Je pratique la plongée sous-marine : ce que je dois savoir Medelli
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Je pratique la plongée sous-marine : ce que je dois savoir

La plongée sous-marine avec un scaphandre est une activité classée à « environnement spécifique ». Pour la pratiquer dans les meilleures conditions, il est nécessaire d’en connaître les risques, de respecter les règles de sécurité et d’apprendre à déceler les signes d’alerte d’un accident.

Pourquoi la plongée nécessite-t-elle des précautions ?

 Lorsque vous plongez, vous soumettez votre corps à une pression liée au poids de l’eau (un bar additionnel tous les 10 mètres d’eau) alors qu’il est adapté pour vivre sous la pression atmosphérique de un bar. Ainsi, à dix mètres de profondeur, votre corps est soumis à une pression de deux atmosphères et, à trente mètres, de quatre atmosphères. Cette augmentation de pression expose à plusieurs risques.

  Qu’est-ce qu’un barotraumatisme ?

 

 

http://www.usd.asso.fr/

Quand vous descendez ou remontez, la pression environnante est momentanément en déséquilibre avec celle des différentes cavités de votre corps qui emprisonnent de l’air, telles que les poumons, les sinus ou les oreilles moyennes. Le tissu qui tapisse ces cavités est déformé lors de la descente, ou gonflé lors de la remontée, ce qui entraîne des traumatismes. Toute formation inclut des manœuvres destinées à limiter ces inconvénients : manœuvre de Valsalva (uniquement à la descente), déglutition, béance tubaire volontaire, etc.

Le barotraumatisme de l’oreille est un accident fréquent provoqué par une déformation souvent douloureuse du tympan, voire sa rupture. Lors de la remontée, la surpression des poumons est susceptible d’entraîner des symptômes variés, allant de douleurs pulmonaires à des paralysies des membres. Ces symptômes sont très rares et il suffit de ne jamais bloquer sa respiration et d’expirer à la remontée pour les éviter.

  Qu’est-ce que l’ivresse des profondeurs ?

 Les gaz que vous respirez sous l’eau, provenant de vos bouteilles, se dissolvent naturellement dans votre sang. Sous l’effet de l’accroissement de la pression, cette dissolution augmente. Votre sang se charge alors notamment d’azote et d’oxygène qui deviennent toxiques quand ils sont trop concentrés.

 Les signes de l’intoxication à l’azote, appelée aussi narcose à l’azote ou ivresse des profondeurs, sont facilement reconnaissables. Vous serez euphorique ou, au contraire, angoissé, vos perceptions visuelles seront modifiées ou vous répéterez des gestes inappropriés. L’ivresse des profondeurs peut apparaître à partir de 40 mètres de profondeur, voire d’une trentaine de mètres chez les personnes les plus sensibles, ce qui est au-delà de la profondeur autorisée. Le stress, le froid, le manque d’entraînement, l’alcool, ou la prise de drogues ou de médicaments sont des facteurs aggravants.

 

http://www.usd.asso.fr/

 

Qu’est-ce qu’un accident de décompression ?

 Lors de la remontée, les gaz qui étaient dissouts dans le corps s’échappent sous forme de microbulles, au niveau des tissus, des veines ou des artères. Ces bulles doivent être évacuées lentement à travers les poumons. Si vous remontez trop vite, sans respecter les paliers de décompression, les microbulles non éliminées peuvent être à l’origine d’accidents de décompression : sensation de fatigue, incapacité d'uriner, démangeaisons de la peau, douleurs articulaires, vertiges, nausées, paralysies, perte de sensibilité des membres, ou altération de l’ouïe, de la parole, du toucher. En France, environ 300 accidents de décompression sont traités chaque année.

  Dois-je passer une visite médicale ?

 Si vous prévoyez de faire de la plongée vous devez passer une visite médicale, sauf pour le baptême. Un certificat de non contre-indication à la pratique est exigé pour le passage d’un brevet de plongée sous-marine. Certaines maladies peuvent contre-indiquer la pratique de la plongée subaquatique. Une liste des contre-indications et un certificat médical type, pour aider votre médecin, sont disponibles aux adresses suivantes :

http://medical.ffessm.fr/wp-content/uploads/CMPN.Certif-modifi.retour-copie.pdf

http://medical.ffessm.fr/wp-content/uploads/CMPN.Contre_Ind-1-3_1_.pdf

  Quelles règles de sécurité dois-je respecter ?

  En préparation de votre plongée :

Pour plonger, rapprochez vous d’une école de plongée, dont la liste est disponible sur le site www.ffessm.fr .

  • Ne plongez pas si vous n’avez pas reçu de formation.

  • Ne plongez pas si vous n’êtes pas en parfaite condition physique (notamment si vous êtes enrhumé) ou si vous n’en avez pas envie.

  • Ne plongez pas après un repas copieux et arrosé, ni à jeun.

  • Ne plongez pas dans les 24 heures qui précèdent un voyage en avion ou une ascension en montagne

  • Vérifiez le fonctionnement de votre matériel.

  • Ne plongez jamais seul.

  • Signalez votre présence dans l’eau avec un drapeau approprié (pavillon de plongée).

http://www.usd.asso.fr/

 

Lors de la descente :

  • Effectuez, en douceur, la manœuvre dite de Valsalva qui consiste à souffler tout en pinçant votre nez et fermant votre bouche.

  • D’autres techniques permettent d’équilibrer les niveaux de pression de votre organisme et de l’environnement : baillez bouche fermée en avançant la mâchoire ou déglutissez.

  • Arrêtez votre progression si la douleur est importante.                       

Lors de la remontée :

  •  N’utilisez pas la méthode de Valsalva qui peut se révéler dangereuse. Vous pouvez, éventuellement, pratiquer la manœuvre de Toynbee qui consiste à se pincer le nez en déglutissant et en essayant d'inspirer par le nez. Ne bloquez pas l’expiration.

  •  Respectez les paliers de décompression établis en fonction de la durée de la plongée et de la profondeur atteinte. Evaluez votre réserve d’air et votre temps d’autonomie en tenant compte de la durée des paliers. Ne remontez jamais de manière précipitée, même si vous ne vous sentez pas bien ou avez été blessé.

  •  Soyez vigilant et attentif aux autres. N’hésitez pas à porter secours à une personne qui présente des signes d’alerte.

La plongée vous expose également à une hypothermie, surtout si l’eau est très froide, si vous restez longtemps sous l’eau et êtes mal équipé. N’hésitez pas à interrompre votre plongée si vous avez froid.

  Que faire en cas d’accident ?

 Devant tout signe d’alerte chez un plongeur, ou si vous êtes inquiet pour vous-même, contactez les services d’urgence (112 en Europe) qui pourront, si nécessaire, joindre un service spécialisé équipé d’un caisson hyperbare.

 En cas de douleurs importantes dans les oreilles, notamment si elles sont associées à des signes de gravité (vertiges, bourdonnements, surdité…) et même si cela se produit quelques jours après votre plongée, voyez rapidement un médecin ORL.

La plongée se déroulera dans les meilleurs conditions si vous agissez en étant conscient de ses dangers, connaissez les signes d’alerte d’un accident et êtes surtout attentif aux autres et à vous-même. 

 

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Je préviens et soulage les troubles musculaires liés à la pratique sportive Medelli
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Je préviens et soulage les troubles musculaires liés à la pratique sportive

Les problèmes musculaires, de la simple courbature à la déchirure musculaire, sont fréquents chez les sportifs de tous niveaux. Des gestes simples peuvent les soulager mais vous devez consulter si vous suspectez une lésion grave.

Qu’est-ce qu’une crampe et comment la soulager ?

Une crampe est une contraction très intense et involontaire du muscle qui survient subitement, s’accompagne d’une forte douleur et disparaît spontanément en quelquesminutes. Une bonne hydratation (eau ou boisson pour sportifs qui apporte également des sels minéraux et des glucides), avant, pendant et après l’exercice peut prévenir son apparition.

Au moment de la crampe, étirez progressivement votre muscle, massez-le et maintenez-le à la chaleur. Vous pouvez également contracter le muscle antagoniste (opposé) et boire de l’eau, si possible un peu salée.

Qu’est-ce qu’une contracture et comment la soulager ?

Une contracture est également une contraction involontaire, douloureuse d’un muscle. Contrairement à la crampe, elle persiste durant plusieurs jours. Elle peut être favorisée par un étirement excessif du muscle, une lésion ou une fatigue musculaire.

Si vous souffrez d’une contracture, reposez votre muscle durant quelques jours, massez-le et étirez-le quand la douleur aura disparu. Vous pouvez consulter un médecin qui vous prescrira éventuellement des relaxants musculaires ou des antalgiques

Comment prévenir et soulager les courbatures ?

Les courbatures sont fréquentes notamment après des exercices inhabituels ou « excentriques », c'est-à-dire qui demandent au muscle de se contracter pendant qu’il s’étire. Une courbature se manifeste par une sensation de douleur diffuse qui débute généralement entre 12 et 24 h après l’exercice, est maximale après 2 ou 3 jours et disparaît en 5 à 7 jours. Elle affaiblit le muscle plusieurs jours après la disparition de la douleur. Vous réduisez les risques de courbature si votre entraînement est progressif et si vous vous échauffez avant le début de votre pratique sportive.

En cas de courbature, reposez votre muscle. Eventuellement prenez des bains chauds, pratiquez des massages ou appliquez des pommades décontractantes. Vous pouvez reprendre une activité physique mais de manière modérée 24 à 48 heures après la séance d’exercices à l’origine des courbatures.

Comment prévenir et prendre en charge les élongations, déchirures et ruptures musculaires ?

L’élongation, la déchirure (ou claquage) ou la rupture sont des accidents qui impliquent une lésion des fibres musculaires.

  • Dans le cas de l’élongation, le muscle est légèrement lésé (micro-déchirures).

  • Lors de la déchirure musculaire, plusieurs fibres musculaires sont rompues.

  • Lors de la rupture, la totalité du muscle est brisée.

L’élongation musculaire se caractérise par une douleur au moment de l’exercice susceptible de disparaître au repos. Les symptômes de la déchirure musculaire ou de la rupture sont une douleur vive et aigüe assimilée à celle d’un coup, accompagnée généralement d’une ecchymose ou d’un hématome. La mobilisation du muscle est très difficile en cas de déchirure et impossible s’il s’agit d’une rupture. Enfin, lorsque le muscle est totalement rompu, sa rétractation peut être visible.

Un étirement inhabituel du muscle, une contraction rapide et violente (un démarrage), un effort excessif avec un entraînement ou un échauffement insuffisant peuvent être responsables de ces accidents. La principale mesure de prévention consiste à échauffer vos muscles avant l’effort.

A la suite de votre blessure, vous devez pratiquer le protocole GREC (Glaçage, Repos, Elévation, Compression) : appliquez de la glace en intercalant un linge entre la peau et la glace pour éviter les brûlures par le froid, arrêtez toute activité, surélevez votre membre touché et mettez un bandage modérément serré, pour ne pas couper la circulation sanguine. Les massages, la chaleur et les anti-inflammatoires non stéroïdiens par voie orale sont contre-indiqués car ils augmentent le risque de saignement.

Vous devez ensuite consulter un médecin, si possible spécialisé en traumatologie, qui vous prescrira éventuellement une échographie pour confirmer son diagnostic clinique et adaptera votre prise en charge médicale (antalgiques, anti-inflammatoires, ponction de l’hématome si nécessaire, kinésithérapie, exceptionnellement chirurgie…) au type de lésion. La rééducation débute généralement après une phase de repos d’environ une semaine.

Vous devez arrêter votre activité sportive pendant 3 à 7 jours pour une élongation, un mois pour une déchirure et jusqu’à 2 mois pour une rupture musculaire. La reprise doit se faire de manière progressive et uniquement en l’absence de douleur (suivre la « règle de la non-douleur »).

S’il s’agit de lésions graves, une prise en charge médicale, une rééducation adaptée et le respect de la période de repos permettent d’éviter les complications et les récidives.

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Je pratique la course à pied : ai-je un risque de rhumatismes ? Medelli
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Je pratique la course à pied : ai-je un risque de rhumatismes ?

La pratique de la course à pied est très bénéfique pour la santé, mais doit se dérouler dans de bonnes conditions pour éviter l'apparition ou l'aggravation de troubles musculaires, articulaires ou osseux.

La pratique de la course à pied est-elle mauvaise pour mes os ?

L’impact du jogging sur vos os est plutôt positif, notamment parce que ce sport réduit le risque d'ostéoporose. Cependant, s’il est excessif l’exercice physique peut provoquer une « fracture de fatigue » due à un défaut d’adaptation de l’os à des efforts trop importants. L'apparition de microlésions puis de microfissures aboutit au développement progressif d'une fracture de fatigue. Il s’agit, le plus souvent, d’une fracture des métatarsiens (avant du pied) ou de l’extrémité inférieure du tibia. La guérison de cette lésion, douloureuse et pénalisante pour le joggeur, passe par un repos de plusieurs semaines.

La périostite tibiale (irritation inflammatoire de la membrane recouvrant la surface de l’os, le périoste) est également fréquente chez le coureur à pied. Elle fait suite à des tractions excessives sur les zones d’insertion des muscles au niveau du périoste. Source de douleur au niveau du tibia, elle est souvent liée à un entraînement sur un sol trop dur, à l’utilisation de chaussures inadaptées ou à un surentraînement.

Quels sont les risques au niveau musculaire ?

Votre musculature bénéficie de la pratique de la course à pied qui limite, par exemple, la diminution du volume de la masse musculaire observée au cours du vieillissement.

Vous devez, néanmoins, prendre certaines précautions.

Un échauffement correct et une bonne hydratation suffisent généralement à prévenir les crampes et les courbatures.

Le claquage, qui correspond à une déchirure du muscle et impose l’arrêt immédiat de l'exercice, est souvent la conséquence d’un effort excessif et d’un échauffement insuffisant.

Le « syndrome de loge chronique » implique la loge musculaire qui enveloppe un groupe musculaire. Cette enveloppe doit être suffisamment serrée pour contenir les muscles et suffisamment lâche pour leur permettre de gonfler. Lorsqu’elle n'est pas assez extensible, le gonflement génère une douleur intense au cœur des muscles comprimés. Une prise en charge chirurgicale est alors nécessaire.

J’ai de l'arthrose. Dois-je arrêter la course à pied ?

Le maintien d'une activité physique régulière est conseillé chez les patients arthrosiques, surtout dans les premiers stades de la maladie, à condition de respecter certaines précautions et de faire le point avec votre médecin. Ne nécessitant pas d'efforts brusques, la course à pied est particulièrement recommandée. Cependant, veillez à bien vous équiper en choisissant des chaussures adaptées, avec des semelles amortissant correctement les chocs. Enfin, évitez de vous entraîner sur des sols trop durs ou trop mous.

Dois-je redouter les tendinites ?

La tendinite est une inflammation d’un tendon, souvent consécutive à un mauvais entraînement, un surmenage inhabituel, un échauffement insuffisant ou une mauvaise statique du pied.

Le tendon d’Achille est fréquemment atteint, ce qui provoque une douleur au niveau du talon, à proximité de l’insertion du tendon. Une évolution chronique peut conduire, dans les formes les plus graves, à une rupture du tendon qui nécessite une prise en charge médicale.

L’aponévrosite plantaire est également une tendinite très fréquente, qui touche l’aponévrose plantaire, une nappe fibreuse située à la face plantaire et qui unit l’arrière et l’avant du pied. L’aponévrosite plantaire se manifeste par des douleurs talonnières plantaires dues le plus souvent à un mauvais choix de chaussures ou une mauvaise progression de l’entraînement. Elle demande également un suivi médical.

Que dois-je faire pour limiter les risques de lésions ?

La prévention est essentielle et passe par quelques règles simples, faciles à respecter.

  • Faites le point avec votre médecin avant de commencer ou de reprendre une activité sportive. Un bilan cardiovasculaire est indispensable à partir d’un certain âge.

  • Ne vous fixez pas des objectifs trop élevés. Tenez comptede vos capacités physiques et de votre niveau de souplesse.

  • Le choix de votre équipement est essentiel : privilégiez des chaussures de qualité, adaptées à la morphologie de votre pied. En cas d’anomalies d’appui du pied, des semelles orthopédiques sont indispensables. Elles s’obtiennent sur prescription médicale et sont renouvelables tous les ans.

  • Choisissez un terrain d’entraînement adapté, ni trop dur, ni trop mou.

  • Pensez à faire quelques mouvements d’échauffement avant et après un effort, ainsi que des étirements au cours de l’exercice.

  • Pratiquez des exercices d’équilibre (dits « proprioceptifs ») stimulant le dispositif inconscient qui stabilise votre corps et protège vos articulations.

  • Buvez régulièrement afin de prévenir la fatigue musculaire et tendineuse.

  • Arrêtez-vous et consultez votre médecin en cas de malaise, de douleur ou de fatigue anormale.

La course à pied est une activité sportive bénéfique pour la santé : elle renforce la musculature et ralentit la dégénérescence de l'os. Elle améliore aussi le bien-être général et la santé cardiovasculaire. En revanche, elle peut vous exposer à des risques de lésion des tendons, des muscles ou des os. Leur prévention passe par l'échauffement, l'hydratation et le port de chaussures adaptées. Faites le point avec votre médecin avant de commencer ou de reprendre une activité sportive.

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Je vois en quoi consiste un programme de réadaptation cardiaque et comprends ce qu'il peut m'apporter Medelli
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Je vois en quoi consiste un programme de réadaptation cardiaque et comprends ce qu'il peut m'apporter

Ce film montre en quoi consiste un programme de réadaptation cardiaque et ce qu'il peut apporter aux patients insuffisants cardiaques ou coronariens (suite à un infarctus du myocarde par exemple). Comprenez les objectifs de ce programme, et écoutez les témoignages de patients illustrant les bénéfices qu'on peut en attendre.
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