J’ai une polyarthrite rhumatoïde : pourquoi une telle fatigue ? Medelli
Mettre en favori

J’ai une polyarthrite rhumatoïde : pourquoi une telle fatigue ?

La fatigue est très fréquente chez les patients qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde. Elle s’explique notamment par l’inflammation chronique qui caractérise la maladie. Parfois très handicapante, la fatigue est exacerbée par des facteurs comme la douleur, les troubles du sommeil ou la prise de certains traitements.

Qu’est-ce que la fatigue ?

La fatigue est une sensation qui associe, de façon variable, une composante physique (accablement, épuisement, absence d’énergie) et une composantepsychique (difficulté à se concentrer, à se motiver, voire sensation de mal-être).

Pourquoi suis-je aussi fatigué ?

La polyarthrite rhumatoïde est directement source de fatigue en raison des phénomènes inflammatoires qu’elle produit. Par ailleurs, c’est une maladie douloureuse, susceptible de perturber votre sommeil qui n’est plus alors suffisamment réparateur. La fatigue peut aussi être induite par des affections associées à cette maladie comme des troubles cardiaques ou respiratoires ou par un défaut en vitamine D. Le stress, voire la dépression ou la prise de certains traitements peuvent aussi vous fatiguer.

Même si parfois il n’y a pas de véritable explication à votre fatigue, il est très important d’en parler avec votre médecin et d’en rechercher la source.

Comment évaluer ma fatigue ?

Trouver les mots justes pour définir sa fatigue est parfois difficile, dans la mesure où interviennent à la fois des facteurs physiques et psychologiques.

 

Différents instruments d'évaluation sont utilisés. Ils reposent, pour la plupart, sur une autoévaluation à l’aide de questionnaires qui recensent votre niveau de fatigue, depuis « absente » jusqu’à « très importante ». Votre médecin vous aidera dans votre évaluation.

Mon traitement risque-t-il me fatiguer ?

Les traitements de fond de la polyarthrite rhumatoïde, spécialement les anti-TNF, diminuent le plus souvent la fatigue en même temps qu'ils réduisent l’inflammation et la douleur. Votre état s’améliore, vous retrouvez un sommeil réparateur, et vous vous sentez moins fatigué. Néanmoins, de manière assez surprenante, certaines personnes peuvent ressentir une aggravation franche de leur fatigue lorsqu’elles sont traitées avec des anti-TNF.

La cortisone, qui traite les poussées inflammatoires et la douleur, possède un effet excitant pour l’organisme. Quand votre état se stabilise et que les doses diminuent, il est possible que vous ressentiez un contrecoup et une impression de fatigue.

Comment diminuer la fatigue ?

La pratique régulière d’une activité physique diminue votre fatigue. Vous pouvez, par exemple, réaliser quotidiennement, à votre domicile, des exercices simples qui vous permettront également, éventuellement, de vous remettre à une autre activité physique que vous auriez abandonnée.

 

Votre fatigue est, peut-être, aussi d’origine psychique. Les conséquences de la maladie, tensions avec l’entourage, frustration, ne doivent pas être prises à la légère. Parlez-en à votre médecin. Le cas échéant, un accompagnement psychologique est susceptible de vous aider.

 

La prise en charge de votre affection ne se limite pas au traitement de la douleur. Votre fatigue n’est pas inévitable. Votre médecin peut la traiter en modifiant votre traitement ou en soignant une autre pathologie, sans lien avec la polyarthrite rhumatoïde mais qui aggrave votre sensation de fatigue.

 

La fatigue est très fréquente chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Elle est directement liée à la maladie, mais dépend aussi de votre état général et de votre réaction au traitement. Mieux comprise aujourd’hui, elle est mieux traitée. Votre médecin vous aidera à choisir la prise en charge médicale, et si nécessaire psychologique, la mieux adaptée à votre cas.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
Je suis fumeur : lien avec les affections rhumatologiques ? Medelli
Mettre en favori

Je suis fumeur : lien avec les affections rhumatologiques ?

La consommation de tabac peut favoriser l’apparition de pathologies rhumatismales. Néanmoins, ce lien de cause à effet n’est pas direct.

Je suis fumeur et j’ai de l’arthrose, y a-t-il un lien ?

Oui. On estime qu’un fumeur use deux fois plus son cartilage qu’un non-fumeur. Cette usure plus importante favoriserait l’apparition d’arthrose.
Des résultats d’études prouvent que l’arthrose du genou, encore appelée gonarthrose, peut être plus grave chez les fumeurs que chez les non-fumeurs, l’usure du cartilage étant plus importante et la douleur plus intense.
Enfin, une arthrose peut nécessiter, un jour, une intervention chirurgicale. Or, le tabagisme joue là encore un rôle néfaste, en ralentissant la récupération postopératoire.

Je suis une grosse fumeuse et je crains une ostéoporose, y a-t-il un lien ?

Oui, probablement. La consommation importante de tabac favorise l’ostéoporose. Le tabac affecte directement l’os. De plus, il peut aussi provoquer une ménopause précoce.
Vos hormones sexuelles féminines ont un effet protecteur sur l’os : la ménopause met fin à cet effet protecteur, la survenue de l’ostéoporose est favorisée.
Il a été démontré que le risque de fractures, notamment la fracture de la hanche, est plus élevé chez les fumeuses que chez les non-fumeuses.

Le tabac agit-il sur la polyarthrite rhumatoïde ?

Oui. Si une femme fume l’équivalent d’un paquet de cigarettes par jour pendant une vingtaine d'années, alors le risque de développer une polyarthrite rhumatoïde est multiplié par 2 ou 3.
Avec d’autres facteurs environnementaux, c’est un facteur impliqué dans son apparition. Il y aurait, par ailleurs, un lien entre l’importance de l’intoxication tabagique et la sévérité de la maladie.

Quel rapport entre tabac, lupus et douleurs rhumatismales ?

Le lupus est une maladie due à un dérèglement du système immunitaire (maladie auto-immune). Parmi les différents symptômes (éruptions cutanées, fatigue, etc.), les douleurs articulaires liées à un phénomène inflammatoire sont très fréquentes, et le tabac peut favoriser leur développement ou nuire à l’efficacité du traitement.

Existe-t-il un lien entre tabac et lombalgie ?

Une plus grande fréquence des douleurs lombaires a été démontrée chez des sujets qui fument. Le tabac aurait une influence sur la vascularisation (irrigation via les vaisseaux sanguins) des muscles para-vertébraux (muscles au niveau de la colonne vertébrale). Dans ce cas, ce ne sont pas les artères coronaires (artères du cœur) qui se bouchent, mais les artères vertébrales destinées à assurer le bon fonctionnement des muscles para-vertébraux.

Les affections rhumatologiques peuvent être favorisées ou aggravées par la consommation de tabac. Si vous avez des prédispositions aux rhumatismes (hérédité…), il est fortement recommandé d’arrêter de fumer.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
J'ai une arthrite, qu'est-ce que c'est ? Medelli
Mettre en favori

J'ai une arthrite, qu'est-ce que c'est ?

L’arthrite est un mot qui rassemble toutes les maladies inflammatoires des articulations, dont les causes sont très variées.

Qu'est-ce que l'arthrite ?

  • L'arthrite est l'inflammation d'une articulation. L'articulation est rouge, chaude, gonflée et sensible lorsqu'on la touche.

  • Lorsqu'une seule articulation est atteinte, on parle alors de «monoarthrite». Quand deux ou plusieurs articulations sont atteintes, on parle d'«oligoarthrite», puis de «polyarthrite».

D'où vient mon arthrite ?

  • Il existe plusieurs types d'arthrites dont les causes sont très diverses.

  • Des organismes microscopiques, appelés bactéries, peuvent provoquer une arthrite dite infectieuse (arthrite septique).

  • La polyarthrite rhumatoïde est une autre forme d'arthrite provoquée par un dérèglement du système de défense de l'organisme qui s'attaque aux articulations.

  • Des troubles des réactions chimiques habituelles de l'organisme, comme la goutte (excès d'acide urique), peuvent aussi provoquer une atteinte des articulations.

  • Certaines maladies peuvent aussi être des causes d'arthrite.

De l'arthrite ou de l'arthrose ?

  • L'arthrose est à bien différencier de l'arthrite. On oppose volontiers «arthrose» et «arthrite» qui sont des affections d'origine tout à fait différente et qui provoquent des douleurs qui permettent bien souvent de les distinguer.

  • L'arthrite provoque une douleur plutôt pendant la nuit, plus ou moins continue et qui est améliorée par le mouvement. Ce type de douleur est typique d'une maladie inflammatoire.

  • L'arthrose est la conséquence d'une usure prématurée du cartilage. Les os de l'articulation frottent l'un contre l'autre usant ainsi le cartilage qui se situe entre les deux. Cela provoque une douleur augmentée par le mouvement et l'effort, mais qui s'améliore au repos. On parle dans ce cas de douleur de type mécanique.

L'arthrite correspond à une inflammation d'une articulation.

Elle provoque une douleur apparaissant plutôt la nuit et améliorée par le mouvement, contrairement à l'arthrose qui provoque des douleurs lors d'un mouvement et s'améliorent au repos.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
Que peuvent m'apporter les associations de rhumatisants ? Medelli
Mettre en favori

Que peuvent m'apporter les associations de rhumatisants ?

Des associations au service des patients rhumatisants se sont structurées pour les informer, aider, soutenir, accompagner, représenter et les défendre. Elles constituent un lien indispensable entre patients, professionnels de santé, institutions de soins, caisse d’assurance maladie, mutuelles, organismes de recherche et pouvoirs publics.

Quels sont les objectifs poursuivis par les associations de patients ?

Elles permettent de rassembler des personnes physiques et morales qui s’intéressent aux rhumatismes chroniques en général ou à une maladie rhumatismale en particulier.

Par leur représentation régionale, certaines associations vont au contact du malade et de son environnement familial, social et professionnel pour lui proposer toute l’aide nécessaire. Elles sont souvent composées de patients et d’aidants qui connaissent bien la problématique de la maladie rhumatisante chronique : elles aident les patients à mieux vivre avec leur maladie chronique et cherchent à améliorer la relation médecin-patient. Elles représentent et défendent les intérêts des patients et assurent la promotion de la recherche médicale.

Comment ces associations participent-elles à l’information ?

Les modalités d’information sont très diversifiées. Un service téléphonique d’entraide peut être animé par des professionnels du domaine ou grâce à une assistante sociale spécialisée. Parfois, ce sont des malades qui font part de leur expérience. Des professionnels de santé participent régulièrement à ces activités. Le succès d’internet a favorisé le développement de ces échanges.

Dans certains cas, l’édition d’un journal permet aux adhérents et abonnés de rester informés sur la maladie, les traitements et services proposés.

Certaines associations organisent des évènements nationaux ou régionaux qui sont des lieux de rencontres et d’échanges privilégiés entre : patients, aidants, professionnels de santé, institutions médico-sociales, structures administratives et collectivités territoriales.
Ces événements permettent de faire le point sur la maladie, ses traitements, la recherche, et les aides au quotidien.
Elles construisent des partenariats avec différents acteurs institutionnels en rhumatologie pour mieux informer le patient et sensibiliser le grand public à une maladie par des campagnes d’informations nationales.

Comment ces associations participent-elles à la recherche ?

Elles assurent la promotion de la recherche, par la collecte de dons. Elles créent des programmes de recherche ou participent au financement de ceux-ci.

Elles soutiennent certains organismes de recherche et peuvent financer des postes de chercheurs.

En quoi les associations défendent-elles leurs membres ?

Beaucoup d’associations se sont fixées pour mission de défendre les malades par une meilleure reconnaissance des rhumatismes chroniques. Elles œuvrent pour obtenir, auprès des pouvoirs publics, une meilleure prise en compte des conséquences sociales et professionnelles de la maladie.

Elles veillent à ce que le principe d’égalité et de libre accès aux soins soit respecté.

Elles revendiquent leur existence, leur utilité publique et développent des partenariats auprès des Agences Régionales d’Hospitalisation.

Elles participent à des groupes de réflexion et de travail avec les différentes instances et les autorités de tutelle, pour faciliter les remboursements des traitements et l’information des patients.

Elles participent aux travaux du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS), qui réunit toutes les associations de malades, pour défendre la représentation des usagers de la santé et participer aux évolutions du système de santé en France.

La SFR, Société Française de Rhumatologie vous informe sur les associations de patients rhumatisants. Vous pouvez y retrouver la liste à l’adresse suivante : http://www.rhumatologie.asso.fr/06-Trouver-web/liens.asp?intSM=SM9&strLien=Lien72#37

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non

Les fiches récemment consultées

Avec Medelli, trouvez aussi un rhumatologue
près de chez vous

Rechercher
En savoir plus ? Parlez-en avec un médecin.
Prendre rendez-vous
chargement