatouage vient plus tard, mais l’esthétique de la silhouette est modifiée. L’autre sein n’a pas été retouché. Comme la prothèse doit durer dix à quinze ans, on verra à ce moment-là s’il est nécessaire de faire quelque chose. »

Et maintenant ?

Après la reconstruction, Patricia a participé à un groupe de parole, animé par un psychologue, pour aider des patientes qui hésitent à franchir le cap de la reconstruction. « Nous avons eu des échanges formidables. Je venais pour témoigner de mon expérience, et elles m’ont beaucoup apporté aussi. »

 

« Aujourd’hui, j’ai retrouvé mon image pour l’extérieur. Je n’y pense quasiment plus. Je peux faire de nouveau les mêmes choses qu’avant, y compris la plupart des sports, car je suis très sportive ! Cet été, je rachète de nouveaux maillots de bain ! »

Le point de vue du psychologue clinicien

La mammectomie constitue, pour la très grande majorité des femmes, une profonde blessure psychique.

Dans le cas de la reconstruction différée, imposée le plus souvent par des considérations thérapeutiques (radiothérapie adjuvante), l’attente de la chirurgie réparatrice donne du temps pour faire le deuil du sein perdu. Le sein reconstruit, au-delà de la prouesse chirurgicale, est alors le plus souvent investi positivement sur le plan psychique et peut être considéré comme une véritable réparation. « Là, c’est du bonheur ! », disent même certaines patientes.

 

Jean-Luc MACHAVOINEPsychologue clinicienCentre François BACLESSE

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Cancer de l'ovaire : je comprends la place de la chimiothérapie Medelli
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Cancer de l'ovaire : je comprends la place de la chimiothérapie

La chimiothérapie anticancéreuse est l’utilisation de médicaments anti-tumeurs qui agissent sur les cellules malignes en les détruisant ou en les empêchant de se multiplier.

Pourquoi utiliser la chimiothérapie ?

Le traitement du cancer de l'ovaire est « pluridisciplinaire », c'est-à-dire qu'il est réalisé par des spécialistes de compétences complémentaires.Même après une intervention chirurgicale, il persiste des cellules tumorales isolées ou de petites lésions sur lesquelles la chimiothérapie va être d'autant plus efficace que le nombre de cellules cancéreuses est moins important. Utilisée en complément de la chirurgie, la chimiothérapie va donc avoir un rôle essentiel pour diminuer le risque de récidive.La chimiothérapie agit sur toutes les cellules, y compris sur celles isolées ou regroupées en très petites tumeurs non visibles sur les examens ou à l'oeil nu. Elle agit aussi sur les cellules des tissus sains, ce qui explique certains effets secondaires.

Quel est l'intérêt d'une chimiothérapie ?

La chimiothérapie aura d'autant plus d'intérêt que les facteurs de risque de récidive sont importants. Par exemple :

  • Certains types de tumeur épithéliale (du tissu) et d'autres formes de cancer ovarien.

  • Lorsque des cellules cancéreuses ont été retrouvées à distance de l'ovaire dans les prélèvements du liquide péritonéal, du péritoine, des ganglions ou d'autres organes.

  • Lorsque toute la tumeur n'a pas pu être enlevée par la chirurgie.

Dans d'autres cas, la chirurgie complète n'est pas possible immédiatement, la chimiothérapie va alors être utilisée en premier pour réduire la tumeur et rendre la chirurgie possible.

La chimiothérapie est-elle toujours nécessaire ?

La chimiothérapie complémentaire est utilisée très fréquemment dans le cancer de l'ovaire, dès qu'il existe des risques de récidive.Les seuls cas où on ne l'utilise pas sont les cancers parfaitement localisés à l'ovaire, dont le bilan chirurgical complet ne montre pas de signes d'atteinte cancéreuse.La proposition de chimiothérapie doit également tenir compte de l'âge de la patiente, de son état général, de sa capacité de récupération et de son avis.

En complément de la chirurgie, la chimiothérapie a un rôle essentiel pour diminuer le risque de récidive. Pour éviter la détérioration des veines du bras, on pose souvent un boîtier d'accès veineux relié au cathéter.

En complément de la chirurgie, la chimiothérapie a un rôle essentiel pour diminuer le risque de récidive. Pour éviter la détérioration des veines du bras, on pose souvent un boîtier d'accès veineux relié au cathéter.

Quels sont les médicaments utilisés ?

De nombreux médicaments de chimiothérapie ont montré leur efficacité dans le cancer de l'ovaire.Souvent, l'association de plusieurs médicaments est plus efficace qu'un produit utilisé seul.La recherche étudie en permanence de nouveaux médicaments ou des modalités différentes d'administration de produits connus. Certains médicaments ayant des modes d'action différents de la chimiothérapie

(« thérapies ciblées ») sont également en cours d'étude.Votre médecin vous dira si un tel traitement peut être adapté à votre cas.

A quel rythme la chimiothérapie est-elle administrée ?

En général, 6 cures de chimiothérapie sont proposées. Toutefois, le nombre de cures est adapté en fonction de chaque patiente, de l'effet obtenu et de la tolérance à la chimiothérapie. Dans certains cas, avec l'avis de la patiente, le traitement pourra être poursuivi jusqu'à 9, voire 12 cures.Les cures sont répétées toutes les trois à quatre semaines en fonction de la tolérance.

Comment une cure de chimiothérapie se passe-t-elle ?

Les médicaments utilisés pour le cancer de l'ovaire sont administrés par perfusion. Pour éviter la détérioration desveines du bras, on propose le plus souvent la mise en place d'un boîtier d'accès veineux relié à un cathéter (site ou dispositif veineux implantable).Habituellement, l'administration se fait en ambulatoire. La durée de la perfusion des médicaments est de quelques heures. Une hospitalisation de quelques jours est parfois proposée pour la première cure ou en cas d'utilisation de certains médicaments.

Comment sait-on si la chimiothérapie est efficace ?

L'effet de la chimiothérapie est évalué avant chaque cure sur les signes tels que l'amélioration de l'état général, la régression de l'ascite (liquide) ou la diminution de la tumeur.Un dosage de marqueurs tumoraux (CA 125) sera, en général, répété à chaque cure.Un bilan radiologique (scanner) de contrôle est également réalisé, souvent après la 3cure et en fin de traitement à la 6cure.

Quels sont les effets secondaires de la chimiothérapie ?

Les médicaments anticancéreux agissent sur toutes les cellules qui se multiplient rapidement, y compris les cellules saines (celles de la racine des cheveux, de la moelle osseuse, du tube digestif, du système nerveux). Les effets secondaires de la chimiothérapie sont dus à leur mode d'action.

Limitez vos activités quotidiennes à ce qui est vraiment nécessaire ou à ce qui vous est agréable. Faites-vous aider. Si vos nausées ou vos vomissements sont importants, un traitement peut vous être prescrit. Une perruque peut aussi être prescrite par votre médecin, sinon pensez au foulard.

Certains de ces effets secondaires sont fréquents, mais le plus souvent modérés, et n'obligent pas à l'arrêt du traitement. Ils sont variables d'une patiente à l'autre, mais aussi d'une cure à l'autre. Beaucoup de ces inconvénients peuvent être prévenus ou corrigés par des traitements spécifiques.

Limitez vos activités quotidiennes à ce qui est vraiment nécessaire ou à ce qui vous est agréable. Faites-vous aider. Si vos nausées ou vos vomissements sont importants, un traitement peut vous être prescrit. Une perruque peut aussi être prescrite par votre médecin, sinon pensez au foulard.

Qu'est-ce que la chimiothérapie intra-péritonéale ?

Pour obtenir une plus forte concentration médicamenteuse directement au contact des cellules tumorales du péritoine, on peut mettre certains produits de chimiothérapie directement dans la cavité péritonéale à l'aide d'un cathéter spécial à travers la paroi abdominale.Actuellement, ce traitement est, surtout, proposé par certaines équipes dans le cadre d'essais thérapeutiques.

La CHIP, qu'est-ce que c'est ?

La CHIP (ou chimio-hyperthermie intra-péritonéale périopératoire) est une technique nouvelle qui fait encore l'objet de recherches. Elle consiste à réaliser, au cours d'une même intervention chirurgicale, l'ablation de toutes les tumeurs du péritoine, parfois des organes ou des parties du tube digestif qui sont atteints par la maladie et d'administrer de la chimiothérapie dans la cavité péritonéale pendant un temps donné.Cette technique est encore peu utilisée dans le traitement du cancer de l'ovaire.

Malgré les progrès réalisés, le cancer de l'ovaire reste une maladie grave en raison de sa dissémination abdominale fréquente et précoce. Pour limiter le risque de rechute, son traitement associe une chirurgie parfois lourde et une chimiothérapie. Par ailleurs, pour permettre des avancées thérapeutiques, de nombreuses études cliniques sont entreprises. Le traitement du cancer de l'ovaire est plus efficace lorsqu'il est réalisé par une équipe médicale ayant une grande expérience de la maladie. Ce traitement, qui fait appel à plusieurs spécialistes, doit être discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

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Cancer de l’ovaire : je comprends l’origine de la maladie Medelli
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Cancer de l’ovaire : je comprends l’origine de la maladie

Le cancer de l’ovaire est une tumeur maligne développée dans l’appareil génital féminin. Le cancer de l’ovaire reste relativement rare. Il n’y a pas de cause précise connue à cette maladie, en dehors de dispositions familiales ou personnelles.

Les ovaires, qu’est-ce que c’est ?

Les ovaires sont deux glandes de l’appareil génital féminin, mesurant 4 à 5 cm, situées dans le pelvis (partie basse de l’abdomen) et réunies à l’utérus par des ligaments. Les ovaires communiquent avec la cavité de l’utérus par les trompes. Ils sont constitués de plusieurs tissus : une couche externe qui produit les cellules de la reproduction (ovules) et une couche interne qui produit les hormones.

Les kystes des ovaires sont très fréquents, mais ne se transforment pas toujours en un cancer. Certains facteurs ont été identifiés comme augmentant leur risque de survenue.

A partir de la puberté et jusqu’à la ménopause, la fonction des ovaires est double :

  • Ils fabriquent chaque mois un ou plusieurs ovules, permettant une éventuelle grossesse.

  • Ils produisent les principales hormones féminines, œstrogène et progestérone. Ces hormones sont responsables, à l’adolescence, du développement des seins, de la pilosité, des modifications féminines de la voix et de la silhouette. Ce sont ces hormones qui régulent le cycle menstruel en déclenchant les règles et en modifiant l’utérus et les seins en préparation d’une éventuelle grossesse.

Après la ménopause, les ovaires ne produisent plus d’ovules, mais ils continuent à produire des hormones en très faible quantité.

Les kystes des ovaires sont très fréquents, mais ne se transforment pas toujours en un cancer. Certains facteurs ont été identifiés comme augmentant leur risque de survenue.

Le cancer de l’ovaire est-il fréquent ?

Avec plus de 4 300 cas nouveaux par an, le cancer de l’ovaire est, par ordre de fréquence, le 7cancer de la femme.

Tous les kystes ou toutes les tumeurs de l’ovaire peuvent-ils devenir un cancer ?

Les kystes (cavités contenant en général du liquide) des ovaires sonttrès fréquents. Ils se développent avant l’ovulation. Mais il arrive qu’un ou plusieurs de ces kystes ne régressent pas avec les règles : ce sont les

« kystes fonctionnels » de l’ovaire.Dans d’autres cas, il s’agit d’une tumeur bénigne développée dans l’un ou l’autre des tissus de l’ovaire.Ces lésions peuvent parfois grossir et se compliquer (douleur, rupture, torsion, augmentation de volume), elles doivent alors être traitées par la chirurgie.

Y a-t-il plusieurs sortes de cancer de l’ovaire ?

Les tissus qui composent l’ovaire comportent différents types de cellules qui peuvent chacune se transformer en cellule cancéreuse. Le terme de cancer de l’ovaire regroupe donc un très grand nombre de tumeurs qui évoluent de manière différente et dont le traitement sera adapté.Le cancer le plus fréquent – 80 % des cas – est développé dans la couche de tissu qui recouvre l’ovaire (épithélium).

Quelles sont les causes du cancer de l’ovaire ?

Les causes précises de ce cancer ne sont pas encore bien connues. Certains facteurs ont été identifiés comme augmentant le risque de survenue.

  • L’âge : le cancer de l’ovaire se voit surtout après 40 ans.

  • Les femmes qui n’ont pas eu d’enfant.

  • Le traitement de la stérilité ou de l’infertilité.

  • Les antécédents familiaux de cancer ovarien.

  • Le surpoids ou l’obésité.

  • Le fait d’avoir eu un cancer du sein.

  • L’exposition à l’amiante est un facteur de risque reconnu depuis mai 2009.

Le cancer de l’ovaire est-il héréditaire ?

Il arrive parfois que plusieurs cas de cancer de l’ovaire ou de cancer du sein surviennent dans la même famille. Il peut arriver que la même personne développe, au cours de sa vie, un cancer du sein et un cancer de l’ovaire.Mais les cancers de l’ovaire réellement liés à une prédisposition génétique sont rares (environ 5%).Certains gènes seraient responsables de la prédisposition au cancer du sein, ce qui expliquerait les formes familiales de ces deux tumeurs.Si, dans votre famille proche, il y a eu plusieurs cas de cancer du sein ou de l’ovaire, parlez-en à votre médecin. Il existe des consultations particulières (onco-génétiques), où des médecins spécialisés pourront vous aider à évaluer votre propre risque et discuter avec vous des mesures de surveillance ou de prévention à mettre en œuvre pour vous et votre famille.

Puis-je me protéger du cancer de l’ovaire ?

Il est démontré que la prise d’une contraception orale par pilule contraceptive pendant plus de 10 ans a un effet protecteur.Les traitements hormonaux de la ménopause semblent n’avoir aucun effet.Le maintien d’une activité physique régulière pourrait avoir un rôle protecteur contre le cancer de l’ovaire.

Les kystes des ovaires ou les tumeurs sont très fréquents, mais ils ne se transforment pas toujours en un cancer. Moins d’une affection ovarienne sur cinq est un cancer.

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Le groupe de parole m'aide à surmonter mon cancer du sein Medelli
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Le groupe de parole m'aide à surmonter mon cancer du sein

Denise et Lydie sont traitées pour un cancer du sein. Elles participent à un groupe de parole, encadré par leur psychologue clinicien, pour partager, échanger et se soutenir mutuellement

Confrontées au cancer du sein, à la perte d’espérance et au désarroi qui l’accompagnent, Lydie et Denise se sentaient isolées. « On pense beaucoup à la mort dans cette maladie, c’est dramatique. »

 

Le psychologue leur a proposé de venir participer à un groupe de parole qui réunit  6 à 8 participantes une à deux fois par mois. « Cet échange, cette écoute pouvait m’apporter quelque chose, se souvient Denise . J’ai réfléchi et j’ai accepté sa proposition. »

 

Elles se sont rencontrées dans ce groupe animé par le psychologue, et ont croisé d’autres femmes, toutes concernées par le cancer du sein.

 

Comme Denise et Lydie, prenez conseil auprès de l'équipe médicale pour intégrer un groupe de parole.

Comme Denise et Lydie, prenez conseil auprès de l'équipe médicale pour intégrer un groupe de parole.

 

Denise raconte : « La première fois, j’étais venue avec l’idée d’écouter ce qui se passait, ce qui allait être dit. » Elles ont écouté les expériences de chacune et ont pu exprimer à leur tour leur ressenti à leur rythme. « A la deuxième séance, j’ai eu des choses à dire et je me suis sentie à l’aise. J’ai pu dire ce que je ressentais », explique Denise. « Le fait d’en parler, j’avais l’impression de le sortir de mon corps », renchérit Lydie. Naturellement, des liens d’entraide et de solidarité se sont tissés. « O n est toutes dans le même bateau, on est toutes là pour se battre. C’est un groupe de femmes, on est formidables, on se soutient, on partage plein de choses, on échange. »

 

Aujourd’hui, le fait de parler leur permet d’échanger des conseils sur la vie quotidienne, la famille, les enfants, les relations avec le conjoint, le travail et les conséquences des traitements qui affectent l’image.« Quand on perd ses cheveux, ses cils... c’est ce qui m’a effrayée le plus. Je ne me retrouvais pas , évoque Lydie. Dans ce groupe de parole, on se donne de petits conseils. »

 

Tous les sujets sont abordés sans tabou, afin que chacune puisse trouver des réponses à ses interrogations ou des pistes pour se motiver, reprendre courage. « Ce ne sont pas toujours des sujets faciles, mais on les aborde quand même. »

 

Le groupe de parole est un lieu d’échanges où les participantes viennent puiser du réconfort et du soutien auprès des autres. Parlant de Lydie, Denise s’enthousiasme : « Elle me motive, elle me donne de l’énergie. »

 

Les anciennes aident les nouvelles qui, elles-mêmes, d’« aidées » deviennent « aidantes ». « Au début, les femmes m’ont aidée, jusqu’au jour où je me suis rendu compte que j’avais avancé dans ma maladie, et je rendais ça aux autres femmes », confie Lydie.

 

Jean-Luc Machavoine, psychologue clinicien, centre François Baclesse, Caen : « La dynamique se trouve entre les participantes.

Les questions d’ordre médical sont adressées aux oncologues. »

 

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