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Je consulte car j'ai des hémorroïdes

Les hémorroïdes sont une affection très courante qui concerne autant les femmes que les hommes et qui touche un individu sur trois, plus fréquemment à partir de la cinquantaine.

Qu’appelle-t-on hémorroïdes ?

Les hémorroïdes sont des petits lacs artério-veineux (et non des varices, contrairement aux idées reçues) situées autour et dans l’anus. Elles font partie de l'anatomie normale et donc tout le monde a.

On parle d’hémorroïdes internes ou externes, suivant leur localisation.

Les hémorroïdes externes sont localisées à l'entrée de l'anus et visibles uniquement si elles se compliquent. Les hémorroïdes internes sont situées dans la partie interne de l'anus. Un simple toucher rectal ne suffit pas pour les examiner : il faut introduire un appareil non traumatisant appelé anuscope.

Elles sont à l'origine de symptômes quand leur taille augmente, qu'elles deviennent inflammatoires ou qu'un caillot se forme à l'intérieur.

Quels facteurs favorisent les symptômes d'hémorroïdes ?

La constipation est la principale cause. La grossesse s'accompagne très souvent de problème hémorroïdaire. L'alimentation pimentée est volontiers considérée comme un facteur aggravant.

Quels signes peuvent m’alerter ?

Les hémorroïdes peuvent être à l'origine de différents symptômes selon le mécanisme en cause : douleur aigüe lors de la formation d'un cailot, pesanteur due à une inflammation locale, démangeaisons importantes, ou le plus souvent des saignements constatés lors de selles (défécations).

Les saignements sont-ils le seul signe d’hémorroïdes ?

Un des signes des hémorroïdes est le saignement lors des selles (ou défécations) s’il s’agit d’hémorroïdes internes. Mais tout saignement dans les selles doit faire l’objet d’une attention particulière et d’un examen, afin d’exclure la possibilité d’une maladie plus importante comme le cancer colorectal. Par ailleurs, il existe d'autres maladies anales pouvant être à l'origine des mêmes signes et l'examen clinique en consultation est donc indispensable pour faire un diagnostic précis.

Est-ce héréditaire ?

Il n'y a pas d'hérédité démontrée mais s'agissant d'une pathologie fréquente, il est normal qu'il existe plusieurs cas dans une même famille.

Dois-je aller consulter ?

Oui. La consultation auprès de votre médecin généraliste et éventuellement d’un spécialiste (proctologue ou gastro-entérologue) est nécessaire pour confirmer et évaluer l'importance du problème. Le choix du traitement en dépend et plusieurs traitements existent.

Cette consultation permettra d’éliminer une autre pathologie plus grave comme un cancer.

Quelles sont les complications éventuelles ?

Les complications des hémorroïdes vont de la gêne locale, souvent handicapante, à la « thrombose hémorroïdaire » (caillot à l’intérieur d’une hémorroïde interne ou externe).

Quels sont les traitements ?

Beaucoup de traitements sont proposés, leur choix dépendant du stade de la maladie.

Lorsque les symptômes sont mineurs et leur volume peu important, un traitement local par crème ou suppositoire peut vous être proposé.

Il faudra veiller à corriger un éventuel trouble du transit.

Au delà, et uniquement pour les hémorroïdes internes, des traitements dits instrumentaux sont envisagés : sclérose, méthode dite à infra rouge et surtout ligatures élastiques. Enfin, différentes solutions chirurgicales existent mais elles ne sont proposées que si les hémorroïdes internes sont très importantes et que les méthodes instrumentales ne sont plus efficaces.

Ne pas trop attendre avant de consulter est donc le meilleur moyen d'éviter une opération.

L’aspirine est déconseillée en cas de douleur, car elle peut être la cause de saignements importants.
Les antalgiques (anti-douleur), les anti-inflammatoires ou les phlébotoniques ont chacun un rôle dans le traitement des symptômes des hémorroïdes en période aigüe.

En cas d'échec d'un premier traitement proposé par votre pharmacien, il est indispensable d'être examiné par un médecin  pour confirmer le diagnostic et surtout choisir le traitement le plus adpaté à votre situation.

En casde thrombose, donc de caillot, dans une hémorroïde externe, le traitement consiste en une petite incision faite sous anesthésie locale pour extraire ce caillot. Un traitement oral par anti-inflammatoires sera parfois prescrit avant cette intervention.

Les hémorroïdes sont une maladie bénigne mais très inconfortable, qui touche un nombre important d’individus. La consultation est nécessaire pour éliminer une éventuelle maladie plus importante (cancer notamment) et pour choisir un traitement adapté et efficace rapidement. La chirurgie ne concerne qu'une petite minorité de patients.

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Je souffre de troubles fonctionnels intestinaux Medelli
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Je souffre de troubles fonctionnels intestinaux

Les troubles fonctionnels intestinaux sont très fréquents. Ils affectent jusqu’à 2 personnes sur 10. Il est possible de les traiter efficacement.

Je souffre de troubles fonctionnels intestinaux. Quelle est la différence avec une colopathie fonctionnelle ?

Les troubles fonctionnels intestinaux (ou TFI) et la colopathie fonctionnelle décrivent la même maladie.
C’est une maladie qui affecte la motricité du côlon, aussi appelé « gros intestin ». On parle également de côlon irritable.
Ces troubles se caractérisent par un dérèglement de la motricité et de la sensibilité de votre tube digestif.

Quels sont les symptômes de cette maladie ?

Les plus fréquents sont :

  • Des douleurs abdominales (soit diffuses, soit localisées).

  • Des ballonnements notamment après le repas ou le soir.

  • Une alternance de diarrhée et de constipation.

La présence de sang, de glaires ou encore de pus dans vos selles conduira votre médecin à rechercher une autre affection que des troubles fonctionnels intestinaux.

Les causes sont-elles connues ?

Les causes ne sont pas réellement connues. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer l’origine de cette maladie : soit une hypersensibilité viscérale (des viscères), soit des troubles de la motricité digestive (fonctions nerveuses et musculaires de l’estomac et des intestins). Soit encore un déséquilibre lié à l’alimentation.

Comment cette maladie évolue-t-elle ?

A court terme, ces troubles évoluent généralement de façon favorable et disparaissent en quelques jours. De temps à autre, des poussées (crises) peuvent réapparaître et durer de quelques jours à quelques semaines.
En aucun cas, ces troubles ne vous prédisposent au cancer colorectal.

Existe-t-il des facteurs déclenchant les crises ?

Oui. Les facteurs susceptibles de déclencher les crises sont nombreux et de différentes natures :

  • Facteurs psychologiques (stress, anxiété...).

  • Facteurs alimentaires (intolérance vis-à-vis de certains aliments...).

  • Facteurs liés au fonctionnement des cellules (facteurs dits histologiques).

Le facteur héréditaire est aussi un élément important.

Adoptez une bonne hygiène alimentaire, favorisant une alimentation variée et équilibrée. Évitez certains aliments qui fermentent beaucoup.

Listez les aliments à privilégier et ceux que vous tolérez moins, cela deviendra votre liste de course  : vous pouvez imprimer "Votre agenda gourmand", en bas du document, ou vous en inspirer pour créer le vôtre.

Comment soigne-t-on cette maladie ?

Généralement, différents traitements sont associés : des traitements pour soulager les douleurs (antispasmodiques pour lutter contre les spasmes musculaires douloureux), des médicaments pour traiter les troubles du transit (antidiarrhéiques ou anticonstipation).
Des pansements intestinaux à base d’argile ou des adsorbants à base de charbon actif pour lutter contre les ballonnements peuvent également vous être proposés.

Une bonne hygiène alimentaire et la pratique d'un sport peuvent également diminuer vos troubles fonctionnels intestinaux.

Y a-t-il des examens à faire ?

Les examens ont pour objectif d’exclure toute autre affection. La coloscopie (examen du côlon) est prescrite si les symptômes sont récents et que le sujet est âgé. Elle consiste à glisser une sonde souple par l'anus jusque dans l’intestin. Une biopsie (petit prélèvement de tissu) pourra être faite. L’examen est réalisé à jeun sous anesthésie générale après une purge la veille. Avant l’examen, une consultation pré-anesthésique est nécessaire. Elle permet au médecin de prendre connaissance de tous les éléments médicaux concernant la personne, afin de réaliser l’anesthésie en toute sécurité et de répondre à toutes les questions.
Mais il n’est pas nécessaire de faire ce type d’examen, ni de le renouveler s’il a été effectué une première fois.
La coproculture (examen des selles) peut être demandée pour confirmer le diagnostic. Il n’est pas nécessaire de la renouveler trop souvent.

Faut-il suivre un régime alimentaire spécial ?

Il faut, avant tout, avoir une bonne hygiène alimentaire, favorisant une alimentation variée et équilibrée.
Il n’y a pas de régime alimentaire qui convienne à tous. Il faut trouver celui qui vous convient le mieux. Certains légumes sont plutôt déconseillés comme les haricots, les choux, les salsifis, les brocolis, les petits pois, les artichauts, les concombres, les viandes en sauce, la charcuterie et les fruits secs. Ces aliments fermentent plus que d’autres et produisent des gaz.
Il faut également penser à s’hydrater convenablement : ni trop ni trop peu, en évitant les boissons gazeuses et les excitants (alcool, café, thé).
Vous devez penser à manger lentement, dans le calme et éviter de boire au cours des repas.
Une activité physique ou relaxante (yoga, marche, natation, vélo...) régulière est également conseillée.

Les fibres (légumes verts, pain de seigle, son...) qui favorisent le transit intestinal peuvent provoquer des douleurs et des ballonnements abdominaux. Il ne faut pas en absorber en trop grande quantité, il est préférable de les consommer en petites quantités et mélangées à d’autres aliments.

mon_agenda_gourmand_medelli.pdf

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Comment éviter le reflux gastro-oesophagien qui me gêne Medelli
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Comment éviter le reflux gastro-oesophagien qui me gêne

Excès alimentaire, repas pris à la hâte, abus de boissons alcoolisées, tabac, stress, autant de causes du reflux gastro-œsophagien.

Qu'est-ce que le reflux gastro-oesophagien (RGO)?

C'est la remontée du contenu acide de l'estomac dans l'oesophage.

Le "cardia", sorte de clapet entre l'oesophage qui véhicule les aliments et l'estomac qui les digère, ne joue plus son rôle : il laisse passer les aliments et l'acide.

Le reflux peut être aussi dû à la présence d'une hernie hiatale : un passage d'unepartie de l'estomac dans le thorax à travers le diaphragme.

Le 'cardia', sorte de clapet entre l’œsophage et l’estomac , ne joue plus son rôle.

Quels sont les symptômes ?

Dans la majorité des cas, ces petites remontées acides sont asymptomatiques. Elles ne sont pas inquiétantes.

Si la gêne devient quotidienne, plus sensible, et perturbe la qualité de vie, il faut réagir.

Les signes qui doivent me mettre en garde :

  • Brûlures, aigreurs, régurgitations de liquide acide qui partent de l'estomac et remontent dans la bouche avec irritation.

  • Nausées.

  • Diarrhées.

  • Déglutition douloureuse et difficile.

  • Toux chronique après un repas ou en position couchée.

  • Douleurs thoraciques.

  • Inflammation de la gorge (laryngite, pharyngite).

  • Asthme.

  • Affections ORL (sinusites, otites à répétition).

  • Erosions dentaires.

Comment puis-je éviter ce reflux gastro-oesophagien ?

Prenez des repas légers et pauvres en graisse, particulièrement le soir.

Mangez dans le calme et en mastiquant lentement.

Perdez du poids si vous avez une surcharge pondérale.

Buvez de l'eau plate car les bulles augmentent la pression qui s'exerce sur le contenu de l'estomac et favorisent les remontées acides.

Evitez les eaux trop salées (sodium) surtout en cas d'hypertension artérielle

Réduisez les apports hydriques (boissons, soupes...) avant de vous coucher.

Limitez la consommation de chocolat, d'épices, d'alcool et de tabac.

Contrôlez les mouvements qui vous obligent à vous plier en deux : ne vous penchez pas en avant juste après un repas.

Portez des vêtements amples qui ne serrent pas la taille (bretelles plutôt que ceintures).

Prévoyez un délai de deux heures entre la fin du dîner et le coucher.

Dormez sur un lit surélevé d'au moins 12 cm au niveau de la tête.

Essayez de gérer votre stress (relaxation, activité sportive...) car c'est un facteur déclenchant des crises.

Si vous souffrez souvent de remontées brûlantes ou acides vers la gorge après les repas ou en position allongée et que votre vie quotidienne en est perturbée, parlez-en en consultation. Notez ce vous déclenche le plus de gêne : aliments, position, stress, ...

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J'ai des polypes intestinaux : quelle surveillance ? Medelli
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J'ai des polypes intestinaux : quelle surveillance ?

Les polypes sont des formations muqueuses bénignes. Certains peuvent en quelques années évoluer vers une forme cancéreuse (cancer colorectal, appelé aussi cancer de l'intestin).

Qu’est-ce qu’un polype ?

Un polype est une tumeur bénigne qui se développe sur les muqueuses.
On parle de polypes intestinaux quand ils se développent sur les muqueuses intestinales, c'est-à-dire sur la paroi de l’intestin.

Quelle est la taille d’un polype ?

La taille d’un polype est très variable et peut aller de quelques millimètres (très fréquent) à quelques centimètres (plus rare).

Comment un polype peut-il évoluer ?

En moyenne, on estime qu’un polype met entre cinq ans et dix ans environ pour passer d’une forme bénigne à une forme cancéreuse et être ainsi à l’origine d’un cancer au niveau du côlon.
En fonction de leur taille ou de leur aspect, certains polypes sont plus à risque que d’autres. Parfois, l’évolution peut se faire en seulement quelques mois.

Certains signes peuvent-ils m’alerter sur la présence d’un polype ?

Généralement, les polype(s) ne s’accompagnent d’aucun symptôme. Cependant, certains signes peuvent parfois être présents: des saignements ou des glaires dans les selles, ou encore des douleurs au niveau du rectum. En mettant en évidence la présence de sang occulte dans les selles, le test immunologique utilisé dans le cadre du programme national de dépistage du cancer colorectal peut ainsi détecter un polype ou un cancer colorectal. Si vous avez réalisé ce test et qu’il est positif (c’est-à-dire qu’il y a des traces de sang dans vos selles), vous devez passer une coloscopie

Comment confirmer le diagnostic de polype ?

La confirmation du diagnostic de polype se fait généralement par un examen endoscopique : rectoscopie ou coloscopie.  Cet examen consiste à introduire par l’anus un endoscope qui permet de visualiser, à l’aide d’une petite caméra, la muqueuse et les polypes qui peuvent se développer sur les parois internes de l’intestin et du rectum. Tout polype découvert pendant l'examen est enlevé et analysé au microscope. Il est également possible d'effectuer des biopsies.

Cet examen est effectué le plus souvent sous anesthésie locale ou générale. Le médecin vous informera des précautions et des risques éventuels. Un formulaire d’information vous sera remis.

Cet examen présente-t-il des risques ?

La coloscopie peut provoquer des douleurs quand elle n’est pas effectuée sous anesthésie.
En cas d’anesthésie générale, la pose d’une perfusion est semblable à une prise de sang.Les risques liés à l'anesthésie générale sont abordés lors d’une consultation pré-anesthésique. Une surveillance médicale est assurée jusqu’à ce que l’effet de l’anesthésie disparaisse.
Au cours de l’examen, le prélèvement d’un polype ou d’un fragment de tissu en vue d’une biopsie est indolore. Il peut toutefois entraîner une irritation de la paroi de l’intestin ou une hémorragie locale sans gravité.

Lorsqu’un polype est découvert, comment le surveiller ?

La surveillance se fera essentiellement par coloscopie pour surveiller l'évolution vers une forme maligne.

Le rythme des coloscopies sera modulé selon la nature, le nombre et de la taille des polypes. Il est important de respecter les consignes données par le médecin.

A quoi sert d’enlever un polype bénin ?

Il a été démontré que d’enlever systématiquement les polypes pouvait réduire le risque d’évolution vers le cancer colorectal. L’ablation systématique des polypes dès l’âge de 45 ans pourrait éviter 80 % des cancers colorectaux. Sauf exception, l’ablation est faite durant l’examen coloscopique en même temps que la découverte du polype.

Lorsque les polypes sont retirés, le risque est écarté mais d'autres peuvent apparaitre  ce qui justifie une surveillance régulière. Le rythme des coloscopies est fixé par votre gastroentérologue.

Le ministère dela Santé a engagé un programme national de dépistage du cancer colorectal. Ce dépistage est organisé en lien avec le médecin traitant. A partir de 50 ans, si vous n'avez pas de symptômes et que vous ne présentez aucune histoire personnelle ou familiale susceptible de vous prédisposer à un cancer colorectal, le test immunologique de dépistage permettra de détecter dans les selles d’éventuelles traces de sang, invisibles à l’œil nu.

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