Je m’informe sur l’Allocation Personnalisée d’Autonomie Medelli
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Je m’informe sur l’Allocation Personnalisée d’Autonomie

L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) est destinée à soutenir les dépenses quotidiennes des personnes âgées dont l’état nécessite une assistance particulière. Cette aide d’un montant de 660 à 1700 euros environ peut être versée mensuellement, que vous ou votre proche réside à votre domicile ou dans une structure d’accueil spécialisée.

 

Puis-je bénéficier de l’Aide Personnalisée d’Autonomie (APA) ?

Pour bénéficier de l’APA, deux conditions préalables doivent être réunies :
     •  habiter en France de manière stable et régulière ;
     •  être âgé d’au moins 60 ans (la demande pouvant être déposée dans les deux mois précédent votre 60e anniversaire).
Le montant de l’APA qui vous sera accordé sera ensuite évalué après la constitution d’un dossier et un ensemble de procédures visant à déterminer votre situation. 

Comment faire ma demande ?

Pour bénéficier de l’APA, il suffit que vous ou un membre de votre entourage retire un dossier. Pour cela, vous pouvez vous adresser :      •  aux centres communaux ou intercommunaux d’action sociale et aux mairies ;
     •  aux centres locaux d’information et de coordination (CLIC) ;
     •  aux services d’aide à domicile agréés ;
     •  aux organismes régis par le code de la mutualité.
Cliquez ici pour obtenir des informations sur le formulaire de demande
( http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F10009.xhtml#Slf).
Si vous résidez dans un centre d’accueil aux personnes âgées ou un autre centre spécialisé, vous pouvez vous adresser directement aux responsables de cette structure.
Une fois le dossier rempli et les documents nécessaires réunis, vous pouvez le déposer ou le renvoyer par courrier à l'adresse signalée dans le dossier.

Comment sera déterminé le montant de mon APA ?

Pour déterminer le montant de votre APA, une évaluation de votre degré de dépendance sera réalisée par un membre de l’équipe médico-sociale du département. La date de cette visite à domicile vous seracommuniquée et interviendra dans un délai d’un mois à compter de l’enregistrement de votre dossier complet.
Au cours de cette visite, plusieurs éléments de votre environnement matériel, social et familial (entourage, habitat, situation géographique, etc.) seront examinés. Si vous le souhaitez, vous pourrez solliciter la présence d’un membre de votre entourage ou de votre médecin traitant.
Les informations recueillies par l’équipe médico-sociale seront codifiées dans une grille nationale appelée AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources). Cette grille comprend 17 variables relatives au comportement, à la communication, à l'orientation dans l'espace et dans le temps, à la réalisation de la toilette et de l'habillage, à l'alimentation et aux déplacements. C’est elle qui sert de support pour déterminer le montant de l’APA qui vous sera versé.

Qui décide de l’attribution de l’APA ?

L’attribution de l’APA est décidée dans un délai de deux mois suite à l’enregistrement de votre dossier complet. Une commission se réunit et vérifie que vous remplissez bien les critères nécessaires à l’obtention de cette allocation.

Sous quels délais sera versée l’Allocation Personnalisée d’Autonomie ?

Le premier versement intervient dans le mois suivant la décision d’attribution. L’allocation sera ensuite versée avant le 10 du mois directement sur votre compte ou celui de l’établissement qui vous accueille.
Dans certaines situations, plusieurs mensualités peuvent être versées en une seule fois. C’est le cas lorsque l’APA est destinée à couvrir les dépenses d’accueil temporaire en établissement ou lors de la réalisation de travaux d’aménagement du logement.

L’APA est-elle cumulable avec d’autres aides ?

Vous ne pouvez pas cumuler votre APA avec :
     •  l'allocation représentative de services ménagers,
     •  l'aide en nature versée par les conseils généraux sous forme d'heures d'aide ménagère,
     •  la prestation de compensation du handicap (PCH),
     •  la majoration pour aide constante d'une tierce personne,
     •  la prestation complémentaire pour recours à tierce personne.
Une assistante sociale peut vous aider à identifier la prestation qui convient le mieux à votre situation. Vous pouvez également évaluer le montant qui vous serait accordé grâce aux tableaux de référence disponibles sur le site http://www.service-public.fr.
Si vous bénéficiez auparavant d’une prestation de compensation pour handicap (PCH), vous devrez choisir entre les deux allocations à partir de vos 60 ans. La demande d'APA devra alors être formulée deux mois avant la date d'échéance de versement de la PCH.

Le versement de l’APA peut-il être réévalué ?

Le versement de l’APA ne fait pas l’objet d’une limitation de durée. Cependant, le montant qui vous est alloué peut être réévalué selon une périodicité propre à votre département.
Vous pouvez demander à tout moment une nouvelle étude de votre dossier en vue d’une éventuelle réévaluation de vos droits (changement de situation, déménagement…). La situation est légèrement différente si vous résidez en établissement spécialisé, la périodicité de la révision de la perte d’autonomie des résidents étant fixée par la convention pluriannuelle dont sont signataires l’établissement, le président du conseil général et l’autorité compétente d’Etat.
Si vous êtes amené àêtre hospitalisé pour une courte durée (soins de suite, réadaptation …), vous devrez en informer le comité d’attribution des APA. Vos versements seront alors suspendus après 30 jours d’hospitalisation et reprendront, sans nouvelle requête de votre part, à compter du premier jour de votre sortie de l’hôpital.

Avant l’âge de 60 ans, les besoins liés à la perte d’autonomie des personnes handicapées peuvent être financés par la Prestation de Compensation du Handicap (PCH).

 

 

 

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Personnes âgées : en forme avec 15 minutes de sport par jour Medelli
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Personnes âgées : en forme avec 15 minutes de sport par jour

Stimulant sur les plans physique et cognitif, le sport contribue à la bonne santé de l’organisme. La dépense énergétique éloigne notamment la survenue de troubles cognitifs et de maladies cardiovasculaires. Mais pour un maximum de bénéfices, rien ne sert de dépasser ses limites. Mieux vaut privilégier un effort régulier et modéré. En effet, selon des chercheurs français, chez les personnes âgées, un quart d’heure de sport au quotidien suffit même à maintenir en forme.

« L'âge n’est pas une excuse pour ne pas faire de l'exercice », explique le Dr Hupin du CHU de Saint-Etienne et principal auteur de ce travail. « Il est bien établi qu’une activité physique régulière présente un meilleur effet global sur la santé que tout traitement médical. Problème, moins de la moitié des personnes âgées atteignent le seuil hebdomadaire de 150 minutes d’activité modérée ou 75 minutes d’activité vigoureuse. » Les scientifiques ont donc cherché à savoir si des niveaux inférieurs pouvaient être bénéfiques et même réduire la mortalité chez les personnes âgées.

Ainsi se sont-ils penchés sur deux cohortes. La première, française, composée de 1 011 personnes âgées de 65 ans en 2001 et suivie pendant 12 ans. La seconde, internationale cette fois-ci comprenait 122 417 sujets de 60 ans suivis durant 10 ans.

Un risque de décès diminué

Pour mesurer la capacité physique de chacun des participants, les scientifiques ont utilisé le Metabolic Equivalent of Task (MET ou équivalent métabolique), une unité de mesure de l’intensité d’une activité physique. Pendant le suivi, 88 décès ont été enregistrés dans la cohorte française et 18 122 dans le groupe international.

Résultat, selon les chercheurs, « plus le niveau d’activité augmentait, plus le risque de décès diminuait. Nous avons constaté qu’un faible niveau d’exercice est déjà associé à un risque inférieur de 22% par rapport aux sédentaires. Ce niveau équivaut à 15 minutes de marche rapide chaque jour. »

Pour conclure, le Dr Hupin explique que « les sujet âgés devraient progressivement augmenter l'activité physique quotidienne plutôt que de changer radicalement leurs habitudes pour répondre à des recommandations. Un quart d’heure par jour apparait comme une cible raisonnable pour cette population ».

Source : European society of cardiology, 14 juin 2016
Document rédigé par Destination santé.

Crédit photo : Artwell/shutterstock.com

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Se protéger des maladies contagieuses : un schéma pour comprendre Medelli
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Se protéger des maladies contagieuses : un schéma pour comprendre

Ce schéma permet de visualiser comment éviter la transmission des maladies contagieuses comme la grippe par exemple. Pour cela il vous suffit de respecter quelques règles pour limiter les risques. Cela vous permettra de vous protéger mais également de protéger votre entourage. Votre médecin pourra le commenter avec vous.

Voici les modifications du champ visuel mesurées sur un œil gauche

 

Quelques précautions à prendre :

  • Au quotidien : je me lave les mains régulièrement avec du savon, avant de passer à table,  quand je cuisine, après être allé aux toilettes, quand je touche une plaie, après m’être mouché ou éternué.

  • Quand je suis à l'extérieur, j'utilise une solution hydroalcoolique.
  • En situation de contagion : je me couvre la bouche quand je tousse ou éternue, je jette mes mouchoirs en papier à la poubelle, et je me lave de nouveau les mains.
  • Je protège les plus fragiles.
  • A la maison : j’aère ma maison tous les jours, je fais le ménage et lave les jouets de bébé régulièrement.
  • Pensez également à être à jour dans vos vaccins !

  • En faisant du sport : j’évite de marcher pied nu.
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Vigilance face à un changement de comportement d'un parent âgé Medelli
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Vigilance face à un changement de comportement d'un parent âgé

La dépression de la personne âgée est fréquente. Si elle est souvent masquée, différents signes peuvent néanmoins alerter l’entourage. Il faut être vigilant.

Etre attentif(ve) à partir d'un certain âge ?

La dépression touche près d'une personne sur quatre à partir de 60 ans.
A partir de cet âge, on parle alors de dépression du sujet âgé.
Elle est plus fréquente chez les femmes, notamment chez les veuves, les personnes isolées ou celles souffrant de maladies graves, douloureuses ou handicapantes.

Quels signes doivent m'alerter ?

La dépression évolue souvent de manière insidieuse. Elle est fréquemment masquée par les symptômes d'autres maladies liées à l'âge (fatigue, douleurs...).
Les signes ne sont pas toujours ceux que l'on trouve dans la dépression du sujet plus jeune. Ils sont souvent moins expressifs.
Certains signes ne doivent pas être attribués à l'âge. Ils peuvent alerter sur une dépression qui sera traitée.

Vous devez en parler à votre médecin ou au médecin de votre parent, si un ou plusieurs de ces signes vous alertent :

  • Une instabilité de l'humeur, de l'agressivité, de la colère, une confusion.

  • Des somatisations fréquentes (douleurs à répétition).

  • Une démotivation, un ennui, une mélancolie, une impression d'inutilité.

  • Un repli sur soi, un isolement.

  • Une angoisse, surtout exprimée le matin.

  • Une dépendance exagérée.

  • Des troubles de la mémoire.

La dépression peut se traduire par des signes visibles dans la vie quotidienne, comme des troubles du sommeil, un amaigrissement, une perte d'appétit ou le refus de communiquer avec l'entourage.

Dans quelles situations dois-je être plus attentif(ve) ?

La dépression est une maladie à part entière, et l'âge n'est pas en soi l'une de ses causes.
Des situations peuvent majorer le risque de dépression. Une maladie chronique, la prise de médicaments ou des événements comme le changement de mode de vie, une séparation, un deuil, le confinement à domicile, la perte de liens sociaux ou familiaux, la perte de rôle social, la survenue d'une maladie grave, douloureuse ou handicapante.

En quoi une dépression peut-elle être plus grave chez la personne âgée ?

Ses conséquences sont plus lourdes sur le plan humain, parce qu'elle passe souvent inaperçue au début. De ce fait, elle est rarement prise en charge à temps.
La personne plus âgée se replie sur elle-même, ne voulant pas déranger son entourage.

Peut-on traiter ce type de dépression ?

Il est souvent délicat de répondre à la dépression d'un sujet âgé par la prescription d'un médicament antidépresseur. Un antidépresseur peut être contre-indiqué avec les autres traitements ou bien il peut entraîner des somnolences et donc des risques de chutes.
Avant de débuter un tel traitement, il faut prendre en compte les spécificités du sujet âgé et s'assurer que les symptômes ne cachent pas une autre pathologie.
Parfois, une hospitalisation peut être nécessaire afin de bien mettre en place le traitement et, éventuellement, de coordonner une prise en charge faisant intervenir différents acteurs (psychothérapeute, ergothérapeute, kinésithérapeute...).
La mise en place d'une aide à domicile, l'incitation à la participation sociale (club du 3e âge, université du 3e âge...) font également partie de la stratégie thérapeutique.

Sa dépression peut-elle masquer une autre maladie ?

Oui. La dépression peut être la conséquence de l'installation de certains déficits intellectuels, notamment lors de l'apparition des premiers signes de démence ou de la maladie d'Alzheimer.
On considère également que la dépression est un signe qui accompagne certaines maladies ; c'est notamment le cas de la maladie de Parkinson.
Pour cette raison, on peut décider defaire passer des tests ou de programmer des consultations spécialisées.

Comment puis-je prévenir une dépression chez un de mes proches parents ?

Soyez attentif(ve) au moindre signe, à la moindre plainte ou lors de situations particulières dans la vie de votre parent, de votre famille ou de votre entourage.
Les voyages, les rencontres, les associations, l'université du 3e âge, la culture sont autant d'activités qui sont conseillées et que vous devez proposer.
Elles aident à structurer le temps, permettent de s'ouvrir aux autres et empêchent de se replier sur soi avec souvent des pensées douloureuses. Certaines activités permettent à la personne âgée de reprendre un rôle dans la vie active et de partager son expérience.

L'entourage d'une personne âgée doit être particulièrement vigilant au risque de dépression auquel elle est exposée, notamment dans des circonstances qui majorent ce risque (deuil, séparation, maladie...).
N'hésitez jamais à signaler tout changement de comportement à votre médecin ou à celui de votre parent.

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