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Je m'informe sur les pompes à insuline

La pompe à insuline est un dispositif médical qui fournit des doses régulières d’insuline en fonction de vos besoins. Alternative aux injections par stylos, la pompe à insuline favorise un meilleur équilibre de votre glycémie et ses contre-indications sont limitées. La motivation est un élément déterminant qui conditionne le succès de son utilisation.

Qu’est-ce qu’une pompe à insuline ?

Une pompe à insuline est un dispositif médical que vous programmez pour qu’il délivre des doses régulières d’insuline en fonction de vos besoins.

Il s’agit d’un petit appareil portable qui fonctionne avec des piles et qui comprend :

  • un boîtier contenant l’insuline et le mécanisme qui permet de contrôler la quantité administrée ;

  • un dispositif de perfusion, composé d’un cathéter (tubulure + canule souple pénétrant légèrement dans la peau et maintenue par une capsule résistant à l’eau).

L’inserter permet de guider l’aiguille lors de l’insertion de la canule ; ils sont tous deux retirés une fois le dispositif en place.

Composition d’une pompe à insuline

Composition d’une pompe à insuline

Comment est positionnée la pompe à insuline ?

Le boîtier :il se fixe et s’enlève facilement et à volonté. Étanche et résistant aux chocs, il peut se porter à la ceinture, sur le soutien-gorge ou encore rangé dans un sac, comme par exemple une « banane » portée à la taille.

 

Les différentes possibilités de fixations du boîtier  

Le cathéter :Comme pour les injections par seringue ou par stylo, l’abdomen est le site préféré pour implanter le cathéter. C’est en effet à ce niveau que l’insuline diffuse le plus rapidement. On peut aussi l’implanter au niveau du bras, de la cuisse ou dans lapartie haute des fesses.

Les différentes possibilités d’implantation du cathéter d’une pompe à insuline

Les différentes possibilités de fixations du boîtier
Les différentes possibilités d’implantation du cathéter d’une pompe à insuline

Quels seraient pour moi les avantages d'une pompe à insuline ?

L’utilisation d’une pompe à insuline présente les avantages suivants :

  • Un meilleur équilibre de votre glycémie, grâce à la perfusion continue et précise de l’insuline ;

  • Une adaptation des doses en fonction des besoins physiologiques et donc du rythme du quotidien (activité physique, repos la nuit, activités du jour…) ;

  • La réduction du nombre de piqûres (une tous les trois jours au lieu de 5 par jour) ;

  • La facilitation dans la prise du traitement pour les patients nécessitant des débits plus faibles, comme les enfants.

Aurai-je des contraintes particulières ?

L’utilisation d’une pompe à insuline présente les contraintes suivantes :

  • Une hospitalisation est nécessaire pour commencer le traitement par pompe et vous former à son utilisation et son entretien. Sa manipulation se rapproche de celle des téléphones portables.

  • La pompe se porte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Vous pouvez l’enlever au maximum pendant deux heures par jour, pour prendre une douche par exemple ou dans les moments intimes.

  • Une auto-surveillance glycémique régulière et fréquente est indispensable : la pompe n’est pas un pancréas artificiel, la glycémie doit lui être indiquée avant chaquerepas pour la pompe puisse adapter la dose de vos bolus.

Dans quels cas le médecin peut-il  me proposer une pompe à insuline ?

Le contexte médical du recours à la pompe est précis :

  • Vous devez être traité par insuline basale et rapide, réaliser au moins 3 autocontrôles par jour et tenir à jour régulièrement votre carnet de suivi.

  • Vous devez avoir bénéficié d’une consultation spécialisée au moins tous les 3 mois depuis au moins 6 mois.

  • Votre équilibre glycémique doit être insuffisant depuis au moins 6 mois, c’est-à-dire :

    • une hémoglobine glyquée>7 %,

    • ou au moins 2 hypoglycémies « sévères » (besoin d’aide pour se resucrer ou coma) dans l’année,

    • et/ou au moins 4 hypoglycémies « modérées » par semaine,

    • ou encore un équilibre glycémique instable.

Certaines circonstances peuvent justifier la mise en place d’une pompe à insuline, par exemple :

  • la grossesse

  • un besoin de flexibilité lié à des besoins en insuline très variables dans la journée,

  • un mode de vie particulier,

  • des infections chroniques,

  • des neuropathies douloureuses,

  • ou encore une intolérance aux injections.

Le port d’une pompe à insuline est déconseillé dans certaines situations que votre médecin peut vous préciser. Dans tous les cas, la décision de porter une pompe à insuline doit être murement réfléchie et discutée avec l’équipe de diabétologie ou endocrinologie qui assure votre suivi. Votre motivation est un élément déterminant de la réussite du traitement.

Qui seront mes interlocuteurs ?

Si vous décidez de porter une pompe à insuline, vous aurez trois interlocuteurs pour initier le traitement :

  • Votre diabétologue ou endocrinologue, hospitalier ou libéral prescrit la pompe et vous aide à définir la quantité nécessaire d’insuline pour couvrir vos besoins d’insuline à jeun (débit basal) et les quantités d’insuline à injecter au moment des repas (bolus). Ce schéma peut être variable et ajusté au fil du temps et de vos besoins.

  • Le prestataire de services ou de santé vous aide à choisir le type de pompe qui vous convient le mieux ; il vous la fournit, ainsi que ses accessoires et en assure la maintenance. Les intervenants sont tous des infirmiers diplômés d’Etat qui assurent par ailleurs votre suivi médical en complément de celui réalisé par votre diabétologue ou endocrinologue.

  • Enfin, vous serez hospitalisé au sein du centre initiateur pour mettre en place le traitement et apprendre à vous servir de votre pompe à insuline. Votre diabétologue ou endocrinologue vous indiquera les coordonnées des centres les plus proches de votre domicile.

  • Le prestataire de services doit vous fournir un numéro d’appel joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et intervenir à votre domicile en cas de besoin.

    L’ensemble des éléments nécessaires au bon fonctionnement de la pompe est pris en charge à 100% par l’assurance maladie (dispositif médical, compresse, piles, insuline).

    Pour en savoir plus sur la pompe à insuline et lire des témoignages de patients, vous pouvez consulter le site internet dédié de l’Association Française des Diabétiques (AFD) : http://www.eclairersurlapompe.fr/.

    Pour contacter l’AFD : 01 40 09 24 25 - afd@afd.asso.fr

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    Comment je dois m'alimenter pour contrôler mon diabète Medelli
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    Comment je dois m'alimenter pour contrôler mon diabète

    Votre alimentation doit vous permettre d’éviter de prendre du poids et d’atteindre un taux de sucre normal dans le sang. Il ne s’agit pas de tout changer d’un coup, mais d’intégrer progressivement des modifications. Quelques règles simples vous permettront d’y arriver facilement, sans renoncer au plaisir.

    Les repas

    Prenez toujours trois repas par jour pour bien répartir l'énergie et les apports de sucre, afin d'éviter les variations importantes du taux de sucre dans le sang. Dans chaque repas, vous devez trouver votre ration de lipides, de glucides et de protéines.

    Allez faire les courses avec une liste et l'estomac plein : la tentation sera moins forte. N'hésitez pas à lire les étiquettes, en recherchant la teneur en sucre (glucides) et gras (lipides) des aliments.

    Au cours d'un repas, associez toujours les légumes et les féculents (pain, riz, pâtes, semoule, pommes de terre, légumes secs) : les fibres des premiers ralentissent l'absorption des sucres des seconds. Ajoutez-y un morceau de viande ou de poisson, cuit avec le moins de matières grasses possible.

    Mangez du poisson trois fois par semaine, si vous pouvez.

    Retirez le gras visible de la viande avant de la faire cuire.

    Pensez aux édulcorants pour sucrer vos yaourts.

    Mangez 30 g de fromage de votre choix une fois par jour.

    Les boissons

    L'eau est la seule boisson indispensable. Un litre et demi par jour est le minimum, n'attendez donc pas d'avoir soif pour boire. Vous pouvez aussi consommer des sodas light : la plupart ne contiennent pas de sucre. Mais méfiez-vous des jus de fruits et lisez bien les étiquettes.

    Sauf contre-indication, vous pouvez consommer un peu de vin à table, mais toujours avec modération.

    A l'apéritif, si vous optez pour un verre d'alcool, mangez toujours quelque chose en même temps, en évitant les chips...

    Le gras

    Charcuterie, friture, cacahuètes, mayonnaise... pas plus d'une fois par semaine, mais sans culpabilité ! Et si vous faites un excès un jour, faites un peu plus d'exercice physique le même jour.

    Variez les huiles et dosez-les à l'aide d'une cuillère à soupe : c'est plus fiable que le fameux «filet d'huile». Préférez les matières grasses végétales (huiles, margarines molles).

    Pour les vinaigrettes, jouez avec les herbes fraîches, le citron, la moutarde, les épices.

    Le sucre

    Réduisez votre consommation de produits sucrés (pâtisseries, confiture, miel) : vous pouvez en consommer une fois par semaine en fin de repas, mais jamais en dehors des repas (sauf en cas d'hypoglycémie).

    Prenez un dessert plaisir en fin de repas, une ou deux fois par semaine.

    Mangez deux ou trois fruits par jour, mais attention : certains sont plus sucrés que d'autres. Il faudra donc en consommer moins. Votre diététicienne vous fournira les équivalences, par exemple entre les pommes, le raisin et les cerises.

    Collation ou grignotage ?

    Evitez le grignotage, pour cela faites vos trois repas par jour, sans en sauter un.

    Une collation est autorisée dans certaines situations : si vous n'avez pas suffisamment mangé au repas précédent, si vous avez fait davantage d'exercice physique... Mais elle ne doit jamais être systématique.

    Pour la collation, choisissez : un produit laitier, un fruit, votre portion de fromage de la journée. Méfiez-vous des biscuits de régime, trop riches en sucre.

    Dans tous les cas, la collation doit être raisonnable et prise à table.

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    11 idées pour une alimentation qui convient à une personne qui a du diabète. Medelli
    Les signes d'une hypoglycémie: un schéma pour comprendre Medelli
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    Les signes d'une hypoglycémie: un schéma pour comprendre

    Ce schéma permet de visualiser simplement les signes d’une hypoglycémie. L’hypoglycémie correspond à un manque de sucre dans le sang. Elle est fréquente chez les diabétiques traités par insuline ou par certains médicaments. Voici certains signes qui doivent vous alerter. Votre médecin pourra le commenter avec vous.
    www.afrh.fr

     

    • A ce stade, et surtout si vous êtes diabétique, vous devez immédiatement manger du sucre ou boire une boisson sucrée et arrêter toute activité physique, afin d’éviter une aggravation.

    • Vous ne devez vérifier votre glycémie capillaire avec votre lecteur de glycémie, qu’après avoir pris du sucre.

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