J’ai un cancer, quelles démarches dois-je faire au sujet de mon activité professionnelle ? Medelli
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J’ai un cancer, quelles démarches dois-je faire au sujet de mon activité professionnelle ?

La survenue d’un cancer entraîne d’importants changements dans votre vie, notamment concernant votre activité professionnelle. Un certain nombre de démarches vous permettront de gérer au mieux vos arrêts de travail et vos chances de réinsertion professionnelle réussie. Voici ce que vous devez faire, étape par étape.

Le médecin m’a prescrit un arrêt de travail, que dois-je faire vis à vis de mon employeur ? 

L’arrêt de travail remis par votre médecin comporte 3 volets : un à envoyer à votre employeur, un à adresser à votre caisse d’assurance maladie et un à garder. Ces démarches doivent être faites dans les 48 heures qui suivent votre arrêt.

Il est correct d’informer par téléphone votre employeur de votre absence, dès le premier jour de votre arrêt et de la durée indiquée sur le document donné par le médecin. Mais en aucun cas, vous n’avez à lui révéler la nature de votre problème de santé, ni l’éventualité de la répétition des arrêts de travail.

Je suis hospitalisé, que dois-je faire vis à vis de mon employeur ? 

À votre admission à l’hôpital, un bulletin d’hospitalisation vous est remis. Il équivaut à un arrêt de travail ; un volet doit être adressé à votre employeur, l’autre à votre caisse d’assurance maladie dans les 48h.  

Qui va me payer pendant mon arrêt de travail et combien vais-je toucher ? 

Les indemnités auxquelles vous avez droit dépendent de votre régime d’assurance maladie (régime général, régime agricole, régime social des indépendants, régimes spéciaux, mutuelles de la fonction publique). Contactez celui-ci pour en connaître les modalités. Cependant prochainement il ne devrait y avoir plus qu’un seul régime d’assurances pour tous.

Par exemple, actuellement si vous êtes salarié et adhérez au régime général, vous recevrez des indemnités journalières (équivalent à 50% de votre salaire brut après 3 jours de carence) et selon les cas votre employeur vous versera ou non, la totalité ou une partie du complément de votre salaire.

Vos indemnités vont dépendre également de la branche et de la convention collective dont vous dépendez. Pour la plupart des régimes la durée maximale pendant laquelle vous pouvez bénéficier des indemnités journalières est de 3 ans. 

Puis-je avoir un arrêt de travail, si je suis au chômage ? 

Si vous êtes chômeur, vous devez adresser un certificat médical à pôle emploi. Vous devez aussi en adresser un à votre caisse d’assurance maladie, accompagné d’un certificat d’inscription à pôle emploi et vos derniers bulletins de salaire. Vos indemnités chômage sont suspendues et votre caisse d’assurance maladie vous versera des indemnités journalières calculées sur vos derniers salaires. 

Quelles démarches dois-je accomplir, lorsque j’envisage de reprendre le travail ? 

Si vous avez été arrêté moins d’un mois, après avoir prévenu votre employeur vous reprenez votre travail sans formalité particulière.

Si vous avez été arrêté plus d’un mois et moins de 3 mois, votre employeur doit organiser pour vous, dans les 8 jours suivant votre retour, une visite médicale de reprise auprès du médecin du travail. Celui-ci évaluera avec vous si votre état de santé est compatible avec votre travail et/ou s’il nécessite un aménagement de votre poste.

Si vous avez été arrêté plus de 3 mois, vous devez passer une visite de pré-reprise auprès du médecin du travail avant la fin de votre arrêt maladie. Cela vous permettra d’envisager plus sereinement avec votre médecin du travail et votre employeur les conditions de votre réintégration professionnelle.

Dans tous les cas, vous pouvez solliciter de votre propre chef une visite de pré-reprise quelle que soit la durée de votre arrêt de travail. 

Puis-je reprendre mon travail à temps partiel ? 

Le temps partiel thérapeutique est destiné à reprendre progressivement une activité professionnelle. Il est prescrit par votre médecin traitant et est accordé par votre Caisse d’assurance maladie après examen de votre dossier et parfois après une visite médicale à la caisse primaire (CPAM) dont vous dépendez.

Le temps partiel thérapeutique est renouvelable sur prescription médicale pour une durée de quatre ans maximum (déduction faite des arrêts maladie à temps complets).

Votre employeur vous paiera pour les heures travaillées, et votre caisse d’assurance maladie vous versera des indemnités journalières correspondant à la durée non travaillée. Le tout ne peut excéder votre salaire antérieur à votre maladie.

Votre employeur peut refuser de vous accorder un temps partiel thérapeutique si celui-ci est impossible à organiser dans son entreprise. 

Que va-t-il se passer si mon état de santé ne me permet pas de reprendre mon poste de travail ? 

Quelquefois les conséquences de la maladie font que vous ne pourrez pas reprendre votre ancien poste de travail. Le médecin du travail peut demander un aménagement de votre poste (modification des taches et/ou des horaires) ou qu’un autre poste correspondant à vos capacités vous soit proposé. L’employeur doit prendre en compte les propositions de reclassement du médecin du travail. 

Si un reclassement professionnel n’a pas été trouvé dans votre entreprise et que vous ne pouvez reprendre votre emploi initial, vous devez vous rapprocher de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour obtenir un contrat de rééducation professionnelle afin d’apprendre un nouveau métier vous permettant de travailler chez le même employeur.  

Enfin si vous êtes reconnu personne handicapée, vous pourrez prétendre à un stage de rééducation professionnelle, formation qualifiante de 10 à 30 mois dispensée dans un Centre de rééducation professionnel (CRP). L’objectif est d’acquérir de nouvelles compétences afin de reprendre une activité professionnelle. 

Puis-je être licencié à cause de ma maladie ? 

Officiellement la maladie ne peut être une cause de licenciement. Toutefois, si l’état de santé du salarié ne lui permet plus d’occuper son poste antérieur et qu’aucune possibilité de reclassement n’est trouvée dans l’entreprise, il peut être licencié pour inaptitude pour raisons de santé. Le médecin du travail met tout en œuvre pour ne pas en arriver à cette extrémité. Un classement comme handicapé (avec définition du taux de handicap) pourra éventuellement être proposé par la caisse primaire (CPAM) après discussion avec le médecin du travail. 

Si je ne suis plus en état de travailler à la fin de mes indemnités journalières, que va-t-il se passer ? 

Si vous n’avez pas l’âge de la retraite, vous devrez faire des démarches auprès du médecin conseil de votre caisse d’assurance maladie pour obtenir une pension d’invalidité.

Si vous avez l’âge de la retraite mais pas suffisamment de trimestres cotisés, et que vous bénéficiez déjà d’une pension d’invalidité, vous aurez droit à une mise à la retraite anticipée ; sinon vous devrez obtenir l’accord du médecin conseil pour en bénéficier.

 Pour vous y retrouver dans ces différentes démarches, vous pouvez vous faire aider d’un assistant social dont c’est le métier de vous aiguiller et de vous accompagner pour résoudre au mieux les différents problèmes auxquels vous expose votre maladie. Des assistants sociaux sont présents dans les établissements de soins et dans la plupart des administrations dont les caisses d’assurance maladie, les mairies et les départements.
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Cancer, que va-t-il se passer à la fin de mon traitement (par immunothérapie) ? Medelli
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Cancer, que va-t-il se passer à la fin de mon traitement (par immunothérapie) ?

Vous avez eu un cancer. Vous avez suivi différents traitements dont une immunothérapie. Votre prise en charge thérapeutique est terminée. Vous allez reprendre progressivement une vie normale. Pour autant, vous allez continuer à être suivi médicalement de façon régulière et prolongée. Cette surveillance ne doit pas vous inquiéter mais au contraire vous rassurer. L’équipe médicale et votre médecin traitant sont là pour vous accompagner dans cette phase de sortie de la maladie.

Mon traitement est terminé, est-il normal que je me sente angoissé ?  

Pendant plusieurs mois, votre attention a été polarisée sur votre maladie et votre vie organisée en fonction des contraintes de vos traitements. La fin de la prise en charge thérapeutique et de votre encadrement par l’équipe médicale peut générer une angoisse et un sentiment d’abandon. C’est normal, parlez-en à votre médecin qui éventuellement vous proposera un soutien psychologique voire des médicaments en cas de dépression. 

L’arrêt de mon traitement, signifie-t-il que je suis guéri ? 

Le médecin a estimé que les traitements ont été efficaces et que la maladie a régressé ; c’est pourquoi il a arrêté les médicaments. Dans le cas du cancer, on parle de rémission. Vous allez être surveillé pendant plusieurs mois (voire années) au terme desquels on pourra sans doute parler de guérison. Évidemment surtout au début, chaque consultation de suivi peut être source d’inquiétude. Ces craintes s’estomperont avec le temps. Ne vous inquiétez pas si on ne vous a pas retiré immédiatement la chambre implantable qui servait aux traitements injectables ; cela se fera dans un second temps. Certains traitements d’immunothérapie peuvent continuer d’agir plusieurs mois après leur arrêt ; c’est pourquoi le médecin peut décider d’arrêter un traitement avant le stade de la rémission.   

Qu’est-ce que le médecin va surveiller après l’arrêt des traitements ? 

Les consultations de suivi ont plusieurs objectifs : s’assurer que la maladie est toujours bien contrôlée ; prendre en charge s’ils persistent les éventuels effets indésirables (liés aux traitements reçus ou à la maladie) ; et détecter la survenue de nouveaux effets secondaires des traitements d’apparition tardive.

Ces consultations sont également l’occasion de discuter des difficultés que vous pouvez rencontrer dans votre vie quotidienne : réappropriation de votre image corporelle, difficultés dans votre couple, problème de réinsertion dans votre travail. Les questions concernant votre alimentation, votre activité physique, votre consommation de tabac ou d’alcool seront abordées. 

J’ai bénéficié d’une immunothérapie, aurai-je un suivi particulier ? 

Le médicament que vous avez reçu avait pour objectif de stimuler votre système immunitaire afin qu’il réagisse contre vos cellules cancéreuses. Il peut parfois inciter votre système immunitaire à réagir contre des cellules normales ; on parle de symptômes auto-immuns qui peuvent concerner différents organes. Ces effets secondaires liés à l’immunothérapie peuvent survenir pendant le traitement mais également de façon retardée après l’arrêt de celui-ci. C’est pourquoi, votre médecin vous a demandé de lui signaler tout symptôme vous paraissant anormal. Afin d’informer tout professionnel de santé amené à vous prendre en charge (par exemple service d'urgences, médecin traitant), pensez à utiliser votre carte « Patient sous immunothérapie ».

D’une façon générale, les immunothérapies comme tout nouveau traitement innovant, font l’objet d’une vigilance particulière à court et long terme. 

J’ai fait partie d’un essai thérapeutique, serai-je suivi à la fin du traitement ? 

À la fin de votre traitement vous continuez à être suivi dans le cadre de l’essai (la durée de l’étude est indiquée dans le notice d’information que vous avez reçue). Vous pouvez demander à être informé des résultats globaux de l’étude lorsque celle-ci sera terminée pour tous les patients et que l’ensemble des résultats sera analysé. En revanche, excepté cas bien particulier (urgence ou nécessité absolue), vous ne pourrez pas savoir si vous faisiez parti du groupe de patients recevant le médicament testé ou le placebo. Que vous ayez fait partie de l’un ou l’autre groupe, si des effets secondaires tardifs apparaissent, ils seront déclarés et pris en compte. 

Je me sens facilement fatigué et j’ai parfois des douleurs, dois-je m’inquiéter ? 

Après l’épreuve du cancer et de ses traitements, il est normal que vous vous sentiez facilement fatigué ou que vous ayez quelques douleurs, des problèmes nutritionnels ou divers autres symptômes consécutifs à votre cancer. Vous pouvez également rencontrer des difficultés sociales ou une perturbation de votre image corporelle. Si cela vous inquiète parlez-en à votre médecin. Il pourra vous orienter vers « des soins de support » qui proposent une approche globale pour retrouver une qualité de vie la meilleure possible. Les centres d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) font partie des soins de support.

D’une façon générale, c’est le caractère inhabituel d’un symptôme qui doit vous alerter et vous inciter à consulter votre médecin. Ce peut être un amaigrissement, un épisode de fatigue imprévu, une fièvre, des signes respiratoires, des difficultés de communication ou un repli sur soi. 

Si un marqueur s’élève, cela signifie-t-il une rechute ? 

Pour certains cancers, la surveillance inclut le dosage de marqueurs. Les marqueurs sont des indicateurs d’une éventuelle évolution de la maladie. Leur élévation peut conduire à initier d’autres examens plus poussés à la recherche d’une reprise du cancer. Mais elle ne peut signifier à elle seule une rechute, ni être une indication thérapeutique.

 Le programme personnalisé après cancer fait partie du programme personnalisé de soins. Il prévoit au minimum une consultation médicale qui organise le suivi après le traitement, un accès facilité aux soins de support et un accompagnement social pour la reprise du travail. Le médecin traitant est le pivot central du suivi médical de l’après cancer. 
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Bilan avant traitement d'un cancer du poumon : je comprends les examens que je vais passer Medelli
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Bilan avant traitement d'un cancer du poumon : je comprends les examens que je vais passer

Une série d’examens est nécessaire pour définir et évaluer le stade d'évolution d’un cancer du poumon. L'objectif est de déterminer le traitement le mieux adapté à votre cas : on parle de bilan pré-thérapeutique.

A quoi sert le bilan pré-thérapeutique ?

Après le diagnostic de cancer du poumon, ou en cas de forte suspicion lorsque le diagnostic n’est pas encore établi de façon formelle, les médecins réalisent un « bilan » c’est à dire des examens dont l’objectif est triple :

  • Evaluer l’étendue de la tumeur dans le thorax. Les examens pratiqués sont principalement la fibroscopie bronchique ou le scanner.

  • Vérifier s’il existe des métastases décelables. Les examens utilisent surtout le scanner, la résonance magnétique nucléaire (IRM) du cerveau, ou le PET-scanner.

  • Lorsqu’une opération chirurgicale thoracique est envisagée, vérifier si votre cœur et vos poumons peuvent la supporter. Les examens pratiqués sont principalement l’épreuve fonctionnelle respiratoire (EFR), l’électrocardiogramme (ECG), parfois l’échographie cardiaque ou la scintigraphie pulmonaire.

D’autres examens peuvent être demandés en fonction des caractéristiques de chaque patient.

Enfin, le bilan pré-thérapeutique peut permettre de prélever et d'analyser un morceau de la tumeur (biopsie), pour affirmer de manière formelle le diagnostic de cancer et préciser son type histologique. L’analyse permet notamment de définir s’il s’agit d’un cancer « à petites cellules » (environ 15 % des cancers du poumon) ou « non à petites cellules ».Les biopsies sont obtenues le plus souvent lors d’une fibroscopie, parfois sous scanner ou échographie. Dans de rares cas, le diagnostic histologique formel n’est obtenu que lors d’une opération chirurgicale.

Comment se déroulera ma fibroscopie ?

La fibroscopie permet d’explorer l'intérieur de votre trachée et vos bronches ainsi que de réaliser des prélèvements de tissu (biopsies). Elle est réalisée généralement sous anesthésie locale obtenue grâce à la vaporisation d'un spray à base de xylocaïne dans le nez et le fond de la gorge. Dans certains cas, elle peut être pratiquée sous anesthésie générale.

Il ne faut ni boire ni manger durant les deux heures qui précèdent l’examen.

Le fibroscope, un tube fin et souple, relié à une micro-caméra, est introduit par une narine, traverse le pharynx et le larynx, puis atteint la trachée et les bronches. L’examen dure quelques minutes, n’est pas douloureux mais peut être désagréable, notamment en raison de la toux qu’il peut provoquer. L'anesthésie locale du nez et de la gorge peuvent aussi donner une sensation de gonflement désagréable qui disparaît ensuite. Un peu de fièvre, quelques saignements de nez et du sang dans les crachats au cours des heures qui suivent l’examen sont banals et sans gravité.

Il faut également attendre deux heures après l'examen pour boire et manger à nouveau.

Pourquoi dois-je effectuer un scanner thoracique ?

Le scanner ou tomodensitométrie (TDM) est un examen très performant pour explorer les poumons et les tissus qui les entourent et apprécier l’étendue de la tumeur. Le médecin peut également vous prescrire une TDM d’autres organes, comme le cerveau, les os ou l’abdomen.

L’examen ne nécessite pas d’être à jeun. Une injection de produit de contraste iodé est souvent pratiquée pour améliorer la qualité des images.

A quoi sert le PET-scan ?

Cet examen consiste en une injection intraveineuse de sucre (glucose) radioactif, suivie d’un scanner spécial permettant de localiser les endroits du corps où se fixe le glucose. Lorsque la fixation sur des lésions est anormalement élevée, cela suggère qu’elles sont cancéreuses. Ainsi, le PET-scan est utilisé pour détecter des métastases dans tout le corps sauf dans le cerveau. Néanmoins, certaines lésions bénignes (non cancéreuses) peuvent aussi fixer le glucose de façon anormale.

Cet examen nécessite d'être à jeun. Vous ne devez pas manger durant les six heures précédentes, mais vous pouvez boire de l'eau.

A quoi sert l’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) ?

Cet examen permet de déterminer votre capacité respiratoire en soufflant dans des appareils.

Il est effectué avant une chirurgie pulmonaire et a pour objectif de prédire votre capacité pulmonaire après l’ablation d’une partie ou de la totalité d’un poumon.

Des prises de sang sont aussi réalisées pour analyser les "gaz du sang", c'est-à-dire mesurer la quantité d’oxygène et de gaz carbonique dans votre sang.

D’autres tests (test de marche, épreuve d'effort…) peuvent être effectués en fonction de chaque cas, à la demande du chirurgien, du pneumologue ou de l’anesthésiste.

 

Les résultats du bilan pré-thérapeutique sont analysés par au moins trois médecins de spécialités différentes en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). La stratégie thérapeutique sera alors définie pour un patient donné en fonction de cette analyse. Ainsi, le bilan pré-thérapeutique permet la définition du traitement qui vous sera le plus bénéfique.

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Cancer et bilans sanguins : ce que je dois savoir Medelli
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Cancer et bilans sanguins : ce que je dois savoir

Lors du suivi du traitement d’un cancer, de nombreuses prises de sang sont effectuées afin d’évaluer l’évolution de votre maladie ou l’impact de certains traitements.

Je suis traité(e) pour un cancer, et je dois faire des prises de sang régulièrement. Pourquoi ?

Vous devez effectuer des prises de sang régulièrement durant la prise en charge de votre cancer pour détecter l’apparition éventuelle de complications liées à votre maladie ou aux traitements.

A quoi correspond le dosage de marqueurs tumoraux ?

Ce terme désigne des substances produites par les cellules cancéreuses. Les marqueurs produits par les cellules tumorales sont libérés dans le sérum où ils peuvent être dosés sur un échantillon de sang. Bien que leur taux soit grossièrement proportionnel au volume tumoral, la majorité de ces sécrétions ne sont pas spécifiques du cancer, mais présentes en petite quantité à l’état normal. Elles peuvent être modérément augmentées par des maladies bénignes ou le tabagisme. A contrario, certaines tumeurs se développent sans donner de sécrétions.

Le dosage d’un marqueur peut donner des indications sur le stade de la maladie et son évolution. Il peut guider le choix du traitement et permettre de surveiller ses effets..

Pour ma prise de sang, il est demandé une numération formule sanguine. A quoi cela sert-il ?

Une numération formule sanguine permet d’évaluer les taux de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes présents dans votre sang.Une baisse notable de globules rouges – éléments du sang chargés d’oxygéner les tissus – indique une anémie.Les globules blancs protègent votre organisme contre les infections. Lorsque leur nombre baisse, le risque d’infection augmente. A l’inverse, leur augmentation peut indiquer la présence d’une infection.Les plaquettes limitent le risque hémorragique. Lorsqu’elles baissent, le risque est accru.

Pourquoi faut-il que je fasse un bilan de coagulation ?

Généralement, cet examen est demandé avant une intervention chirurgicale ou pour surveiller les effets de certains traitements, notamment les traitements anticoagulants.Ce bilan permet d’évaluer le fonctionnement des processus qui permettent à votre organisme de s’opposer au risque d’hémorragie.

Je dois faire un ionogramme, à quoi correspond cet examen ?

Il s’agit de doser les différents éléments – appelés ions – de votre organisme : potassium, chlore, sodium… L’examen permet d’évaluer le bon fonctionnement de vos organes.

Je dois faire un dosage de la créatinine. Pourquoi ?

Certains médicaments utilisés dans le traitement du cancer peuvent affecter le fonctionnement des reins. Un dosage élevé en créatinine indique un fonctionnement insuffisant de vos reins.

Mon médecin me demande un bilan hépatique. Pourquoi ?

Certains traitements du cancer ou des localisations tumorales au foie (métastases hépatiques, cancer du foie, compression des voies biliaires) peuvent altérer son fonctionnement. Un bilan hépatique, qui comprend un dosage des transaminases, des gamma-GT et de la bilirubine, permet de révéler un éventuel dysfonctionnement.

Conservez précieusement tous les résultats de vos examens et apportez-les lors des consultations.

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