J'ai un œil  qui "souffre", pleure, est irrité… Medelli
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J'ai un œil qui "souffre", pleure, est irrité…

L’œil est sensible et peut réagir différemment selon la situation qu’il subit. Il est important de savoir reconnaître les signes qui traduisent une gêne ou une souffrance de l’œil pour éviter toute complication éventuelle.

Mon œil pleure, pourquoi ?

Les larmes sont destinées à protéger et à humidifier la cornée, cette partie transparente de l’œil située devant l’iris. Elles sont aussi destinées à chasser, par écoulement, les corps étrangers qui ont pénétré dans l’œil et à tuer les microbes qui pourraient s’y trouver.
Le larmoiement est le résultat d’un déséquilibre entre la quantité de larmes produite par un œil (à un instant donné) et la capacité de cet œil à évacuer cette quantité de larmes au même moment.

Schéma du circuit lacrymalSchéma du circuit lacrymal

Quelle peut en être la cause ?

Certaines causes peuvent augmenter la quantité de larmes sécrétées : irritation de la cornée, infection de l’œil, traumatisme, allergie, intoxication, irritation liée au port de lentilles, brûlure par le soleil…
Un larmoiement peut être passager, lorsqu’il y a un déséquilibre temporaire entre la production et la consommation de larmes. C’est le cas lors de changement de température : l’hiver avec le vent et le froid ou, pour d’autres personnes, l’été avec la chaleur et le soleil.
Il peut être provoqué par une hypersécrétion, une malposition des paupières ou un défaut d’évacuation des larmes dans la voie lacrymale. Ce conduit (voie lacrymale) peut se rétrécir, puis se boucher en cas d’inflammation. Dans ce cas, les larmes s’accumulent dans l’œil. Certaines malformations de la paupière peuvent également être responsables de larmoiements.

Quel traitement dois-je suivre ?

Après un examen du circuit lacrymal et des paupières, une solution chirurgicale peut éventuellement être proposée :

  • Soit remettre la paupière malade en bonne position.

  • Soit intervenir sur la voie lacrymale pour permettre à nouveau l’écoulement normal des larmes.

Mon œil est sec, pourquoi ?

La sécheresse oculaire se manifeste par une sensation de brûlure, une impression de corps étranger, de picotement. La lumière peut être gênante et, paradoxalement, l’œil se met à larmoyer pour compenser la sécheresse.
C’est un défaut de qualité des larmes ou de quantité. Cette sécheresse est souvent précédée d’une production anormalement abondante de larmes.

Quelle peut en être la cause ?

Elle peut être due à la prise d’un traitement, à l’âge (généralement après 50 ans), à des problèmes hormonaux (ménopause chez la femme) ou à une cause locale (conjonctivite, blépharite…).

Y a-t-il un traitement ?

Oui. On commence d’abord par rechercher la cause de la sécheresse oculaire.
Les larmes artificielles associées à un gel lubrifiant, plusieurs fois par jour, permettent de soulager l’œil.
Si ce traitement n’est pas suffisant, on peut avoir recours au blocage mécanique des orifices d’évacuation des larmes (dans l’angle interne des paupières).

Mon œil est rouge, pourquoi ?

Il faut distinguer un œil légèrement rougi par une irritation passagère (fumée, fatigue, poussières) d’un œil totalement rouge et surtout douloureux. Dans ce dernier cas, les causes peuvent être très diverses, mais certaines relèvent de l’urgence. Il est donc préférable de consulter un médecin rapidement.
Il est important de préciser de quelle façon est apparue cette rougeur, quelle est l’intensité de la douleur, quelle est sa nature (sensation de grains de sable ou plus, accompagnée ou pas d’une intolérance à la lumière), si la vue est diminuée…

Mon œil est irrité, que dois-je faire ?

Vous ne devez jamais mettre de gouttes sans avis médical. Elles peuvent aggraver votre état, si elles ne sont pas adaptées à la cause de votre irritation.
Si cette irritation est due à une allergie (rhume des foins), vous pouvez prendre votre traitement habituel contre l’allergie.
Si l’irritation est liée à la présence de poussières ou de fumée, vous pouvez utiliser des larmes artificielles ou appliquer des compresses tièdes ou froides sur vos paupières.
Si vos yeux sont collés au réveil, vous devez les nettoyer avec un coton imbibé d’eau tiède. En revanche, s’ils se collent fréquemment, il est préférable de consulter un médecin.
Si l’irritation est causée par une fatigue visuelle, vous devez reposer vos yeux en les fermant et en les massant doucement plusieurs fois par jour.

Peut-on prévenir les irritations de l’œil ?

Certains cosmétiques peuvent irriter les yeux, notamment s’ils sont anciens et donc contaminés par des microbes. Une fois ouverts, ne les gardez pas plus de six mois.
Préservez vos yeux des rayonnements intenses du soleil en portant des lunettes protectrices appropriées.
Un éclairage mal adapté peut aussi provoquer des irritations. Il est important de vérifier s’il n’est pas trop faible, en particulier aux postes de travail (bureau, établi…).
Si vous êtes porteur de lentilles, pensez à bien les nettoyer et à ne pas les porter plus que le temps indiqué.

Avec l’âge, un relâchement musculaire des paupières inférieures peut apparaître et boucher les canaux lacrymaux. Les larmes n’étant plus évacuées, un larmoiement excessif peut survenir. Une petite intervention sous anesthésie locale peut rétablir très facilement la situation.

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Appareil lacrymal : un schéma pour comprendre Medelli
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Appareil lacrymal : un schéma pour comprendre

Ce schéma visualise et localise les différentes structures de l'appareil lacrymal. Votre ophtalmologiste pourra le commenter avec vous. Il vous permettra de mieux comprendre une production insuffisante de larmes, les anomalies d'écoulement des larmes, ou encore un larmoiement en raison d’un canal bouché.
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Ptosis : ce que je dois savoir Medelli
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Ptosis : ce que je dois savoir

Le ptosis est lié à une impotence du muscle releveur de la paupière supérieure, la paupière supérieure semble "tomber". Son traitement est presque exclusivement chirurgical. Des récidives sont possibles.

Qu’est-ce qu’un ptosis ?

Normalement, vos paupières s’ouvrent et se ferment grâce à l’activité de groupes musculaires. Quand le muscle releveur est défaillant, la paupière supérieure de l’œil ne se relève pas suffisamment : c’est le ptosis, votre œil semble moins bien s’ouvrir.

Selon les cas, le ptosis est plus ou moins important et peut toucher un œil ou les deux yeux.

La consultation permet à votre ophtalmologiste de faire le diagnostic.

Il cherchera alors sa cause ou ses causes car plusieurs mécanismes peuvent l'expliquer.

 

Quelles sont les causes du ptosis ?

Il peut être congénital et alors, est le plus souvent isolé. Néanmoins, dans certains cas, il peut être associé à des anomalies oculaires (strabisme), voire, dans de plus rares circonstances, à d'autres malformations.

Plus fréquemment, il atteint l'adulte et peut être lié à un relâchement tissulaire en rapport avec le vieillissement mais aussi parfois à différentes maladies (neurologiques, musculaires, etc.).

Quelles peuvent être les conséquences du ptosis sur ma vue ?

Le ptosis est une affection à évolution lente et qui s'aggrave progressivement avec le temps.

Un ptosis sévère peut éventuellement perturber l’acquisition d’une vision normale au cours de la petite enfance, et à tous les âges, diminue le champ visuel.

Comment peut-on traiter mon ptosis ?

Quelle que soit la nature du ptosis, il va falloir pallier chirurgicalement la faiblesse du muscle releveur, soit en le raccourcissant, soit encore en le renforçant ou, le cas échéant, en le "suppléant".

 

Le traitement chirurgical est esthétique et fonctionnel. Il a pour but de restaurer l’apparence de votre paupière supérieure atteinte, en permettant une amélioration du champ visuel.

 

Selon la situation, différentes techniques d'interventions sont envisagées.

 

L'intervention qui vous sera proposée vous sera expliquée par votre ophtalmologiste qu'il s'agisse de ses modalités, de ses conséquences et de ses suites.

 

Chez le jeune enfant, l'intervention chirurgicale est pratiquée le plus souvent entre l’âge de 3 à 6 ans car le ptosis congénital peut entrainer une certaine paresse de l’œil qui peut perturber l’acquisition d’une vision normale. En cas de ptosis sévère avec un risque important d’altération de la vision, l’intervention peut être effectuée plus précocement. L’intervention est dans l'ensemble effectuée sous anesthésie générale chez l'enfant.

 

Chez l'adulte, l'intervention est réalisée sous anesthésie locale associée éventuellement à une sédation. Elle est indiquée dès qu'il existe une gêne notable et permanente.

 

Après l'intervention, les paupières peuvent rester gonflées et gêner le patient pour fermer l’œil pendant quelques jours. Des collyres permettent d’hydrater l’œil régulièrement.

 

L’hématome est le plus souvent très minime voire absent. L’œdème est plus fréquent et disparait habituellement en un mois.

 

La reprise des activités scolaires, professionnelles ou sociales est possible une petite semaine après l’opération dans l'immense majorité des cas.

Quelle est la durée de l'hospitalisation ?

L’hospitalisation est le plus souvent de 48 heures chez l'enfant car l’intervention s’effectue sous anesthésie générale.

Chez l'adulte, il s’agit le plus souvent d’une hospitalisation dite ambulatoire où le patient est accueilli à l’hôpital ou à la clinique le matin et sort le soir.

Cette opération me laissera-t-elle des cicatrices ?

Dans la plupart des interventions, les cicatrices ne sont pas visibles car elles sont cachées dans le pli ou en arrière de la paupière opérée.

Une évaluation rapide par un médecin ophtalmologiste est nécessaire devant l’apparition ou l’aggravation d’un ptosis. Des récidives sont cependant possibles car ce muscle releveur reste défaillant.

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Sensation d'oeil sec : ce que je dois savoir Medelli
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Sensation d'oeil sec : ce que je dois savoir

La sensation d’œil sec est très fréquente, le plus souvent passagère et parfois subjective. Rarement grave, cette gêne doit toutefois être signalée.

Est-ce qu’il est fréquent d’avoir les yeux secs ?

Oui. Ce que l’on appelle un « syndrome sec » est présent chez près d’un tiers de la population adulte, chez deux tiers après 65 ans. C’est souvent une simple gêne sans conséquence.

Pourquoi ai-je les yeux secs ?

La sécheresse oculaire peut être provoquée par une affection de la qualité de vos larmes suite à une blépharite. Ou elle peut être liée à un facteur d’environnement (air climatisé, vent, pollution, écran d’ordinateur, fumée de cigarette).
Elle peut aussi être causée par un défaut de production de larmes dû au vieillissement ou à une anomalie dans leur composition provoquée par la prise de médicaments, tout particulièrement ceux destinés au système nerveux (antidépresseurs, antalgiques, anticonvulsivants).
Beaucoup plus rarement, certaines maladies générales retentissent sur la sécrétion des larmes.

J’ai une sensation d’œil sec. Est-ce que je manque obligatoirement de larmes ?

Non. Il arrive que la sensation « ressentie » d’œil sec soit purement subjective, et que la sécrétion de larmes soit normale. Cela arrive, par exemple, lorsque vos yeux sont surmenés ou exposés à des produits irritants. Tous les yeux perçus comme secs ne sont pas le siège d’une réelle sécheresse oculaire.

Peut-on évaluer ma sécrétion de larmes et un éventuel problème de sécheresse ?

Oui. Il existe des tests indolores réalisés par l’ophtalmologiste pour mesurer votre sécrétion lacrymale. Le test de Schirmer consiste à placer une bande de papier buvard dans un coin de l’œil et à mesurer la longueur du papier humidifié en 2 minutes.

Ce test évalue votre sécrétion de larmesCe test évalue votre sécrétion de larmes

Que peut provoquer une sécheresse oculaire ?

Un important tarissement des larmes peut entraîner des irritations de la cornée (partie exposée de l’œil) et une augmentation du risque d’infections oculaires.

En cas de sécheresse oculaire, quel traitement me sera proposé ?

Le traitement est difficile. Il existe peu de médicaments qui influent positivement sur la sécrétion des larmes. Il n’y a pas moyen de régénérer une glande lacrymale altérée. L’arrêt de médicaments potentiellement responsables doit être envisagé. Les traitements locaux (larmes artificielles, pommades adaptées) sont toujours utiles, mais tous les collyres ne sont pas adaptés au traitement des syndromes secs.
Certains syndromes secs peuvent bénéficier d’un traitement anti-inflammatoire.
Dans certaines circonstances, les ophtalmologistes peuvent obturer les canaux lacrymaux pour limiter l’évacuation des larmes et aider à ce qu’elles restent plus longtemps dans les yeux.

J’ai entendu parler de la maladie de Gougerot-Sjögren. Suis-je concerné(e) si mes yeux sont secs ?

La maladie de Gougerot-Sjögren n’est qu’une cause très rare de syndrome sec. Elle repose sur l’association d’un syndrome sec (touchant aussi généralement la bouche, le nez, la peau, le vagin), de signes articulaires, vasculaires, cutanés, et des anomalies particulières observables par une prise de sang.
Dans l’immense majorité des cas, les patients se plaignant d’un syndrome sec n’ont pas la maladie de Gougerot-Sjögren.

 

Si vous souffrez de façon persistante d’une sensation d’œil sec, consultez votre ophtalmologiste afin qu’il détermine avec vous l’origine de ce symptôme.

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