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Je comprends le lien entre infection par le VIH et lymphome

Les lymphomes sont des cancers qui touchent le système lymphatique. Leur fréquence augmente en cas d’infection par le VIH. Ils nécessitent une prise en charge spécifique, en plus du traitement antirétroviral.

Qu'est-ce qu'un lymphome ?

Un lymphome est une tumeur du système lymphatique. Celui-ci est constitué de vaisseaux lymphatiques, le plus souvent accolés aux vaisseaux sanguins, qui véhiculent notamment des lymphocytes, cellules immunitaires qui jouent un rôle-clé dans la défense de l'organisme. Le système lymphatique comporte également des ganglions au niveau du cou, des aisselles, de l'aine, dans le médiastin (au milieu du thorax) ou encore dans l'abdomen. Ces ganglions assurent la filtration de la lymphe et des lymphocytes.

Quels sont les différents types de lymphomes ?

Il existe une trentaine de lymphomes que l’on classe en deux grandes familles : les lymphomes hodgkiniens (maladie de Hodgkin) et les lymphomes non hodgkiniens (LNH). Les symptômes sont similaires. Seul l'examen d’un ganglion lymphatique (biopsie et analyse) est capable de préciser le type exact de lymphome, qui dépend de la nature des cellules à l’origine du cancer. Les lymphomes malins non hodgkiniens sont cinq fois plus fréquents que la maladie de Hodgkin.

S’agit-il d’affections fréquentes ?

Dans la population générale, ce type de cancer concerne environ 16 personnes sur 100 000, majoritairement des hommes. Il se déclenche vers l’âge de 60 ans et sa fréquence augmente avec l’âge.

Un lymphome a plus de risque d'apparaître chez une personne contaminée par le VIH. On estime que près de

10 % des patients séropositifs développeront à terme un lymphome, soit un risque 200 fois plus élevé comparativement à une personne non infectée. Les lymphomes les plus courants en cas d’infection par le VIH sont les lymphomes diffus à grandes cellules B, les lymphomes de Burkitt et les lymphomes primitifs du système nerveux central.

Comment s’explique l’apparition d’un lymphome au cours de l’infection par le VIH ?

L’origine exacte des lymphomes n’est pas connue. Cependant, ces cancers sont plus fréquents chez les personnes dont le systèmeimmunitaire est déficient, notamment les patients atteints de maladie auto-immune ou qui sont immunodéprimés (à cause d'une infection par le virus du sida, ou parce qu'on leur a prescrit un traitement immunodépresseur, pour prévenir le risque de rejet à la suite d'une greffe d'organe).

Lors d’une infection par le VIH, c’est la baisse de l’immunité qui explique le risque accru de lymphome, surtout si le taux de cellules CD4 est bas. Les lymphocytes CD4 organisent la réponse du système immunitaire. Lorsque leur taux passe sous le seuil de 500/mm3, l’apparition de cancers, dont les lymphomes, est significativement plus fréquente.

Quels signes doivent m’alerter ?

La survenue d’un lymphome se traduit le plus souvent par une augmentation du volume d’un ou de plusieurs ganglions. En cas de lymphome extra-ganglionnaire, les symptômes varient selon la partie du corps où se développe la tumeur.

D’autres symptômes sont fréquemment associés à la survenue d’un lymphome : fatigue, fièvre persistante, sueurs nocturnes et perte de poids inexpliquée.

Quels examens complémentaires me seront proposés le cas échéant ?

Un certain nombre d’examens sont indispensables : bilan radiologique, scanner, IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), endoscopie digestive ou pulmonaire, biopsie (prélèvement d’une lésion et analyse par un laboratoire spécialisé). Ils permettent de confirmer la présence d’un lymphome, d’identifier son type et de préciser son extension.

À l’issue de ce bilan, une prise en charge vous sera proposée.

Quelles sont les spécificités de traitement du lymphome, en cas d’infection par le VIH ?

La priorité est de faire remonter puis de maintenir votre taux de CD4 au-dessus du seuil de 500/mm3 et de maintenir votre charge virale VIH indétectable. L’observance de votre traitement antirétroviral est bien entendu indispensable. Des contrôles réguliers seront planifiés avec votre médecin référent.

Le traitement de chaque lymphome est personnalisé. Une chimiothérapie sous perfusion sera envisagée après avis médical en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), parfois associée à un traitement spécifique de type anticorps monoclonal. Ce type d’anticorps cible des cellules ou des molécules précises. Son utilisation dans le traitement des lymphomes tend à se développer. Dans certains cas, en particulier lors de rechutes, il est nécessaire de réaliser un traitement intensif associé à une autogreffe de moelle osseuse. Cette technique consiste à recueillir et à conserver (en la congelant) une poche de vos propres cellules, issues de la moelle osseuse, et de vous réinjecter celles-ci en cas de besoin.

Chez les personnes porteuses du VIH, les modalités de prise en charge d’un lymphome sont comparables à celles des autres patients. Des ajustements sont effectués en fonction de l’évolution de l’infection et du taux de CD4.

La prise en charge des lymphomes chez le patient infecté par le VIH s’effectue dans des services hospitaliers dédiés qui bénéficient d’une bonne expérience dans cette maladie : centres onco-hématologiques de référence ou services prenant en charge des patients porteurs du VIH, avec une forte expérience de ce type de cancer.

De nouvelles techniques d’imagerie médicale comme le TEP-scanner se développent dans les structures spécialisées. Elles facilitent le diagnostic et l’évaluation de la réponse à la chimiothérapie.

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Je sais ce que sont les maladies opportunistes Medelli
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Je sais ce que sont les maladies opportunistes

Au cours de l’infection au VIH (virus de l’immunodéficience humaine), et au fur et à mesure que les défenses immunitaires de l’organisme s’affaiblissent, d’autres infections peuvent apparaître, en particulier celles qu’on appelle « opportunistes ». Définition des maladies dites « opportunistes ».

Qu'est-ce qu'une infection « opportuniste » ?

C'est une infection due à un micro-organisme naturellement présent dans le corps humain : sur la peau, dans la bouche, les intestins ou encore dans le cerveau. Normalement, il ne présente aucun risque pour votre organisme.

Il ne devient dangereux et susceptible d'entraîner une maladie qu'à la suite d'un déficit immunitaire.

Les infections opportunistes les plus fréquentes au cours de l'infection par le VIH sont :

Elles signifient le passage au stade SIDA (syndrome de l'immunodéficience acquise).

Phases d'évolution de l'infection au VIH

Comment éviter ces infections compliquant l'infection au VIH ?

En débutant un traitement antirétroviral, alors que vos défenses sont encore correctes (aux alentours de 350 CD4 par mm).

En débutant une prophylaxie en même temps que le traitement antirétroviral, si celui-ci a été instauré à moins de 200 CD4 par mm.

Le meilleur moyen est de restaurer les défenses immunitaires (avant qu'elles ne soient trop affaiblies), en débutant un traitement anti-VIH.

Si le taux de CD4 est inférieur à 200/mm³, il faut rapidement débuter le traitement.

Bon à savoir

Certaines vaccinations sont recommandées. Elles seront discutées avec votre équipe médicale et elles ne seront effectuées que si votre immunité est correcte, donc si le taux de CD4 est supérieur à 350 CD4 par mm.

Si vous êtes traité pour une infection opportuniste et qu'il n'y a pas encore de traitement antirétroviral, celui-ci sera initié en décalé : mis trop tôt, il pourrait en effet majorer l'infection opportuniste. Cela sera décidé par l'équipe soignante.

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VIH, SIDA : je connais les droits sociaux qui existent Medelli
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VIH, SIDA : je connais les droits sociaux qui existent

Droit social : un certain nombre de dispositifs et de prestations existent.

Mes droits face au monde du travail

L’infection au VIH (virus de l’immunodéficience humaine) ne peut pas être un motif de non-embauche, de discrimination ou de licenciement.
Si votre emploi est compatible avec l’infection, vous ne devez jamais l’annoncer à votre employeur. Il s’agit de votre vie privée.
L’inaptitude à tenir votre poste (pénibilité par exemple ou absences répétées dues aux effets indésirables de votre traitement) peut vous amener à avoir un conflit avec votre employeur.
Vous pouvez aussi demander au médecin du travail et à votre employeur un aménagement horaire thérapeutique ouune nouvelle affectation plus adaptée.
La prudence est de règle, ne faites aucune démarche seul. Inscrivez-vous dans un syndicat longtemps à l’avance.

Mes droits d’accès aux soins et aux prestations sociales

L’infection au VIH appartient aux affections longue durée (ALD), ce qui vous permet de bénéficier d’une prise en charge intégrale des frais médicaux liés à l’infection. Sur votre demande, je ferai les démarches pour l’obtention d’une couverture à 100 %. Attention, les soins concernant les infections ne découlant pas du VIH ne sont pas compris dans cette prise en charge.
En cas de situation défavorisée, vous pouvez avoir droit à la Couverture maladie universelle (CMU). Elle est accordée sur critère de résidence et de régularité sur le plan du séjour.
Les migrant(e)s sans papiers sont exclus de ce dispositif. Toutefois, si vous êtes concerné(e), vous pouvez bénéficier de l’Aide médicale d’Etat (AME) avec un délai de carence (séjour de trois mois).
Si vous n’avez pas de couverture sociale, prenez rendez-vous avec une assistante sociale qui vous dirigera vers les services concernés.
La plupart des prestations auxquelles vous pouvez prétendre étaient jusqu’alors attribuées via la Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel (COTOREP). La loi handicap a créé les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), lieu unique chargé de l’accueil et de l’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches. Ce sont ces nouvelles instances auprès desquelles vous pouvez maintenant vous rapprocher pour bénéficier d’aides matérielles et sociales, comme l’allocation adulte handicapé (AAH) ou la prestation de compensation qui remplace l’allocation compensatrice tierce personne (ACTP) en fonction du taux d’incapacité.

Mes droits au quotidien : logement et assurance

Les délais d’attente sont extrêmement longs, vous devez donc rapidement faire votre demande auprès de la préfecture et de l’office des HLM de votre commune. Les informations médicales étant couvertes par le secret médical, joignez à votre dossier la copie de votre carte d’invalidité.

Passez par une association pour monter votre dossier.

En fonction de vos ressources, vous pourrez obtenir plusieurs aides financières, comme l’aide personnalisée au logement (APL) ou le fond de solidarité logement (FSL).

Si vous avez des difficultés importantes de santé (sortie d’hospitalisation), vous pouvez aussi faire la demande d’un appartement de coordination thérapeutique (ACT), qui s’adresse en priorité aux personnes précaires qui ne nécessitent pas d’hospitalisation, mais un suivi quotidien.

Qu’il s’agisse de crédits à la consommation, de prêts immobiliers ou professionnels et d’assurance prévoyance, vous êtes considéré(e) comme un client à risque, ce qui rend les négociations difficiles. Toutefois, depuis début janvier 2007, l’Etat, les professionnels concernés et les associations de malades ont signé la convention AERAS (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé), qui tend à élargir l’accès à l’emprunt et l’assurance des personnes présentant un risque aggravé de santé. Mais votre crédit sera plus cher.

Conquérir ses droits sociaux
Malgré les dispositifs mis en place, faire valoir ses droits reste une démarche difficile.
Ne vous laissez pas décourager. Adressez-vous aux associations qui pourront vous orienter et vous aider. Multipliez les contacts et surtout ne restez pas seul(e).

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Séropositivité et voyage : bien profiter de mon séjour sur place Medelli
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Séropositivité et voyage : bien profiter de mon séjour sur place

Une fois sur place, vous devrez mettre en place de nouvelles habitudes de traitement et prendre des précautions d’hygiène pour profiter de votre séjour dans de bonnes conditions.

Je prends bien mon traitement

Un décalage horaire de quelques heures pose peu de problème en pratique et n’aura aucune incidence sur l’efficacité du traitement.
Si le décalage horaire est plus important, le mieux est d’adopter le rythme local.
Pour ne pas oublier de prendre vos médicaments, il vous faudra trouver de nouvelles « routines » : par exemple, vous faire réveiller à heure fixe par la réception de l’hôtel ou déclencher une alarme sur votre portable par SMS, ou disposer d’un pilulier électronique.

Je respecte quelques règles d’hygiène pour éviter la turista et les parasitoses digestives 

Lavez-vous les mains régulièrement et toujours aux moments suivants : avant et après les repas, avant et après être allé aux toilettes, avant de préparer un repas.
Buvez de l’eau en bouteille encapsulée. Utilisez également de l’eau en bouteille pour préparer les glaçons. Evitez l’eau du robinet, sauf si elle a bouilli plus de 5 minutes.
De préférence, ne mangez que ce que vous pouvez faire bouillir, cuire ou peler (règle du « boil it, cook it, peel it, or forget it ! »). Il est donc préférable d’éviter les crudités, les fruits non pelés, les poissons crus, les fruits de mer, les fromages crus…

J’évite les parasitoses qui se transmettent à travers la peau 

Evitez de marcher pieds nus, notamment sur la plage, dans les rivières.
Sur sol humide, portez des chaussures fermées.
Ne vous baignez pas dans une rivière.
Allongez-vous sur une serviette posée sur le sable ou le sol.

J’évite les infections transmises par les insectes, notamment les moustiques 

Protégez-vous le jour : vêtements à manches longues et pantalons fermés aux extrémités, insecticides.
Protégez-vous la nuit : avec le même type de vêtements et en utilisant en plus des répulsifs et une moustiquaire.

Je me méfie des coups de soleil

Limitez l’exposition solaire.
Attention au risque de photosensibilisation avec quelques médicaments : certains peuvent déclencher une irritation cutanée, des rougeurs ou des boursouflures. Lisez bien les notices ou parlez-en en consultation avant votre départ ou avec votre pharmacien, mais surtout protégez votre peau des rayons du soleil.
Mettez un écran total, un chapeau, des lunettes de soleil, des vêtements.

Que faire si j’attrape la turista ?

La turista, ou diarrhée du voyageur, survient généralement quelques jours après l’arrivée.
Vous devrez boire abondamment (eau encapsulée) pour éviter de vous déshydrater.
Pour accélérer le retour à la normale, prenez un comprimé d’anti-diarrhéique, à renouveler si nécessaire 8 heures plus tard ou le lendemain.

Le VIH est présent partout dans le monde où coexistent des types de virus différents.
La prévention reste d’actualité pendant les vacances si vous faites des rencontres sexuelles, pour l’autre mais aussi pour vous : vous pouvez en effet être contaminé par un autre virus VIH (surcontamination).
Dans les pays en développement, il peut être difficile de trouver des préservatifs de bonne qualité : emportez-en dans vos bagages et pensez à les protéger du soleil ou de la chaleur excessive (risque de rupture).

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