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J'envisage une IVG, interruption volontaire de grossesse

Depuis 2001, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est autorisée jusqu’à 12 semaines de grossesse (soit 14 semaines après le début des dernières règles). Les mineures ont également accès à l’IVG dans le respect de certaines règles.

Je suis mineure, faut-il que j’aie l’autorisation de mes parents pour une IVG ?

Non. Si vous êtes mineure, même si vous n’êtes pas émancipée (protocole d’émancipation de la part de vos parents), l’accord de vos parents n’est plus obligatoire.
Par contre, dans ce cas, il vous faudra faire appel à un adulte référent qui devra vous suivre et vous soutenir durant toutes vos démarches. Cette personne doit être majeure, mais ne doit pas forcément faire partie de votre famille. Vous pouvez, par exemple, faire appel à un ami (ou une amie), un proche ou un travailleur social.

Peut-on m’interdire une IVG ?

Non. Toutes les femmes sur le territoire français disposent du même droit d’interrompre leur grossesse, quels que soient leur nationalité ou leur statut. Vous êtes seule à pouvoir décider. Vous n’avez besoin d’aucune autorisation.

Qui faut-il voir ?

Deux consultations médicales sont nécessaires avant une IVG. Elles doivent être espacées d’une semaine (ou de 48 h en cas de risque de dépassement des délais).
Il faut donc dans un premier temps prendre rendez-vous avec un médecin.
Pour cela, vous pouvez directement contacter un hôpital public ou une clinique qui pratique des IVG, ou voir le médecin de votre choix.
Vous pouvez également prendre contact avec un Planning familial qui saura vous donner toutes les informations nécessaires.
Lors de la première consultation, si le médecin consulté ne pratique pas d’IVG, il doit vous communiquer le nom d’un médecin qui en réalise.
Lors de la seconde consultation, vous devez confirmer par écrit votre demande d’IVG et remettre votre accord au médecin. Si vous êtes mineure, vous devez également remettre le consentement d’un de vos parents ou l’attestation mentionnant le choix de votre adulte référent.

Vous envisagez une IVG : prenez connaissance de vos droits, des démarches et des délais à respecter.Vous envisagez une IVG : prenez connaissance de vos droits, des démarches et des délais à respecter.

Une consultation psychosociale est-elle nécessaire ?

Cette consultation réalisée par un conseiller conjugal est obligatoire pour les mineures. Elle est fortement conseillée avant toute décision. Elle vous sera proposée par votre médecin lors de votre première consultation médicale. C’est à cette occasion que vous pouvez décider de garder le secret vis-à-vis de vos parents et désigner un adulte référent.

Faut-il rencontrer un médecin anesthésiste ?

Lorsque la technique envisagée pour votre IVG nécessite une anesthésie, vous devrez vous soumettre à une consultation pré-anesthésique. Vous rencontrerez alors le médecin anesthésiste.
Il vous fera remplir un questionnaire concernant votre état de santé et vos antécédents.
Vous devrez, par ailleurs, signer un document nommé « consentement éclairé » avant l’intervention. Ce document sera signé également par vos parents ou l’adulte référent, si vous êtes mineure.
L’IVG est une intervention chirurgicale. Le chirurgien et l’anesthésiste vous informeront des risques éventuels liés à cette intervention. Ils répondront à vos questions. N’hésitez pas à leur faire part de vos interrogations et de vos craintes.
La durée d’hospitalisation est généralement de 24 heures. Le chirurgien peut prolonger cette durée d’une journée pour des examens complémentaires ou une surveillance post-opératoire.

Quel est le coût d’une IVG ?

En hôpital public et en clinique privée, voici les informations actuelles (mars 2010). 
Le forfait pour une hospitalisation inférieure ou égale à 12 heures est de 300 à 450 €.
Ce coût peut varier en fonction de la durée del’hospitalisation et du recours à l’anesthésie locale ou générale.
L’IVG est remboursée à 80 % par le régime général. Vous ne paierez que le ticket modérateur.
Si vous n’êtes pas assurée sociale et si vos ressources sont insuffisantes, ou si vous ne pouvez pas payer les 20 % restant à votre charge, vous pouvez bénéficier de l’aide médicale gratuite.
Une assistante sociale peut vous aider dans vos démarches.

Vous trouverez de plus amples informations sur le dossier-guide remis à toute femme souhaitant accéder à une interruption volontaire de grossesse, lors de la première consultation médicale préalable à l’intervention : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_interruption_volontaire_de_grossesse.pdf
Le Planning familial dispose d’antennes régionales qui permettent d’avoir accès à tous les renseignements et contacts utiles.
Vous pouvez obtenir des renseignements auprès de votre médecin traitant ou auprès des auxiliaires de santé de l’établissement scolaire ou de la faculté.

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