Je pars en mer : que devrais-je savoir sur le mal de mer ? Medelli
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Je pars en mer : que devrais-je savoir sur le mal de mer ?

Le bateau est le moyen de transport le plus susceptible de provoquer le mal des transports. Pouvant toucher un passager occasionnel comme un marin aguerri, le mal de mer, appelé naupathie, peut entraîner des symptômes bien plus importants qu’une simple nausée.

A quoi est dû le mal de mer ?

Le mal de mer apparaît lorsque votre cerveau reçoit des informations contradictoires sur la position de votre corps. En effet, pour garder l’équilibre, votre organisme dispose de trois types d’informations :

  • Les informations visuelles.

  • Les informations vestibulaires : recueillies dans l’oreille interne, elles nous renseignent sur la position de la tête dans l'espace et sur les accélérations auxquelles nous sommes soumis. Perturbé, le système vestibulaire peut provoquer des vertiges.

  • Les informations proprioceptives, qui proviennent des muscles, des tendons et des nerfs sensitifs, vous indiquant par exemple la pente du sol.

Vais-je forcément avoir le mal de mer ?

L’apparition du mal de mer dépend de nombreux facteurs, notamment de la personne concernée. Nous ne sommes pas tous égaux face au mal de mer, sans que l’on sache très bien pourquoi. Certains ne souffriront jamais du mal de mer, d’autres l’auront immanquablement.

Vous pouvez également ne jamais avoir connu le mal de mer et être très malade lors de votre prochaine sortie. Ces variations dépendent de l’état de la mer, calme ou agitée, du type d’embarcation (zodiacs ou au contraire navires de très grande taille déclenchent moins le mal de mer qu’un petit voilier), comme de votre état physique et psychologique.

Quels sont les symptômes du mal de mer ?

Les symptômes sont eux aussi très variables. Ils se manifestent généralement dans un premier temps par une sensation de malaise, suivie de nausées. Votre visage devient pâle, vous salivez beaucoup et transpirez.

Le mal de mer peut également provoquer une forte somnolence, voire une confusion de l’esprit. Votre mal-être peut alors vous obnubiler, vous détournant de toute autre pensée, allant jusqu’aux crises de panique ou à une forte déprime.

En général, le cerveau finit par s’adapter à cette situation nouvelle et les signes du mal de mer disparaissent au bout de deux à trois jours : ce retour à la normale s'appelle l'amarinage. Dans quelques rares cas, l’amarinage prend beaucoup plus de temps, voire n’arrive jamais.

Y a-t-il un risque pour ma santé ?

Le mal de mer, bien que souvent éprouvant, n’est généralement pas dangereux pour votre santé. La somnolence et la confusion qui peuvent survenir interdisent toutefois la pratique de certaines activités (barrer, s’occuper des machines, etc.).

Dans le cas d’un fort mal de mer qui durerait plusieurs jours, forcez-vous à manger et à vous hydrater correctement, car les vomissements à répétition peuvent conduire à une grave déshydratation.

Que puis-je faire pour prévenir les effets du mal de mer ?

Plus votre organisme sera fragilisé, plus vous serez sensible au mal de mer. Les marins évoquent souvent la « règle des 4F », qui regroupe les principaux facteurs favorisant le mal de mer :

  • Froid. Il fait souvent plus froid en mer que sur terre : même en plein été, prévoyez des vêtements chauds et protégeant du vent. Le froid faciliterait l’apparition du mal de mer.

  • Fatigue. Soyez bien reposé le jour du départ.

  • Frousse. L’appréhension d’avoir le mal de mer est souvent le déclencheur des premiers symptômes. Changez-vous les idées, concentrez-vous sur une tâche à réaliser (prendre la barre, sortir sur le pont…).

  • Faim. Consommez régulièrement de petites quantités d’aliments.

Quels sont les traitements à ma disposition ?

Il n’existe pas de traitement miracle qui fonctionnerait pour tous, dans toutes les circonstances. Différents médicaments existent sur le marché, contre les vomissements ou les causes du mal de mer. Ils doivent le plus souvent être pris avant le départ et peuvent entraîner des effets secondaires parfois importants, notamment une forte somnolence et des troubles de la concentration, ce qui interdit la pratique de certaines activités (plongée, poste à risque sur le bateau, etc.).

La kinésithérapie propose depuis peu des techniques préventives. Il s’agit à chaque séance de placer le patient dans les conditions causant le mal de mer, pour habituer peu à peu le cerveau à ce type de situation. On parle de rééducation optocinétique ou vestibulaire.

Avant votre départ, demandez conseil à votre médecin. Il pourra vous orienter vers le traitement le plus adapté. De plus, certains médicaments ne sont disponibles que sur prescription médicale et comportent de nombreuses contre-indications.

En revenant à terre, certaines personnes souffrent du « mal de terre » : vertiges, sol qui bouge sous les pieds, et autres symptômes similaires au mal de mer. Les effets sont cependant moins intenses et cessent souvent rapidement.

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Maladies cardio-vasculaires : Bien prendre mes médicaments en cas de décalage horaire Medelli
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Maladies cardio-vasculaires : Bien prendre mes médicaments en cas de décalage horaire

Quand on est cardiaque, bien voyager implique de continuer à se traiter rigoureusement. Le décalage horaire ne doit pas empêcher la prise régulière des médicaments.

Je dois séjourner dans un pays où il existe un décalage horaire, cela peut-il avoir des conséquences sur ma vie de patient cardiaque ?

Votre organisme vit à un rythme précis réglé par votre horloge biologique, votre cœur aussi. Il est au repos la nuit et plus actif le jour. Des hormones agissant sur le fonctionnement de votre cœur sont sécrétées essentiellement la nuit, d’autres le jour. Un décalage horaire va perturber cet équilibre. Il faut aider votre organisme et votre cœur à s’adapter.

Comment puis-je suivre mon traitement lorsque je vais dans un pays où il y a un décalage horaire ?

Surtout, il est très important de ne jamais arrêter votre traitement.
Au cours du voyage, surtout s’il est long, gardez une quantité suffisante de traitement, plus une quantité de réserve pour faire face à tout imprévu.
Pour un séjour bref (moins de 3 jours) :
Tentez dans la mesure du possible de ne pas décaler votre prise de médicaments. Cela vous évitera une période d’adaptation à l’aller et au retour.
Pour un séjour prolongé :
Si le décalage horaire est peu important , calez-vous le plus rapidement possible sur l’heure locale. Décaler votre prise de médicaments de 1 à 2 h, dans un sens comme dans l’autre, ne pose généralement pas de problèmes. Vous continuerez ainsi à prendre votre traitement au même moment de la journée (au réveil, au repas…).
Si le décalage est important , maintenez si possible vos rendez-vous quotidiens avec vos médicaments. Si vous preniez votre traitement au petit déjeuner en France, continuez à le prendre au petit déjeuner dansvotre pays de destination. La seule chose à faire est d’éviter des prises trop rapprochées ou trop éloignées pour éviter un surdosage ou une carence en médicaments. Respectez donc l’intervalle habituel entre chaque prise (24 h si vous prenez votre traitement une fois par jour) en le décalant progressivement (de 2 heures par jour) jusqu’à vous recaler sur le rythme local.
Ces règles sont valables à l’aller comme lors de votre retour en France.
Il faut ajuster vos doses d'antivitamine K (AVK) en cas de décalage de 8 heures ou plus : pour un trajet vers l’Est, la prise précédant le décollage doit être d'une demi-dose, puis le traitement est poursuivi normalement à l’arrivée ; pour un trajet vers l’Ouest, c’est, au contraire, la dose prise à l’arrivée qui doit être réduite de moitié.

Il est très important de ne jamais arrêter votre traitement et de discuter, à l’avance, de votre voyage avec votre médecin.

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Prise en charge médicale à l’étranger : que dois-je savoir ? Medelli
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Prise en charge médicale à l’étranger : que dois-je savoir ?

Une prise en charge médicale à l’étranger peut s’avérer très coûteuse ou difficile si les infrastructures de santé sont déficientes. Il est important de la prévoir avant un voyage.

Où m’adresser si je suis malade à l’étranger ?

Il est préférable de vous renseigner avant le départ sur les infrastructures de santé du pays où vous allez séjourner.

Vous pouvez le faire sur les sites internet de différentes institutions :

Si vous allez séjourner dans un pays où les infrastructures sont insuffisantes, ces sites vous donneront éventuellement les noms et coordonnées de médecins que vous pourrez consulter.

Avant de partir, prenez les coordonnées du consulat français du pays visité. Sur place, vous pourrez l’appeler pour obtenir les coordonnées d’un médecin agréé.

Puis-je me procurer des médicaments à l’étranger ?

Se procurer des médicaments à l’étranger n’est pas toujours facile et peut être dangereux :

  • Les noms commerciaux des médicaments et les spécialités pharmaceutiques vendues sont parfois différents selon les pays.

  • De nombreux pays souffrent d’une pénurie importante de médicaments.

  • Des médicaments de contrefaçon sont vendus dans beaucoup de pays d’Afrique, dans certaines régions d’Asie et d’Amérique latine. Ces médicaments contrefaits peuvent ne contenir aucun principe actif ou en quantité insuffisante, ou renfermer des substances toxiques. N’achetez jamais de médicaments vendus à la sauvette, et méfiez-vous particulièrement des produits dits de confort (anti-calvitie, amaigrissant, etc.) et des médicaments contre le paludisme, la tuberculose ou le VIH.

Il est préférable d’emporter avec vous une trousse médicale adaptée à votre destination et votre état de santé. Si vous souffrez d’une maladie chronique et si la durée de votre séjour excède un mois, vous pouvez demander à votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) l’autorisation pour la délivrance d’un traitement sur plusieurs mois.

Mes soins de santé à l’étranger seront-ils pris en charge par l’assurance maladie ?

La prise en charge par la CPAM est différente selon les pays.

 

Dans un pays de l’Union européenne (également Norvège, Liechtenstein, Islande et Suisse) :

Vos frais peuvent être pris en charge sur place par la caisse du pays visité, dans les mêmes conditions que celles des résidents. Vous devez, pour cela, posséder une carte européenne d’assurance maladie. Faites-en la demande pour tous les membres de votre famille, une quinzaine de jours avant votre départ, soit sur le site de l’assurance maladie (www.ameli.fr), soit dans un centre de la CPAM. Cette carte est gratuite et valable un an. Vous pouvez aussi utiliser un certificat provisoire valable trois mois. Dans certains pays, vous n’avancerez aucun frais, dans d’autres vous devrez vous acquitter d’une contribution non remboursée, ou devrez faire la demande de remboursement auprès de l’organisme de sécurité social local après avoir avancé les frais. Le centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (www.cleiss.fr) peut vous renseigner sur les modalités de remboursement de la caisse du pays visité.

 

Si vous n’avez pas utilisé la carte européenne d’assurance maladie, vous pouvez être remboursé à votre retour selon les tarifs pratiqués par l’institution de votre lieu de séjour ou, si vous en faites la demande, selon ceux de la CPAM. Gardez les factures et adressez-les à la CPAM, accompagnés du formulaire S 3125 « Soins reçus à l'étranger - Déclaration à compléter par l'assuré ».

 

Dans un autre pays :

La CPAM prendra éventuellement en charge les soins urgents, non prévus, sur la base des tarifs français. Vous devrez toujours avancer les frais. Gardez les justificatifs de vos dépenses et envoyez-les à la CPAM à votre retour avec le formulaire S 3125. Il est néanmoins recommandé de souscrire une assurance voyage car le remboursement n’est pas garanti et est parfois très inférieur à la somme dépensée.

 

Si vous êtes ressortissant du pays visité ou avez la double nationalité, la prise en charge financière de vos soins sur place peut être différente. Renseignez-vous auprès du centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale.

Pourquoi souscrire un contrat d’assistance et d’assurance ?

Il est recommandé de souscrire un contrat d’assistance et d’assurance :

  • Si vous voyagezdans un pays où les frais médicaux ou les frais d’hospitalisation sont très élevés. Votre assurance pourra garantir directement vos frais auprès de la structure qui vous soigne (vous n’aurez pas besoin de laisser votre carte bleue comme garantie) et prendre en charge les frais non remboursés par la CPAM et la mutuelle. Lisez très attentivement votre contrat, et soyez attentif au plafonnement de la prise en charge et aux types de frais remboursés. Certaines assurances excluent des frais comme ceux de secours ou ceux liés à une maladie chronique.

  • Si vous voyagez dans un pays où les structures médicales sont insuffisantes, votre assurance prendra en charge votre rapatriement ou votre évacuation sanitaire. Le rapatriement consiste à revenir en France sur une ligne régulière avec éventuellement l’assistance d’un médecin ou d’un infirmier tandis que l’évacuation est proposée en cas d’urgence vitale et consiste à rejoindre très rapidement, si besoin avec un avion sanitaire, une structure médicale adaptée.

Dans tous les cas, il est préférable de joindre votre compagnie d’assurance avant d’engager des frais médicaux.

Pour bien préparer votre voyage, pensez à consulter votre médecin ou à effectuer une consultation de voyage dans un service des maladies infectieuses et tropicales d’un hôpital. Le médecin vous renseignera sur les conditions sanitaires du pays visité et sur les mesures de précautions à prendre. Il vous aidera à constituer votre trousse à pharmacie et, éventuellement, vous vaccinera ou vous prescrira des traitements préventifs.

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Comment puis-je traiter une diarrhée en voyage ? Medelli
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Comment puis-je traiter une diarrhée en voyage ?

Différentes infections dues à des bactéries, des virus ou des parasites peuvent provoquer une diarrhée en voyage. Le plus grand danger est la déshydratation que celle-ci peut entraîner en quelques heures. Les enfants et les sujets âgés doivent être particulièrement surveillés.

Que dois-je prévoir avant mon départ ?

Avant le départ, consultez votre médecin traitant et prévoyez avec lui une trousse médicale d’urgence (solution de réhydratation, bouillons en cube, antidiarrhéique et antibiotique) adaptée à votre destination.

Que dois-je faire en cas de diarrhée débutante sans fièvre ?

La première des mesures est d’éviter la déshydratation en buvant alternativement des boissons salées (bouillon, soupe) et sucrées (eau, thé, boisson gazeuse). Chez le jeune enfant et la personne âgée, utilisez des sels de réhydratation orale vendus en pharmacie.

Fractionnez et allégez les repas en privilégiant riz, carottes cuites, pommes de terre, pâtes. Évitez les laitages, les autres légumes, notamment les crudités, et les fruits sauf pommes, poires, bananes et coings.

Que dois-je faire si la diarrhée persiste au-delà de 24 heures sans fièvre ?

Poursuivez le régime alimentaire en y adjoignant la prise d’un médicament antidiarrhéique.

Soit le traitement diminue la sécrétion d’eau par l’intestin et il peut être utilisé dans tous les cas, soit il s’agit d’un ralentisseur du transit intestinal et il est alors contre-indiqué si vous présentez des symptômes comme de la fièvre, des douleurs abdominales ou du sang dans les selles.

Dans tous les cas, lisez attentivement la notice, respectez la posologie et ne poursuivez pas le traitement au-delà de 48 heures sans avis médical. Arrêtez le traitement dès normalisation des selles.

À quel moment dois-je consulter un médecin sur place ?

D’une manière générale, consultez si les symptômes persistent plus de 48 heures sans aucune amélioration.

Vous devez consulter rapidement si la diarrhée s’accompagne de signes de gravité :

  • sang dans les selles ou pus, glaires (substances ressemblant à du blanc d’œuf),

  • fièvre, vomissements empêchant de se nourrir et de se réhydrater, malaise général imposant le lit.

Les enfants de moins de 2 ans et les personnes âgées (au-delà de 60 ans) doivent être examinés par un médecin car la déshydratation peut être très rapide.

Que dois-je faire en cas de signes de gravité sans possibilité de consulter ?

En cas de diarrhée avec fièvre ou présence de sang ou de glaires dans les selles, ne prenez pas de ralentisseur du transit intestinal. Associez un traitement qui diminue la sécrétion d’eau par l’intestin à un antibiotique prescrit par votre médecin traitant avant le départ.

En cas de diarrhée en voyage, suivez les recommandations diététiques et, au-delà de 24 heures, associez-les à un médicament antidiarrhéique prescrit par un médecin.

Consultez un médecin sur place si la diarrhée persiste au-delà de 48 heures ou en cas de signes de gravité. Si cela est impossible, prenez l’antibiotique que vous aura prescrit votre médecin avant votre départ.

Les enfants de moins de 2 ans et les personnes âgées doivent systématiquement prendre une solution de réhydratation et être vus par un médecin.

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