Je consomme de l’héroïne ou de la cocaïne : comment puis-je être aidé ? Medelli
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Je consomme de l’héroïne ou de la cocaïne : comment puis-je être aidé ?

L’héroïne et la cocaïne sont des drogues illicites qui créent très rapidement une dépendance. Leur consommation peut être responsable d’overdoses, de transmissions de maladies infectieuses, de dommages sociaux ou de problèmes judiciaires. Une prise en charge est possible afin de réduire ces risques ou pour vous aider à arrêter votre consommation.

Qui peut m’aider ?

Il est très difficile d’arrêter seul surtout si vous êtes dépendant depuis de nombreuses années. Vous devez vous faire aider par un spécialiste. Parlez-en à votre médecin généraliste qui saura vous orienter vers les structures appropriées.

Les structures spécialisées accueillent les consommateurs ainsi que leurs proches (parents, conjoints, amis), gratuitement et de façon confidentielle.

Des sites comme www.drogues-info-service.fr , www.drogues.gouv.fr ou, pour les jeunes adultes, www.filsantejeunes.com , répertorient par départements l’ensemble de ces structures. Il peut s’agir, par exemple :

  • De Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA).

  • De consultations jeunes consommateurs : réseau de consultations spécifiquement destinées aux jeunes consommateurs et à leurs familles.

  • De services hospitaliers spécialisés en addictologie.

  • D’un réseau ville-hôpital qui propose une prise en charge médicale, psychologique et sociale en lien avec votre médecin traitant.

  • De Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction de risques pour Usagers de Drogues (CAARUD).

Vous pouvez également vous renseigner en appelant :

  • Drogues info service : 0 800 23 13 13 (depuis un poste fixe, gratuit) ou 01 70 23 13 13 (depuis un portable, coût d’une communication ordinaire), 7 jours sur 7, de 8 heures à 2 heures.

  • Filsantejeunes : 0800 235 236 (service anonyme et gratuit) ou depuis un portable 01 44 93 30 74, tous les jours de 9 heures à 23 heures.

Quel suivi peut-on me proposer ?

La prise en charge sera globale et visera à réduire votre souffrance physique et morale et à contrôler ou arrêter votre consommation. Elle associera au suivi médical un soutien psychologique (thérapies psychodynamiques, thérapies cognitivo-comportementales, thérapies familiales, psychanalyse, etc.) et un accompagnement psycho-social (aide dans vos démarches professionnelles ou judiciaires, dans vos demandes d’accès au logement, dans la résolution de vos problèmes familiaux, etc.).

D’autres difficultés liées à votre dépendance seront abordées :

  • Le traitement des dommages physiques et maladies associés à votre consommation : problèmes cardio-vasculaires, respiratoires, dermatologiques, VIH, hépatites, etc.

  • La prise en charge éventuelle de vos autres dépendances, par exemple à l’alcool, aux amphétamines ou aux benzodiazépines.

  • La recherche et le traitement des causes, médicales, psychiques, sociales ou familiales, de votre consommation.

Comment se fait le sevrage ?

L’arrêt de toute consommation (la cure de sevrage) peut être réalisé à domicile ou dans une unité hospitalière, spécialisée ou non en addictologie. Le séjour est alors de une à plusieurs semaines.

Un suivi médical et psychologique vous aidera à supporter les symptômes de manque ressentis pendant le sevrage. Des antalgiques, des antinauséeux, des antidiarrhéiques, des somnifères ou des sédatifs vous seront éventuellement prescrits. Des groupes de parole ou d’entraide (Narcotiques anonymes, Cocaïne anonymes) pourront aussi vous soutenir.

Vous serez ensuite accompagné, pendant plusieurs mois voire plusieurs années après votre sevrage, pourmaintenir votre abstinence. On vous proposera, éventuellement, un séjour postcure en hébergement collectif dans un centre thérapeutique communautaire ou un centre thérapeutique résidentiel. Certains centres proposent une approche particulière comme l’art-thérapie ou le sport. Vous pouvez aussi demander à être hébergé dans une famille d’accueil ou dans un appartement thérapeutique relais.

Le temps nécessaire au sevrage psychique et à l’abandon de vos habitudes de vie peut être long. Les rechutes sont possibles et ne doivent pas être considérées comme des échecs mais comme des étapes vers la réussite.

Qu’est-ce qu’un traitement de substitution ?

Le traitement de substitution s’adresse aux personnes dépendantes de l’héroïne et des autres dérivés de l’opium (opiacés). Il n’existe pas de traitement de substitution pour la cocaïne.

Votre médecin vous prescrira des médicaments, méthadone ou buprénorphine haut dosage (BHD), qui sont également des opiacés. Cette prise en charge médicale réduit de façon très importante vos risques liés à la consommation d’opiacés illicites : transmission de maladies infectieuses (VIH, hépatites) due à la pratique de l’injection, problèmes sociaux et judiciaires. Elle vous permet de mieux contrôler votre consommation et peut être une aide au sevrage.

Soyez néanmoins vigilant. Ces traitements de substitution présentent également des risques : interactions médicamenteuses (benzodiazépines, antirétroviraux, anticonvulsiants…), dépendance ou overdose. Leur « mésusage » (administration par injection par exemple) est également dangereux.

Si je consomme, comment puis-je réduire mes risques ?

Les CSAPA, les CAARUD, les unités mobiles Programme d’Echange de Seringues (PES), les automates Distribox ou les pharmacies (kits stéribox® ou strawbag®) mettent à votre disposition du matériel de prévention des infections (seringues, pailles, matériel d’injection, préservatifs) etrécupèrent votre matériel usagé.

http://www.unadev.com

 

Ne consommez pas seul. Faites attention aux doses, surtout la première fois et après une interruption de la consommation. Evitez les mélanges avec, par exemple, de l’alcool, des benzodiazépines, des amphétamines, du GBL. Ne partagez pas votre matériel d’injection ou de sniff. Ne le réutilisez pas. L’injection est le mode d’administration qui entraîne le plus grand risque de transmission des maladies infectieuses et d’overdose. Choisissez une pratique à moindre risque. Pensez également, en cas de consommation de cocaïne par voie nasale, à hydrater ensuite vos narines avec de l’huile d’amande douce et à vous brosser les dents. Si vous êtes enceinte ou souhaitez avoir un enfant, mentionnez votre consommation à votre médecin ou à votre gynécologue.

Sortir de la dépendance à l’héroïne et à la cocaïne est un processus long qui demande des efforts, de la volonté et beaucoup de persévérance. Néanmoins, la majorité des personnes qui se font aider s’en sortent. L’instauration d’un dialogue avec votre médecin pour aboutir à une décision commune de soin, une alliance thérapeutique, est essentielle.

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