Je m'informe sur mon traitement anticoagulant par AVK Medelli
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Je m'informe sur mon traitement anticoagulant par AVK

Votre médecin vous a prescrit un médicament anticoagulant. Ce traitement a peut-être débuté par des injections d’héparine. Dans ce cas, les comprimés d’anti-vitamines K prennent le relais.

Qu’est-ce qu’un traitement par AVK ?

Les AVK(anti-vitamines K) sont des anticoagulants prescrits par voie orale, souvent pendant de longues périodes. Ils sont indiqués pour prévenir ou traiter les thromboses des vaisseaux sanguins (formation de caillots) et leur complication principale, l’embolie (migration des caillots dans les vaisseaux).

Dans quels cas sont-ils prescrits ?

Les AVK sont prescrits dans le cas de phlébites (thrombose veineuse), d’embolie pulmonaire, de troubles du rythme cardiaque, de certains infarctus du myocarde ou dans le cas d’une valve cardiaque artificielle.

Comment dois-je prendre ce traitement ?

La prise d’un AVK doit répondre à des règles strictes.
Que vous ayez un ou plusieurs comprimés à prendre dans la journée, vous devez prendre votre médicament chaque jour aux mêmes heures en suivant les instructions de votre médecin.

Si j’oublie de prendre mon médicament ?

Vous pouvez prendre le comprimé oublié, dans les 8 heures qui suivent l’heure habituelle de prise. Dans ce cas, ne décalez pas les autres prises, et reprenez le rythme habituel.
Si vous n’avez pas pris le médicament dans un délai raisonnable de 8 heures, attendez l’heure de la prochaine prise.
Vous devez noter cet oubli et prévenir votre médecin.
Si le cas se produit dans les jours précédant un bilan sanguin, pensez à en informer le laboratoire lors de la prise de sang.
Vous ne devez en aucun cas modifier le nombre de prises du médicament. Et surtout ne doublez jamais la dose en cas d’oubli.

Si je pars en voyage ?

Si vous devez partir en déplacement, prenez votre ordonnance avec vous et emportez votre traitement en quantité suffisante.
Si vous devez voyager en avion, prenez votre ordonnance sur vous. Ne mettez pas tous vos médicaments dans votre valise (elle sera dans la soute). Pensez à en garder sur vous.
Si vous partez dans un pays étranger, faites rédiger une ordonnance en anglais et prévoyez les médicaments en quantité suffisante pour la durée de votre voyage.
Avant de partir, surtout dans le cas d’un décalage horaire, parlez-en à votre médecin, afin d’adapter éventuellement les prises à un nouveau rythme.

Pourquoi dois-je faire faire des prises de sang ?

La prise d’un AVK nécessite une adaptation dès le début du traitement et un contrôle régulier qui sera décidé par votre médecin.
Ce bilan sanguin se nomme INR (International Normalized Ratio). Il permet de définir votre taux d’anticoagulation et l’action de votre traitement AVK sur la fluidité de votre sang.
Le taux d’anticoagulation est dit modéré, si l’INR se situe entre 2 et 3. Il est élevé, si le taux se situe entre 3, 4 ou 5.
Votre médecin vous donnera la valeur de votre INR (appelée INR Cible) qui sera évaluée lors de chaque prise de sang et servira de contrôle d’efficacité de votre traitement et de la nécessité d’une adaptation éventuelle.

Le traitement par AVK nécessite de la rigueur et justifie un contrôle biologique régulier (prise de sang). Tout incident ou tout manquement à la prise du médicament doit être signalé à votre médecin traitant.
N’arrêtez ni ne modifiez jamais votre traitement sans en parler à votre médecin.

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Je vois comment gérer mon armoire à pharmacie Medelli
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Je vois comment gérer mon armoire à pharmacie

Cette vidéo vous donne des conseils pour ranger, classer et prendre vos médicaments prescrits par votre médecin ou ceux achetés directement chez votre pharmacien. Lire une ordonnance, une notice, les pictogrammes et les dates de péremption figurant sur les boîtes, respecter la posologie et la durée du traitement : un guide pratique pour toute la famille.
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Allergie cutanée à un médicament : ce que je dois savoir Medelli
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Allergie cutanée à un médicament : ce que je dois savoir

Ces allergies sont surtout des manifestations cutanées en réaction à la prise de médicaments. On les appelle des toxidermies. Elles doivent être évaluées sur le plan médical pour une prise en charge adaptée.

A quoi correspondent ces lésions de la peau ?

Les toxidermies correspondent à des effets indésirables au niveau de la peau et des muqueuses suite à la prise de médicaments et ce, quel que soit le mode d’administration de ces médicaments : voie orale, injectable, etc. 

Ces effets se traduisent, dans un premier temps, par des éruptions (plaques rouges) ou une urticaire qui correspond à de grandes plaques rouges qui démangent. Dans les deux cas, il s’agit de manifestations cutanées d’origine allergique.

En règle générale, une éruption (plaque rouge) survient entre 4 et 14 jours après la prise du médicament, au début du traitement, et ce, au niveau du tronc ou à la racine des membres. Cette éruption peut s’étendre, voire s’accompagner d’une fièvre modérée. La durée habituelle est d'au moins d’une semaine.

L’urticaire correspond à des plaques rouges avec un certain relief ("gonflées") qui surviennent quelques minutes à quelques heures après la prise du médicament.

Y a-t-il des formes graves ?

Vous pouvez être confronté(e) à une forme plus grave, 2 à 6 semaines après le début d’un traitement médicamenteux. Sont alors associés aux manifestations cutanées des insuffisances de fonctionnement de différents organes. Le foie, les poumons ou encore les reins peuvent être touchés. De la fièvre et des démangeaisons sévères peuvent y être associées.

Elles surviennent plus souvent chez des personnes fragiles, immunodéprimées.

Ce type d’allergie est-il fréquent ?

Potentiellement, tout médicament peut provoquer de telles manifestations. On considère que les médicaments consommés quotidiennement, et donc d’usage courant, sont à l’origine de telles manifestations allergiques chez 1 à 3 % des personnes qui les utilisent. Ces réactions aiguës sont imprévisibles, bénignes et surviennent aux doses usuelles des médicaments concernés.

Quand y a-t-il urgence médicale ?

Dans certaines situations, ces réactions peuvent se traduire par un gonflement très rapide de tout le corps (œdème général) en raison d’un état de choc allergique (choc anaphylactique) qui nécessite une prise en charge médicale en urgence. Les signes de gravité sont évidents : éruptions sur plus des deux tiers du corps, fièvre supérieure à 38,5°C, altération de l’état général, décollements cutanés bulleux, présence de ganglions...

Devant de tels signes, une surveillance médicale et une hospitalisation sont nécessaires.

Y a-t-il des facteurs de risque de faire ce type d’allergie ?

Un certain nombre de facteurs de risque ont été identifiés : infections par des virus, infection par le VIH, mononucléose infectieuse. Par ailleurs, certaines maladies rhumatologiques comme le lupus ou un terrain allergique (atopique) sont des facteurs favorisants. Cependant, les raisons ne sont pas connues.

Quelle va être ma prise en charge ?

Il n’est pas toujours facile de mette en évidence le médicament responsable de la toxidermie, surtout lorsque le patient en prend beaucoup ; Il faut interrompretous les médicaments qui peuvent être responsables du déclenchement de la toxidermie.

Un bilan médical allergologique va permettre de faire le point.

C’est avant tout une enquête détaillée pour identifier le ou les médicaments potentiellement responsable(s) qui constitue la priorité.

Un éventuel bilan dermato-allergologique, avec des tests cutanés médicamenteux, peut être programmé si nécessaire au cours des 6 mois qui suivent vos manifestations.

Des examens sanguins (Numération Formule Sanguine, bilan hépatique) et urinaires (bandelette) peuvent vous être proposés.

Une déclaration par le professionnel de santé sera effectuée en cas d’accident grave auprès du centre régional de pharmacovigilance.

A l’issue de cette prise en charge, différentes informations et instructions peuvent vous être données.

Voici quelques conseils utiles :
Éviter l’automédication.
Avoir avec vous le double du courrier médical récapitulatif du type de toxidermie, des investigations faites, la liste des classes de médicaments interdits.
Faire noter l’information sur votre carnet de santé.
Porter toujours sur vous une carte d’allergie médicamenteuse.
Penser à signaler votre hypersensibilité médicamenteuse aux professionnels de santé.

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Traité(e) par des corticoïdes, je comprends les modalités de mon traitement Medelli
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Traité(e) par des corticoïdes, je comprends les modalités de mon traitement

Il vous a été prescrit une corticothérapie par voie orale. Ce traitement vous est prescrit pour une période prolongée. Il est nécessaire de respecter certaines précautions.

Pour quelles raisons dois-je prendre des corticoïdes ?

Les corticoïdes sont généralement prescrits pour leur effet sur l’inflammation. Ils limitent les symptômes, notamment la douleur.
Certaines pathologies nécessitent un traitement court appelé corticothérapie en cure courte (en général moins de 10 jours) ; et d’autres, des traitements beaucoup plus longs appelés au long cours. Les précautions et les effets secondaires sont très différents selon la durée du traitement.
La corticothérapie est utilisée dans le traitement de maladies inflammatoires des articulations (rhumatismes inflammatoires), de l’intestin, des muscles, de la peau, du rein, des poumons (asthme), de l’œil, des vaisseaux sanguins, etc.
Certaines indications nécessitent un traitement sur une très longue période. Le plus souvent, les corticoïdes doivent être pris par voie orale.
Parfois, on les prescrit par voie respiratoire et ils ont alors moins d’effets secondaires.

Comment agissent les corticoïdes ?

Ce sont des molécules de synthèse proches d’une hormone naturellement fabriquée par les glandes surrénales de votre organisme et indispensable à la vie : la cortisone.
Mais les corticoïdes ont été modifiés pour développer leurs effets contre l’inflammation. Ils agissent sur un grand nombre d’organes.

Durant ce traitement, quelles précautions dois-je prendre ?

Les corticoïdes sont des médicaments très actifs. Ils peuvent avoir des effets secondaires indésirables que l’on peut prévenir.

  • Il faut les prendre le matin en une dose unique pour éviter la fatigue ou des troubles du sommeil.

  • En cas de crampes, parlez-en lors d’une prochaine consultation. Il est possible que vous souffriez d’une carence en potassium liée à votre traitement. Elle est facile à corriger en consommant des aliments riches en potassium comme les bananes, le chocolat, les épinards ou des comprimés de potassium qui vous seront prescrits.

  • A dose élevée, les corticoïdes peuvent imposer de suivre un régime sans sel, ou avec un apport de sel modéré. Il faut limiter la consommation d’aliments riches en sel : charcuterie, fruits de mer, fromages, conserves, plats préparés, pain…

  • Un supplément en calcium et en vitamine D peut être utile pour prévenir le risque d'ostéoporose.

  • Si vous avez eu un ulcère à l'estomac, vous devrez prendre un médicament protecteur de l’estomac.

  • Il faut faire surveiller vos yeux tous les 12 mois. Une cataracte ou une tension oculaire anormale peuvent apparaître avec une corticothérapie prolongée.

  • Si vous êtes diabétique, il faudra être très vigilant en cas d’injection de corticoïdes dans une articulation. Les infiltrations de corticoïdes, même injectés une seule fois, ont les inconvénients des cures au long cours.

Comment faut-il arrêter ce traitement ?

Si vous prenez des corticoïdes pendant moins d’un mois, aucune précaution n’est nécessaire pour l’arrêt du traitement.
En revanche, en cas de corticothérapie sur une plus longue période, vos glandes surrénales sont mises au repos et ne produisent plus de cortisone naturelle. Un arrêt brutal de votre traitement va provoquer une chute brutale de votre taux de cortisol dans votre organisme, vos surrénales ne fonctionnant plus.
Cela peut aller jusqu’à l’urgence médicale et la réanimation (on parle d’insuffisance surrénale aiguë). C’est pourquoi l’arrêt du traitement doit être progressif et sous contrôle médical strict, pour permettre à vos glandes surrénales de reprendre un fonctionnement normal.

Une corticothérapie doit être administrée à la dose la plus faible possible pour réduire ses effets indésirables. Cette dose dépend de la maladie traitée. Un traitement est spécifiquement adapté à chaque cas et à une situation donnée : il ne faut jamais adapter soi-même les doses de son traitement ni les conseiller à quelqu’un d’autre. Il ne faut jamais arrêter brutalement son traitement.

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